Edito …
L’Etat doit prendre sa part !
Si les équipes « Orion » poursuivent leurs travaux concernant la conception, les plans et les autres aspects de l’implantation de notre Four électrique à Arc, l’état, pour sa part n’a toujours pas confirmé officiellement et par écrit qu’il subventionnerait notre investissement dont l’enveloppe totale avoisinera probablement les 150 millions d’euros.
En effet, nous avons appris récemment par le cabinet de la Sénatrice communiste de Meurthe & Moselle Silvana Silvani que le Ministre de l’Industrie, Marc Ferracci avait répondu à sa question concernant le subventionnement du projet Orion.
Pour vous situer le contexte, rappelons que la question a été posée le 07 avril et la réponse est arrivée le 23 juin !
Alors qu’apprend-on dans cette épistole ministérielle ?
Un courrier de 5 lignes (formule de politesse comprise), pour s’entendre dire que le Ministre est « pleinement mobilisé pour que la subvention demandée par l’entreprise soit allouée ». On croit rêver !
C’est à croire que l’état ne comprend pas les enjeux ou n’en a que faire des questions industrielles !
Doit-on se comporter comme Mittal qui suspend ses investissements environnementaux au risque de condamner les installations de production française ?
Sans subvention, il n’y aura probablement pas d’investissement et nous serons donc fortement fragilisés sur le plan des coûts lorsque la taxe carbone sera instaurée. De plus, sans investissement comment répondre aux clauses environnementales, qui vont probablement se multiplier dans les années à venir.
Pour la CGT, sans cet investissement, il y a un risque sérieux pour la pérennité de notre entreprise.
Comment ne pas rappeler que nous sommes la dernière entreprise française à être en capacité de produire des solutions complètes en fonte pour l’adduction d’eau et l’assainissement.
Il y a donc évidemment un enjeu d’emplois pour nous les salariés, pour le bassin mussipontain et plus largement pour notre département. Il y a un enjeu environnemental avec la décarbonation et un enjeu d’indépendance et de souveraineté, car sans SG PAM Canalisation, nous dépendrons des productions chinoises ou indiennes pour avoir de l’eau au robinet .Enfin, il y a un enjeu de santé publique car sans la fonte, les canalisations seront en plastiques, avec les problèmes sanitaires qui ont récemment été mis au jour !
La citation du mois :
Tout le monde est un génie. Mais si vous jugez un poisson à sa capacité à grimper à un arbre, il vivra toute sa vie en croyant qu’il est stupide
Albert Einstein
Activité :
Zoom sur la commande Stamnett à Oslo :
Grâce aux critères de qualité et de performances environnementales, Saint Gobain PAM a remporté la commande Stamnett à Oslo en Norvège.
Cette commande représente environ 20 000 tonnes de tuyaux et de raccords de diamètres 1500 à 2000.
Pour l’usine de PAM, se sont près de 25 km de tuyaux à produire d’ici mai 2026 sur les machines 7 et 8 mètres. Le premier bateau de livraison est prévu pour le mois de mars 2026, ce qui laisse peu de place à l’improvisation, il va falloir être efficace !
En plus des délais assez courts pour la réalisation, la ville d’Oslo souhaite une traçabilité renforcée permettant de géolocaliser chaque tuyaux.
Il y a un véritable enjeu pour la ville d’Oslo, car une seule conduite alimente 90 % des 710 000 habitants.
Voici un joli défi à relever en matière de qualité et de délais, faire vite et bien en quelque sorte !
Faits marquants et résultats économiques :
Ces éléments étant des informations sensibles pouvant être utilisées par la concurrence, elles ne sont disponibles uniquement sur la version papier distribuée aux portes de l’établissement.
La question du mois :

La Direction a informé les membres du C.S.E. d’un projet modifiant l’organisation du Parc/Expéditions. Regardons de plus près ce qu’il contient !
Le contexte :
La Direction a tenu à démarrer sa présentation en rappelant que suite au C.S.E. du mois de juin 2024 concernant la mise en œuvre du projet Orion, il a été demandé à l’Usine de PAM d’améliorer ses coûts de production, en d’autres termes, les réduire en se rapprochant de ses usines sœurs.
A ce stade, la CGT tient à rappeler que nous n’avons pas vraiment d’usines sœurs, au mieux des cousines, car nous ne produisons pas les mêmes produits (en quantité et en taille). En outre, à PAM, nous devons gérer le flux de 3 lignes, ce qui n’est pas le cas ailleurs.
La Direction a tout de même fait l’exercice de nous comparer à l’Usine de Foug.
Il est vrai que le résultat pique un peu 6 ETP à Foug versus 32 à PAM.
Notons tout de même qu’à Foug on prévoit d’expédier 70 000 tonnes cette année pour 140 000 tonnes de prévisions à PAM.
Rappelons aussi qu’à PAM on charge des trains, pas à Foug. Nous faisons du télescopage.
Enfin un point non négligeable, nous ne pouvons pas traverser la rue du Fort des romains avec des chariots élévateurs, nous sommes obligés d’utiliser le tracteur agricole, entraînant des manipulations supplémentaires et donc du personnel supplémentaire.
Il est vrai qu’une fois passé par les fourches caudines des tableurs Excel maniés habillement par de pseudos experts, qui présentent toujours les mêmes préconisations à tous leurs clients, comme à chaque fois à l’usine de PAM, nous sommes trop gros, pas assez agiles, etc … cette petite musique nous la connaissons que trop bien.
Pour la CGT, il est important de partir de la réalité du travail des salariés, en d’autres termes, ce qu’ils font vraiment, pas seulement ce qui est écrit sur les descriptions d’emploi.
Partir de la réalité du travail, c’est connaître la quantité de travail réalisée. C’est pour cette raison que nous avons demandé les tonnages et le nombres de tuyaux, ainsi que le flux de camions et de trains. Nous avons également demandé que l’on nous communique la proportion de tuyaux 6 mètres et de tuyaux 7 et 8 mètres.
Le projet de la direction :
Après bon nombre de calculs savants et en tenant compte de nos spécificités, la Direction estime que notre besoin théorique serait de 25 ETP pour 32 à l’heure actuelle.
Dans un premier temps la Direction souhaite supprimer 3 postes :
Le coordinateur Parc qui est parti à la retraite et qui n’a pas été remplacé. Ces tâches ont été transférées vers les Chefs d’équipe qui vont devenir Contremaître.
Le 3ème chef d’équipe car les remplacement se font en interne dans les équipes.
Un agent administratif Expéditions et gestion des stocks dont le poste est vacant et les tâches seront transférées vers le responsable opérationnel.
C’est sur la suppression de ces trois postes que les membres du C.S.E. auront à se prononcer lors de la consultation.
En parallèle, la Direction a indiqué réfléchir à l’optimisation des postes de caristes mise sur parc et d’inventoristes.
C’est donc un projet « à tiroir s» qui nous est présenté.
Dans l’absolu, la CGT n’est pas opposée par principe à faire évoluer les organisations, pour peu qu’elles ne dégradent pas les conditions de travail, qu’elles ne créent pas de contraintes supplémentaires et surtout qu’elles soient efficaces.
La CGT aurait préférée pouvoir donner un avis sur un projet global ce qui aurait permis de mieux mesurer et de donner un avis éclairé.


Les brèves :
Mercato d’été : la suite !
Après la maintenance Métal Energie et la Centrifugation, c’est au service des Ressources Humaines que le mercato d’été se poursuit.
Ainsi, depuis le 1er juillet, Sophie Streiff qui était notre R.H. depuis 6 ans a été nommée R.H. du siège et des agences.
Madame Streiff avait intégré l’Usine de PAM en 2018 en qualité de R.H. adjointe et était devenue R.H. du site le 1er septembre 2019.
Madame Streiff est la première femme à avoir occupé la fonction de Responsable des Ressources Humaines à l’Usine de PAM.
Au cours de son passage à l’Usine de PAM, de nombreux dossiers se sont succédés : la gestion de la crise Covid, les redémarrages difficiles des Hauts-Fourneaux, les hausses et baisses d’activité et la négociation de nombreux accords.
Malgré un caractère affirmé et quelques attitudes péremptoires, Madame Streiff a su s’adapter aux « us et coutumes » de notre établissement et se faire apprécier la plupart du temps par les équipes.
Bon vent et pleine réussite dans vos nouvelles missions Madame Streiff.
Elle est remplacée par Régis Herbercht à qui nous souhaitons la bienvenue et une bonne adaptation dans ces nouvelles fonctions.
Vite su / Vite lu :
OUI, depuis un décret de Gabriel Attal du 1er juillet 2024, il est possible de recevoir la visite d’un contrôleur lorsque l’on est en arrêt maladie avec des horaires de sortie libre.
Ce décret prévoit que lorsqu’il bénéficie d’horaires de sortie libre, le salarié doit prévenir l’employeur du créneau horaire dans lequel le contrôleur peut le visiter.
Rappelons qu’en cas d’absence lors du contrôle et sans justificatif médical, l’employeur est en droit de suspendre le versement du complément de salaire.
Le salarié concerné ne perçoit alors que les indemnités journalières de la Sécurité Sociale (IJSS), qui ne représentent qu’environ 50 % du salaire brut de référence.
Droit de suite :
La fonte 500/7 nous est-elle payée au juste prix ?
C’est un sujet que la CGT avait soulevé lors du C.S.E. de présentation du budget de l’Usine, qui prend en charge la différence entre le coût de fabrication de la fonte 500/7 et le montant de sa refacturation à la Fonderie ?
Les élus CGT avaient relancé le sujet suite au C.S.E. Central où différents prix de revient avait été présentés démontrant des « surcoûts » à PAM assez conséquents par rapport à des productions identiques à Foug ou Santander.
6 mois après notre demande, une présentation a été réalisée devant les élus et effectivement, il y avait bien un différentiel entre nos coûts de production et ce que nous facturons.
Sans entrer dans le détail des différentes rubriques, il semblerait que le différentiel représenterait 130 €/tonne. Cela commence à faire une somme !

Suite à l’intervention de la CGT, le schéma de coûts a été modifié pour 2025 et pour faire simple au-delà de 11 000 tonnes produites avec le four Thor, qui correspond peu ou prou au recyclage des fontes fatales.
Au-delà de 11 000 tonnes, les « surcoûts » sont sortis de la productivité et in fine des résultats de l’usine.
Combien l’usine de PAM a-t-elle économisé ?
Sans rien faire, excepté calculer le « juste prix », l’Usine de PAM aura économisé 2,5 millions d’euros sur ses résultats propres.
2,5 millions, il s’agit d’une somme rondelette, représentant 50 équivalents temps plein (ETP) sur une année, cotisations sociales incluses.
Ces 2,5 millions viendront également diminuer de près de 7 % le prix de revient de ce que l’on appelle le Métal et qui se répercute sur l’ensemble des prix de revient de nos produits, fabriqués à partir de l’Usine PAM.
Dommage que la cabinet Alix Partners, mandaté par SG PAM Canalisation pour nous « aider » à diminuer nos coûts, grassement payé (plus de 300 000 € d’après le rapport Syndex) n’ait pas vu qu’il y avait un différentiel important entre nos coûts de production et les refacturations.
Ce cabinet préférant préconiser des coupes sombres dans les effectifs !
Zoom sur :
Approbation des comptes du C.S.E. :
Comme chaque année, les comptes du C.S.E. ont été présentés aux membres du C.S.E.
Rappelons que nos comptes sont certifiés par un cabinet d’expert comptable.
Le C.S.E. dispose de deux budgets distincts, l’un pour les activités économiques et professionnelles (A.E.P.) et un autre pour les activités sociales et culturelles (A.S.C.).
Pour l’année 2024, les budgets sont excédentaires : + 25 167 € pour les A.E.P. et + 9 081 € pour les A.S.C. Le C.S.E. dispose également de réserves de trésorerie à hauteur de 141 942 €.
Les membres du C.S.E. ont validé à l’unanimité les comptes 2024 et ont transféré 10 % de l’excédent des A.E.P. soit 2 516 € vers le compte des A.S.C., 10 % étant le maximum autorisé.


Hors les mûrs :
46ème Congrès de l’UD CGT de Meurthe & Moselle :








Le 46ème Congrès de l’Union Départementale s’est déroulé les 1er et 2 juillet à la salle de Gentilly à Nancy.
Le congrès de l’Union Départementale regroupe des délégués désignés dans tous les syndicats CGT du département de l’ensemble des professions du secteur public et du secteur privé.
Le syndicat de l’Usine de Pont à Mousson était représenté par 11 délégués qui ont participé aux débats et aux différents votes.
Le congrès est l’occasion de faire le bilan des actions menées les trois dernières années, de débattre de l’actualité, de voter différentes résolutions (axes de travail) pour les trois années à venir et d’élire la direction de l’Union Départementale.
Nos délégués sont intervenus dans les différents débats sur la question des salaires, des conditions de travail, la qualité de vie syndicale, la syndicalisation, la formation syndicale ou encore la reconnaissance de l’état Palestinien.
Une intervention a été réalisé sur le lien entre les questions environnementales et l’industrie avec le projet Orion, mais aussi sur la question de l’eau.
Certains de nos délégués ont participé aux différentes commissions de travail : bureau du congrès – mandats et votes – amendements et candidatures.
Ce congrès a été un moment fort d’échanges et de fraternité.







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