L’ensemble des installations de l’Usine de Pont à Mousson a redémarré en temps et en heure à commencer par le Haut-Fourneau n°3.
Un redémarrage quasi-parfait, même s’il ne faut pas crier « victoire » trop tôt et attendre les 5 semaines de stabilisation pour être totalement rassuré. Pour le moment, tous les indicateurs sont au vert.

En parallèle, d’ici le mois d’octobre nous saurons quels travaux devront être engagés sur le HF2 : soit une réfection partielle (environ 1,5 millions d’euros) ou totale (entre 5 et 7 millions). Des travaux devront quoiqu’il en soit être engagés si nous ne voulons pas nous retrouver avec un seul moyen de fusion avec tous les risques que cela comporte.

Côté activité, notre carnet de commandes actuel affiche presque 29 000 tonnes à produire d’ici la fin de l’année et des prévisions à 46 000 tonnes, principalement pour l’année 2025.

Seule «ombre au tableau», mais elle est de taille, le retard de la pose du lot 1 de la commande BITA et le lot 2 qui est toujours au port.
Plus problématique, un retard de paiement de l’ordre de 15 millions d’euros sur le lot 1. Retard d’autant plus difficile à comprendre puisqu’il s’agit d’une commande dans le cadre de la coopération, pour faire simple avec un paiement garanti par le gouvernement français.

Un autre point positif de la rentrée est les bons résultats de notre établissement depuis le début de l’année, ce qui objectivement n’était pas gagné d’avance avec le blocage du Haut Fourneau de décembre 2023.
Nous avons amélioré nettement notre productivité par rapport à 2023 et nous sommes aux attendus budgétaires pour 2024.

La seule note négative est le prix des matières premières, mais cet aspect n’est pas géré à l’Usine de Pont à Mousson.

Nous avons donc réalisé une bonne première mi-temps et l’engagement de l’ensemble des équipes mérite d’être souligné.

Il nous reste à faire une seconde mi-temps sérieuse, continuer à faire preuve de rigueur, de professionnalisme, de travailler la question des bocages, notamment à la 6 mètres pour réaliser une bonne année, avec des résultats positifs.
Il faudra également compter sur aucun incident technique majeur, spécialement du côté du HF3, mais le changement de recette (80 % pellets/20 % matières métalliques) devrait nous assurer un bon fonctionnement.

Hormis BITA, la rentrée se présente donc sous de bons auspices du côté de l’activité.

A nous de jouer !

De nombreux travaux ont été lancés dans différents secteurs de l’Usine. Regardons les réalisations les plus significatives.

Côté Métal-énergie, des travaux sur le réseau gaz ont été engagés sur les conduites (dinglers, colonne laveuse, flambeau 1 et citerne ovale) pour un budget de 260 000 €. La maintenance du poste 63 KV et des sous-stations électriques pour un budget de 90 000 €. Le remplacement du compensateur grande colonne pour 60 000 €. Le remplacement des galets du Pont Maçon pour 125 000 €. La remise en état de la couche Haut Fourneau pour 82 000 € et de la chaîne de coulée pour 92 000 €. Le remplacement des 4 trémies d’addition ferrailles pour 100 000 €. Le changement des rails de la halle Hauts-Fourneaux pour 100 000 €. La triennale du Cowper 12 pour 20 000 €.
D’autres travaux ont été engagés par les équipes SG PAM, tels que : le remplacement de la vanne d’air combustion CW16, le contrôle et la remise en état des boîtards du crible Chauvin, la révision de la tour à charbon, le remplacement des câbles de levage principal du Pont 70t, le remplacement des vérins de pressage de la vanne lunette BP HF3, les commandes des Fours CEM ainsi que le remplacement du Four 1.
Des travaux préventifs ont également été réalisés.
Côté Centrifugation, les 70 chantiers engagés représentaient un budget de 1,9 millions d’euros.
Parmi les chantiers significatifs nous pouvons noter : la remise en état de la tige de translation de la Machine 3 (6 mètres) pour 5 000 €. Le remplacement des rails, des galets et de la guirlande électrique du pont de coulée 6 mètres pour 28 000 €. La remise en état des pompes de refroidissement de la Machine 6 (6 mètres) pour 42 000 €. Le recul de la façade du Four 1 (6 mètres) pour 35 000 €, les chaînes de sortie du Four 2 (6 mètres) pour 18 000 €, la remise en état des bielles de la manutention 4 au vernis 6 mètres pour 15 000 €.
Le remplacement du canal de la Machine 7 pour 68 000 €, le remplacement du filtre Boll par un filtre Hydac pour 22 000 €, la remise en état de la manit 1 de la 7 mètres pour 166 000 €, le malaxeur pour 185 000 €.
Concernant la 8 mètres, la remise en état de la conduite de gaz naturel de la grenailleuse pour 17 000 €.

Notons également un certain nombre de travaux concernant l’ensemble de l’usine tels que : des travaux d’enrobé, la reprise de la descente d’eau pluviale au TEP, la réfection du dispatching CEM ainsi que la voie métrique.

Félicitations à l’ensemble des équipes pour les travaux réalisés tout en respectant les délais impartis.

Ces informations étant sensibles et pouvant être utilisées par nos concurrents, elles ne sont disponibles uniquement sur la version papier, distribuée aux portes de l’établissement.

En effet, à l’occasion d’une question presque anodine sur l’absentéisme lors du dernier C.S.E., nous avons appris que certains salariés dénonçaient leurs collègues en arrêt maladie.

Nous n’avons pas réussi à savoir s’il s’agissait de dénonciations verbales ou comme il y a 80 ans, si les épistoles étaient signées « un bon patriote » ou « un français dévoué ».

Il est vrai que désormais, du R.H. à l’opérateur en chaîne, chacun se sent l’âme d’un médecin et disserte sur de prétendus arrêts maladie de complaisance. Sans autres formes de procès, les jaloux, les envieux, les pleutres déversent aux Ressources Humaines leur fiel venimeux :

« mon collègue est en arrêt maladie, mais je l’ai croisé dans Pont à Mousson et il n’avait pas l’air malade ».

C’est par ce biais qu’un certains nombres de contrôles médicaux à domicile sont demandés par la direction.

Rappelons qu’être malade, ne se voit pas forcément sur le visage et la maladie n’empêche pas forcément non plus les déplacements.
Dans le cas de certaines pathologies, ils sont même recommandés.

Si vous êtes en arrêt maladie, nous ne pouvons que vous conseillez de respecter vos « obligations », spécialement les horaires de sortie et de vous méfiez de vos publications sur les réseaux sociaux, une capture d’écran est si vite arrivée.
Quant aux délateurs, il n’y a pas de quoi être fier de vous !

Certes, dénoncer son voisin se pratique depuis l’Antiquité, en Grèce, c’était même le devoir de tout bon citoyen, comme à Vichy.

Cependant, sachez que dans le cas où vous auriez mal interprété quelque chose, et que votre dénonciation s’avérerait calomnieuse, vous pourriez être condamné par la justice et assez lourdement généralement.

D’ailleurs, vous pourriez vous aussi être dénoncer : le délateur dénoncé en quelque sorte.

Dans ce cas, vous risquez d’être cloué au pilori, mis au banc de votre chantier.
À coup sûr, cela vous vaudra de sévères inimitiés, voire des relations tactiles avec vos collègues.

Bref, vous n’avez rien à gagner à dénoncer vos collègues en arrêt maladie, même pas votre week-end à Vichy !

Notre Médecin du Travail, sans doute « pas le couteau le plus aiguisé du tiroir », étant assez peu loquasse et même pas très inspiré quant au programme de prévention à développer pour les salariés de l’Usine de Pont à Mousson, les élus CGT ont pris les «choses en main » et ont fait des propositions.

L’une d’entre elle va être mise en place en 2025, il s’agit de séances d’ostéopathie destinées à l’ensemble des salariés.
« Rien n’est trop beau pour la classe ouvrière » dessinait le regretté Georges Wolinski et il avait raison.

Les séances se pratiqueraient à l’infirmerie et bien évidemment pendant le temps de travail. Elles entreraient dans le cadre du programme « je prends soin de moi » du Groupe Saint Gobain.

Compte tenu des nombreuses contraintes physiques marquées sur de nombreux de nos postes de travail, ces séances d’ostéo pourront à la fois soulager les douleurs et agir en prévention.

À coup sûr, les ostéopathes qui sont considérés comme « les mécaniciens du corps » contribueront à améliorer grandement la qualité de vie au travail.

À l’occasion du dernier C.S.E., les élus CGT ont demandé qu’un point soit réalisé sur les RQP concernant les décollements Pox.

Les problèmes de décollements de zinc que nous connaissons épisodiquement entraînent des conséquences impressionnantes, notamment le blocage de piles entières pour vérification.
Ceci étant, combien de tuyaux défectueux sont-ils passés entre les mailles du filet et ont terminé chez le client ?

L’analyse des RQP (Réclamations Qualité Produit) depuis le début de l’année démontre que 163 tuyaux représentant 6 clients différents ont été concernés par ce défaut.
4 zones géographiques étaient concernées : Suisse, Allemagne, France et Norvège.
De plus, les tuyaux concernés n’ont pas été produits cette année.

Il semblerait que le système de tri des tuyaux mis en place soit efficace, puisque les RQP restent limités.

En parallèle, les mesures visant à supprimer le défaut continuent d’être déployées telles que la mise sous contrôle des températures du Four de traitement thermique de la 6 mètres.
De plus, une demande d’assistance technique a été formellement demandée avec l’ensemble des compétences : process, production et maintenance si nécessaire.
Espérons que l’assistance technique trouvera une solution définitive à ce problème et que notre système de tri sera toujours aussi efficace.

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