Édito …

Comme chaque année, les vacances sont passées à une vitesse folle.
À peine le temps de décrocher, de profiter de quelques jours en famille ou entre amis, qu’il fallait déjà reprendre le chemin de l’usine. De plus, compte tenu des conditions climatiques, ces congés n’auront pas été aussi bénéfiques que ce que nous aurions pu espérer.

Cet été aura aussi été marqué par les nombreux incendies qui ont ravagé plusieurs régions.
Derrière les hectares brûlés, ce sont des familles, des salariés, des habitants qui ont parfois tout perdu.
Ces événements nous rappellent combien la solidarité reste essentielle. Une solidarité qui ne doit pas s’arrêter aux portes de l’entreprise et qui, dans les moments difficiles, prend tout son sens.

Et puis il y a cette rentrée qui, une nouvelle fois, va faire mal au portefeuille.

Les prix continuent d’augmenter et le pouvoir d’achat, lui, ne suit pas. Alimentation, énergie, logement, assurances… les dépenses du quotidien pèsent toujours plus lourd dans le budget des familles.

Pour les salariés, la question des salaires et de leur juste évolution reste donc plus que jamais d’actualité. La Direction Générale de Saint Gobain PAM Canalisation ne va pas pouvoir continuer à faire « l’autruche » éternellement, il faut agir, concrètement et rapidement !

À l’usine, le redémarrage s’est globalement bien passé.
Après les travaux, les arrêts et les opérations de maintenance réalisés durant l’été, les installations ont repris leur rythme.
Il faut saluer le travail de toutes celles et ceux qui ont œuvré durant l’été ainsi que celles et ceux qui ont contribué à cette reprise.

Mais une usine pour fonctionner efficacement a besoin d’une chose essentielle : des commandes.
Et c’est bien là que se situe l’enjeu majeur de cette rentrée. Il faut désormais remplir les carnets de commandes pour assurer une activité suffisante jusqu’à la fin de l’année.

Derrière les tonnes produites et les chiffres, ce sont nos emplois, nos salaires et l’avenir de nos sites qui sont en jeu.

Situation du Mélangeur 5 :

Depuis sa mise en veille le 10 juillet, le Mélangeur 5 fait l’objet d’un dispositif de surveillance renforcé afin de sécuriser l’installation et de suivre précisément son évolution.
Des contrôles journaliers ont été instaurés, avec notamment une mesure en continu de la fonte de la voûte et un relevé toutes les deux heures de la température de la fonte, maintenue à 1 280 °C.

En parallèle, plusieurs actions ont été engagées : maintien du Mélangeur 5 au pied de bain à 160 tonnes, fonctionnement de l’inducteur en mode « maintien », surveillance en temps réel par caméra thermique et installation d’un brûleur permettant de maintenir la température de la voûte à 1 200 °C. Une rampe de vidange d’urgence a également été installée afin de renforcer la sécurité du dispositif.

À ce jour, la situation reste stable et aucune dérive n’a été constatée.
La préparation du nouvel inducteur se poursuit avec la finalisation de son montage. Son remplacement est programmé le 5 septembre 2026, prochaine étape importante pour le Mélangeur 5.

Bilan du mois, faits marquants et résultats économiques :

Les informations contenues dans ces articles sont sensibles et pourraient être utilisées par nos concurrents, elles ne sont disponibles uniquement sur la version papier, distribuée aux portes de l’établissement.

La question du mois :

Durant les quatre semaines d’arrêt, 80 chantiers ont été menés, avec 98 % des travaux programmés réalisés.
Une opération de maintenance industrielle d’envergure qui a mobilisé en moyenne 120 intervenants d’entreprises extérieures, venus renforcer nos équipes de maintenance, avec des chantiers organisés en un, deux ou trois postes.

Maintenance préventive, remise en état d’équipements, sécurisation des installations, mises en conformité mais aussi investissements dans de nouveaux moyens : ce G.E. a permis d’intervenir simultanément sur de nombreux équipements stratégiques.

Centrifugation : fiabiliser et moderniser les équipements.

Les Lignes de Centrifugation ont concentré plusieurs opérations importantes, avec un double objectif : remettre à niveau les équipements existants et poursuivre la modernisation de l’outil industriel.

À la 6 mètres, les travaux ont notamment porté sur la remise en état d’un coude HFX, rendue nécessaire par des phénomènes de corrosion et de fuite. Le tablier mobile de la manutention 2 vernis, dont l’état nécessitait une intervention, a également été remplacé.

L’un des projets les plus significatifs concerne le remmoulage automatique des noyaux de la Machine 5. Cet investissement de 700 000 €, réalisé sur quatre semaines, répond notamment à des enjeux d’amélioration des conditions de travail et d’EHS.

La Machine 7 a également bénéficié de plusieurs interventions. Le vérin électrique, les galets et le boîtard ont été remis en état, tandis qu’une première phase de mise en conformité électrique, automatisme et hydraulique a été engagée. La gaine et les câbles électriques ont parallèlement été rénovés afin de traiter les dégradations constatées et les interventions récurrentes sur ces équipements.

Enfin, sur la Machine 8, les équipes sont intervenues sur le plateau de la presse BE, avec notamment le changement des bagues bronze, des joints et du vérin. Les articulations et systèmes de guidage ont également été rénovés, tout comme la chanfreineuse, dont le plateau porte-outils, les pistes électriques et les mors ont fait l’objet d’une remise en état.

HFX : poursuivre les travaux et sécuriser les installations.

La GE 2026 a également permis de poursuivre plusieurs opérations importantes autour du HF2.

Les interventions ont notamment concerné le renforcement du support du déflecteur coulant et du plancher des étages, les réglages et essais de la boucheuse et de la déboucheuse, ainsi que la préparation des coulants.
Des travaux ont aussi été réalisés sur les montées de gaz brut et des piquages ont été installés en préparation du projet de passage du refroidissement des corps creux en circuit fermé.

Les réseaux gaz HFX ont parallèlement fait l’objet d’une importante campagne de maintenance préventive, comprenant des mesures d’épaisseur des conduites, leur nettoyage ainsi que l’ajout de trappes de visite, pour un montant de 150 000 €.

D’autres opérations préventives ont été réalisées sur les installations HFX, parmi lesquelles le remplacement de vannes des Cowpers, le renforcement de leurs brûleurs gaz, la rénovation de murs ainsi que le curage des réseaux.

Énergie : maintenir des équipements stratégiques.

Dans le secteur Énergie, le GE constitue une période essentielle pour réaliser des opérations de maintenance lourde sur des équipements indispensables au fonctionnement du site.

La soufflante RT90 a ainsi fait l’objet d’une révision complète, accompagnée d’une maintenance de son moteur de 4 MW, représentant une enveloppe de 250 000 €.

Le poste de livraison 63 kV a lui aussi bénéficié d’une maintenance haute tension sur cinq transformateurs.
Un dispositif de monitoring permettant l’analyse en temps réel de l’huile du transformateur TR2 a également été mis en œuvre.

Cette opération de maintenance préventive représente un investissement de 90 000 €.

Les interventions ont également concerné le Dingler et la colonne laveuse, avec notamment l’ajout de la motorisation de quatre vannes Mobrey et le changement du rotor du Dingler 6, pour un montant de 80 000 €.

Chargement et infrastructures : entretenir les moyens de production.

Plusieurs équipements liés au chargement ont également bénéficié de travaux importants.

Sur le pont 8 tonnes, les interventions ont porté sur la remise en peinture, le remplacement de la guirlande et d’une palée du chemin de roulement ainsi que sur le renforcement de la cabine.
L’ensemble représente un investissement de 180 000 €.

Les installations DS1 et DS2 ont, de leur côté, fait l’objet du remplacement de tôles de blindage dans le cadre de la maintenance préventive.

Les infrastructures ont elles aussi été intégrées au programme : les carneaux de fumées CW11, CW12 et CW16 ainsi que les cheminées ont été inspectés, nettoyés et réparés.
Des opérations similaires d’inspection, de nettoyage et de réparation ont été conduites au niveau des ponts 65/70 tonnes de la halle HFX.

La maintenance préventive, l’un des fils conducteur du G.E.

Au-delà de ces projets majeurs, le Grand Entretien permet de réaliser une multitude d’opérations indispensables mais moins visibles : contrôle et nettoyage des variateurs, vérification des contacteurs et équipements électriques, contrôle des freins des ponts, graissage des installations, maintenance des cellules électriques et transformateurs haute tension, entretien des compresseurs et sécheurs d’air comprimé ou encore maintenance des voies métriques et normales.

Autant d’interventions qui poursuivent un même objectif : anticiper les défaillances, améliorer la fiabilité des équipements et assurer les meilleures conditions possibles pour la reprise de la production.

Une mobilisation collective :

La réussite d’une opération d’une telle ampleur repose enfin sur une coordination quotidienne entre les différents métiers et les entreprises mobilisées.
Une réunion de communication et de synchronisation était organisée chaque matin, permettant de suivre l’avancement des chantiers et d’articuler les nombreuses interventions réalisées simultanément.
Un retour d’expérience a également été conduit à l’issue de la GE.

Avec 80 chantiers réalisés en quatre semaines et 98 % du programme initial mené à bien, le GE 2026 traduit ainsi une mobilisation importante des équipes PAM et des entreprises extérieures. Des opérations qui ne se limitent pas à entretenir l’existant : elles contribuent aussi à sécuriser, moderniser et préparer l’outil industriel pour l’année à venir.

Zoom sur :

Après plusieurs jours d’opérations et de réglages, le haut-fourneau 2 a redémarré avec succès. Il est vrai qu’avec les différents aléas que l’on a pu connaître avec les redémarrages par le passé, celui-ci est quasiment un modèle !

Le redémarrage du Haut-Fourneau est toujours une étape importante qui donne le « la » de la reprise. La CGT salue l’engagement conjoint des équipes de Production et de Maintenance, qui ont su faire face aux différents aléas rencontrés lors de cette phase particulièrement délicate.

Les opérations ont débuté le 19 août, avec la mise au vent du haut-fourneau sur dix tuyères à 8 heures. Quelques heures plus tard, une montée en pression associée à une panne sur l’injection charbon a nécessité l’arrêt de l’installation.
Les équipes sont rapidement intervenues et ont permis un nouveau démarrage dès 22h30, toujours sur dix tuyères et sur le « trou de misère ».

Une montée en puissance progressive.

Le 20 août, à 2 heures du matin, la première vidange de fonte a marqué une nouvelle étape dans le redémarrage.
La journée a toutefois nécessité une vigilance constante.
Une perte momentanée de communication au niveau du trou de misère, puis un pic d’hydrogène, ont notamment conduit à un court arrêt du HF2 afin de procéder aux contrôles nécessaires. Il est important de souligner le « bon réflexe » des équipes qui a permi de gérer cet incident sans conséquence sur la suite des opérations.

Le haut-fourneau a ensuite retrouvé un fonctionnement stable, permettant d’augmenter progressivement sa thermique.
Une nouvelle panne, cette fois sur la vanne vent chaud du Cowper 12, est intervenue dans la soirée. Là encore, la mobilisation conjointe des équipes de Production et de Maintenance a permis de résoudre la situation.

La montée en puissance s’est poursuivie par étapes : le 21 août, le HF2 a été arrêté pour passer au trou intermédiaire, puis le 22 août pour passer au trou normal.

Dès le 23 août, la fonte élaborée était conforme, confirmant la réussite du processus de redémarrage.

Vite su / Vite lu :

La rumeur flottait dans les couloirs depuis juin. Cette fois, il semblerait que ce soit fait : Marine Starck, Responsable du Parc / Expéditions, aurait posé sa « dem’ ».

Pour la remplacer, le mercato interne aurait déjà trouvé sa recrue : l’actuel Responsable Logistique de la Fonderie serait pressenti pour récupérer le poste.

À l’heure où nous écrivons ces lignes, tout cela reste évidemment officieux. Mais comme souvent à PAM, les couloirs semblent bénéficier d’un débit d’information nettement supérieur à celui des canaux officiels…

Souhaitons malgré tout à Madame Starck bon vent et pleine réussite pour la suite.

Quant à la Communication, petit rappel, pas forcément amical : maintenant que même les oreilles des murs ont entendu, il serait peut-être judicieux d’envoyer le communiqué !

Autre transfert de l’inter-saison : la Maintenance Centrifugation accueillera, enfin un nouveau Responsable à compter du 1er novembre.

Son nom ? Mystère.
Son parcours ? Secret défense.
Son expérience ? Motus.

Tout ce que l’on sait, c’est qu’il s’agit d’un recrutement externe.

Bref, pour l’instant, notre nouveau Responsable ressemble davantage à un candidat de « Mask Singer » qu’à un nouvel arrivant dans l’entreprise.

Espérons simplement que, derrière le masque, se cache le profil attendu… et surtout qu’il sera bien au rendez-vous le 1er novembre !

Lors du dernier CSE, la Direction a tenu à féliciter le secteur Revêtements 7 et 8 mètres pour ses « deux années sans accident ».

Et elle a raison !

Deux ans sans accident, ça peut se fêter et quoiqu’il en soit, cela mérite d’être souligné.

Mais pendant que le sage montre la lune, mieux vaut tout de même éviter de ne regarder que le doigt.

Oui, 99 ! Et le centième ne manquera malheureusement pas d’arriver !

Comment ne pas rappeler que derrière les statistiques, il y a surtout des femmes et des hommes.
Certains accidents ont été particulièrement graves et plusieurs salariés ne sont toujours pas en mesure de reprendre leur travail.

Alors oui, applaudissons les Revêtements GDN.

Fiches de sécurité au poste pas toujours à jour, modes opératoires vieillissants, documents qui devraient servir de base à la formation mais qui courent parfois derrière la réalité du terrain…

Or, en matière de sécurité, former aujourd’hui avec les documents d’hier, c’est prendre le risque de préparer les accidents de demain.

Mettre les documents à jour, les expliquer, les faire vivre et vérifier leur application nécessite du temps et surtout… du monde !

Et c’est justement là que le bât blesse.

Puisque nous savons manier le bâton, sachons également reconnaître lorsque les choses s’améliorent.

La Distribution Métal a beaucoup fait parler d’elle ces derniers temps, notamment après plusieurs accidents graves.

À la suite de l’enquête accident du mois de mars, des engagements avaient été pris concernant la mise à jour documentaire et, plus largement, la prévention des risques.

Et, cette fois-ci, les engagements ne sont pas restés coincés dans un Powerpoint !

Tout n’est pas parfait, évidemment. Rome ne s’est pas construite en un jour… et la prévention non plus.

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