Depuis 2003, le 28 avril est la Journée Mondiale pour la santé et la sécurité des travailleurs et le constat reste glaçant.

Dans notre pays, en 2023, 1 282 travailleurs sont morts au travail ou du fait de leur travail dans un silence assourdissant des pouvoirs publics.

759 morts au travail, soit une augmentation de 2,8 % par rapport à l’année précédente.
332 morts dans un accident de trajet.
196 morts des suites d’une maladie professionnelle, en augmentation de 7,1 %.
3700 cas supplémentaires de troubles musculo-squelettiques.

Malheureusement, ces chiffres ne sont que la face visible de l’iceberg, car bien souvent les victimes méconnaissent leurs droits et ne les font pas valoir.
De plus, faire reconnaitre les pathologies liées au travail est, la plupart du temps, un véritable parcours du combattant !

Cette souffrance silencieuse, cette redevance versée à la croissance, à la rentabilité et à la compétitivité, les tribuns du peuple de la fin du XIXème siècle, défenseurs du monde ouvrier l’appelaient « l’impôt du sang » !

Aujourd’hui, nous pouvons l’affirmer : Oui le Travail est malade, il est victime d’une véritable maltraitance économique !

A l’heure de se pencher sur la question, il convient de garder ce tribut en mémoire et de songer aux centaines de milliers de salariés qui atteignent la fin de leur vie active usés, sans pouvoir profiter réellement de leur retraite.

Si l’on compare la situation actuelle par rapport à celle de 20 ou 50 ans en arrière, les choses progressent indéniablement.

Pour autant, nous payons « cash » ce qui n’a pas été réalisé par le passé. Bon nombre de nos collègues retraités souffrent d’arthrose, de lombalgies souvent handicapantes liées à de mauvaises conditions de travail.

Pire encore, il n’est pas rare que certains développent des pathologies liées à l’exposition à l’amiante, à la silice, aux résines phénoliques (cancers, plaques pleurales, BPCO etc …). Le temps perdu ne se rattrape malheureusement jamais.

Même si fort heureusement nous n’avons à déplorer aucun accident mortel depuis une vingtaine d’années, les salariés ont cependant été victimes d’accidents graves au cours de ces dernières années, de ces derniers mois. Ces accidents doivent nous rappeler la dangerosité de nos métiers et les progrès que nous devons encore accomplir collectivement, à commencer par notre Direction !

Une once de prévention vaut une livre de guérison

Benjamin Franklin

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Jours Fériés :
Hormis les salariés en cycle Feux Continus, aucune production n’est prévue lors des jours fériés de mai et de juin 2025.

Les Ponts du mois de mai :
Des RTTP seront positionnés sur les ponts selon le planning suivant :

Vendredi 02 mai : Ligne 6 mètres (poste A), Ligne 7 mètres et Parc.
Vendredi 09 mai : Lignes 7 et 8 mètres et Parc.
Vendredi 30 mai : Ligne 6 mètres (poste B), Parc.

Plus de 20 % ! Le taux de rebuts du mois de mars en PDN est fortement dégradé !

Rappelons que les objectifs budgétaires sont fixés à 12,8 % et que depuis le début de l’année, nous n’avons pas réussi à les atteindre ni à aucun moment à faire mieux.

La spécificité de ce mois est l’apparition de nouveaux défauts qui représentent tout de même 6,5 %.
Ciment déshydraté, DN fort en BU et toujours des décollements POX.

Pour la direction générale, qui doit être particulièrement agacée par ces piètres résultats, mais aussi pour les salariés qui donnent le meilleur d’eux-mêmes tous les jours pour au final obtenir de tels résultats. Il est sans doute urgent de réagir et de mettre sous contrôle les paramètres.

Il est indispensable de retrouver de la rigueur dans la préparation, les exemples récents concernant les coquilles ou le noyautage, nous démontrent que la marge de progression reste forte !

Les faits marquants et les résultats économiques sont des informations sensibles pouvant être utilisées par nos concurrents, elles ne sont disponibles uniquement sur la version papier distribuée aux portes de l’établissement.

Nos stocks sont particulièrement élevés à la fin du mois d’avril.
En effet, 28 300 tonnes en stock à cette date cela n’est pas commun.

Nous avons stocké environ 5 000 tonnes de plus qu’en avril 2024 et 2 000 tonnes supplémentaires par rapport à avril 2023.

Si l’on regarde plus en détail, les niveaux de stocks sont les suivants :

DN 150/300 : 9 300 tonnes.
DN 350/600 : 12 200 tonnes.
DN 700/1000 : 5 500 tonnes.
DN 1100/2000 : 1 100 tonnes.

Ces niveaux de stocks sont généralement atteints avant les congés d’été où lorsque nous avons une grosse commande en GDN et que l’on s’approche de la date de livraison.

C’est la question que les élus CGT ont posé à la direction en insistant sur le fait que la marche de la 6 mètres était particulièrement basse.

La direction a reconnu que les niveaux de stocks étaient élevés mais que des points réguliers étaient réalisés avec la logistique centrale afin de s’assurer de la corrélation entre les volumes stockés, les prévisions d’entrées en commandes et la marche des installations.

D’après la direction, il n’y aurait donc pas matière à s’inquiéter outre mesure.

Le projet silice continue de se déployer sur le plancher 6 mètres. Rappelons qu’il a été lancé en 2024 avec une phase d’étude et de mesures, à la suite de quoi un groupe de travail a été constitué.

Des sessions de formation vont être organisées au mois de mai pour informer les équipes des risques pour la santé de l’exposition à la silice et la présentation des équipements de protection individuelle qui vont être mis en place en attendant la réalisation d’investissements qui devraient nous permettre de descendre en dessous des valeurs limites d’exposition.

Un plan global d’aspiration va nécessiter un projet d’investissements réalisé sur 3 ans.

En 2025, le design des hottes et des cabines d’aspiration des machinistes va être réalisé ainsi que la mise en place d’une centrale de traitement d’air.

En 2026, un réseau général d’aspiration sera étudié et installé. De plus, le design des carters de dégosillage, des cabines canalistes ainsi que des BU/BE des machines sera réalisé.

En 2027, la centrale de traitement d’air des canalistes sera installée. Le design de captage des canaux et de l’entrée du four sera réalisé.

Comme chaque année, les membres du CSE ont voté pour les critères d’attribution de l’aide aux vacances pour les actifs. Le budget alloué représente la coquette somme de 119 000 €.

Le critère retenu est un quotient familial calculé sur la base du brut fiscal au 31/12/2024 divisé par le nombre de personnes composant la famille (information inscrite sur le fichier R.H.) tout en neutralisant les conjoints pour ne pas défavoriser les familles monoparentales, le tout diviser par 12.

Les salariés seront classés dans les cinq catégories de quotient qui permettront de définir le montant de l’aide. Le montant de l’aide a été augmenté de 5 € par salarié par rapport à l’année dernière.

QuotientInf à 1000De 1001 à 2500De 2501 à 4000De 4001 à 5000Supérieur à 5001
Montant195 €185 €175 €165 €155 €

Les salariés choisiront entre des chèques-vacances et une carte Up Cado.

La première permanence d’inscription se déroulera le 15 mai, de 9h à 15h, Grande Salle R.H.

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