A la fin de la semaine, nous allons pouvoir bénéficier du conquis majeur du mouvement ouvrier que sont les congés payés.

Cette période sera mise à profit pour souffler, se reposer, prendre le temps de profiter de ses amis, de sa famille, partir en vacances pour ceux qui le peuvent en cette période difficile pour notre pouvoir d’achat.

Il est vrai que les congés arrivent à point nommé, après une première partie d’année contrastée à Pont à Mousson.

Les incidents techniques de décembre et janvier, une activité soutenue entraînant des heures supplémentaires et des postes supplémentaires sur quasiment l’ensemble des jours fériés.

Pour finir, de fortes chaleurs qui ont fini de fatiguer les organismes.
Si les températures sont déjà difficiles à supporter à l’extérieur, que dire lorsque l’on approche les 50° pendant plusieurs jours consécutifs sur certains postes de travail.
Les salariés n’ont donc pas démérité durant ces six premiers mois.

Nos dirigeants seraient bien inspirés d’avoir ces éléments en tête avant de passer par pertes et profits notre socle social !

Notons également qu’à la fin du semestre, nous sommes arrivés à redresser les performances de la 6 mètres.

Certes tout cela reste fragile, nous devrons consolider ces résultats au second semestre. Mais nous avons démontré que c’était possible et peut être le plus important, que nous avions repris la main sur le process et que nous avions consolidé notre savoir et notre savoir-faire.

Les congés permettront donc aux équipes de production de reposer les corps et les esprits afin de redémarrer sur de bonnes bases au mois d’août.

Si la production va s’arrêter, l’usine ne va pas s’arrêter pour autant. Comme chaque année, les travaux de Grand Entretien, le GE comme disent les initiés va mobiliser une partie des équipes de maintenance.

L’occasion pour la CGT de saluer nos collègues de maintenance qui auront à gérer près de 220 chantiers en 3 semaines, plus d’une centaine d’entreprises extérieures sans compter les chantiers DRIM.

Comme chaque année, nos collègues de maintenance réaliseront ce joli exploit d’organisation que tout soit près ou presque de le Jour J.

Il ne nous reste plus qu’à vous souhaiter de bonnes vacances pour celles et ceux qui en prendront et bon courage pour les équipes qui vont être à pied d’œuvre durant les congés.

Bonne période estivale à toutes et tous !

 » Il n’y a pas de honte à préférer le bonheur « 

Albert Camus

Les faits marquants et les résultats économiques sont des informations sensibles pouvant être utilisées par nos concurrents. Elles ne sont disponibles uniquement sur la version papier distribuée aux portes de l’établissement.

Côté 6 mètres, l’activité restera identique à celle du début d’année avec 2,4 PDN et 1,8 MDN.

Côté GDN, une nouvelle commande est enregistrée en DN 800 et 1000 pour divers projet en Espagne. Ce projet de 1 600 tonnes devra être fabriqué avant la fin de l’année.

Cette commande porte à plus de 31 000 tonnes ce que nous avons à produire d’ici la fin de l’année. Cette activité permettra de maintenir l’allure des centrifugations au même niveau qu’avant les congés.
Notons que parmi ces 31 000 tonnes, près de 14 500 correspondent aux lots 2,3 et 4 de la commande BITA.

En plus de ces commandes acquises, près de 46 000 tonnes sont en consultation. C’est à dire que nous attendons de savoir si le client a accepté notre offre.
Parmi ces projets en gestation quelques commandes pourraient apporter une activité significative, près de 9 000 tonnes pour le Cambodge, 5 000 tonnes pour la Guadeloupe, 5 000 tonnes pour la Belgique, 4 500 tonnes pour la République Démocratique du Congo, 4 000 tonnes pour la Bulgarie et le lot 5 de BITA.
D’autres commandes, moins volumineuses complètes cette liste.

Les commandes validées ainsi que les prévisions devraient nous permettre de garder un bon niveau d’activité début 2025.

Le point santé/sécurité qui est présenté tous les 3 mois aux membres du C.S.E. est l’occasion, entre autres, d’avoir les statistiques d’accidents pour l’Usine.

Ces statistiques permettent de regarder où nous nous situons en matière de taux de fréquence ou de nombre d’accidents, avec un focus sur le statut des salariés concernés (CDI, Intérimaires, Entreprises extérieures).

Notons que tout en respectant les objectifs fixés par la Compagnie de Saint Gobain, les résultats 2024 sont moins bien orientés que ceux des 12 derniers mois.

Cela s’explique par les accidents graves et à répétition du début de l’année sur le plancher des Hauts Fourneaux, mais aussi un taux d’accidents accru concernant les intérimaires.

Pour le personnel CDI, le taux de fréquence corrigé par le guide des lésions Saint Gobain, se situe à 4,3.

Si nous prenons la définition du Code de la Sécurité Sociale, le taux de fréquence est de 10,8. Certes, c’est plus du double du taux de fréquence affiché par la Compagnie, mais il est presque 40% inférieur à celui de la branche de la Métallurgie.

Nous pouvons donc nous considérer comme plutôt performants en matière de sécurité.

Le point « noir » de nos statistiques est le taux de fréquence des intérimaires à 15,2 sur 12 mois glissants.

Alors comment expliquer ce taux de fréquence plus de trois fois supérieur à celui des salariés CDI ? Et surtout, sans doute le plus important, comment améliorer ces statistiques ?

La CGT avait, à plusieurs reprises dans le passé, mis en avant un certain nombre de « trous » dans la raquette en ce qui concerne l’accueil et la formation des intérimaires sur les postes de travail.

Notons également que nous ne sommes pas tout à fait sortis de la spirale : un intérimaire qui forme un intérimaire.
Un schéma d’intégration a été présenté avec notamment un accueil spécifique, un accent mis sur la formation au poste ainsi que le suivi et le contrôle des connaissances.

En outre, un chantier école va être déployé pour des formations spécifiques à certains de nos métiers ou opérations spécifiques tel que le roulage, qui a généré par le passé de nombreux accidents.

Certes, nous avons progressé si l’on se compare à il y a quelques années en arrière.

Aujourd’hui, nous avons atteint une sorte de palier et il faudra mettre un certain nombre de moyens sur le terrain si nous voulons continuer à progresser.

Le maillage actuel, par secteur, est une véritable valeur ajoutée, à condition que les animateurs soient les relais de proximité de la démarche E.H.S. et apportent leur expertise au quotidien sur le terrain.

Rappelons à toutes fins utiles que le reporting et les tableurs Excel n’ont jamais empêché la survenu d’un accident.

Deux journées E.H.S. se sont déroulés les 22 et 30 mai derniers.

3 ateliers étaient proposés aux 488 personnes qui ont participé à ces journées :

  • Les 8 nouvelles règles d’or.
  • Les casques GVS.
  • La silice.

Rien à redire sur les thématiques retenues qui sont en phase avec le travail des salariés. Rien de totalement hurluberlu comme nous avons pu connaître par le passé.
Peut-être juste une petite remarque sur les 8 nouvelles règles d’or qui s’additionnent à celles déjà édictées par le passé et qui s’additionnent également aux règles d’or des différents chantiers. Pas besoin d’aller plus loin, vous l’aurez compris, cela fait beaucoup trop de règles d’or pour qu’on les retienne toutes.

Le fait de ne pas avoir arrêté la coulée 1h afin de favoriser une plus large participation des personnels de production est sans doute le principal reproche que nous pouvons faire à cette journée. Voilà probablement l’axe d’amélioration principal pour la prochaine édition.

Comme chaque année, un certain nombre de travaux de G.E. vont être réalisés dans les différents secteurs. Regardons de plus près ce qu’il va se passer.

  • Budget Centrifugations : 1,68 millions d’euros.

– 6 mètres : 920 000 €.
– 7 mètres : 500 000 €.
– 8 mètres : 260 000 €.

  • Nombres de salariés E.E. : 100
  • Nombre de chantiers : 70.
  • 6 mètres : Remplacement des 12 pistolets à zinc sur la chaîne centrales et la chaîne gaz (550 000 €), solde de 2023 concernant la sécurisation des automatismes ébarbage (40 000 €), mise en place d’une manutention circulaire entre M1 et M2 de la chaîne centrale (48 000 €), remplacement des automates du vernis (530 000 €).
  • 7 mètres : ébarbage / texturation laser (803 000 €), aménagement du poste contrôleur BE.
  • HMC : aménagement du chantier (2,1 millions d’euros).

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