Après la sortie du second numéro du journal de notre entreprise « Nous sommes PAM », nous sommes en droit de nous demander si le service communication ne serait pas devenu une kakistocratie ?

Pour faire simple, la kakistocratie est un régime où le pouvoir est confié aux plus mauvais. C’est une forme de politique du pire.

Dans le monde de l’entreprise, on évoque plutôt le principe de Peter. Il s’agit d’un principe qui agite le monde du management depuis plus de 50 ans.

Ainsi, Laurence J Peter démontre que « dans toute hiérarchie, tout employé a tendance à s’élever à son niveau d’incompétence ». Lorsqu’il est couplé à l’effet Dunning-Kruger qui décrit le mécanisme cognitif par lequel les personnes les moins qualifiées d’un groupe tendent à surestimer leurs compétences dans un domaine.Dès lors tous les éléments du naufrage sont réunis.

Non, ce n’est pas le « bleu » qui a remplacé le « jaune », qui n’est toujours pas le « bleu » de la charte graphique de l’entreprise.

Non, ce n’est pas l’édito de notre Directeur Général qui ne dit pas son nom mais qui reste plutôt de bon aloi.
Ce que l’on reproche à notre Théophraste Renaudot c’est l’erreur dans les mots croisés, sans doute une rubrique essentielle puisqu’elle permet d’occuper les temps de respiration et accessoirement peut vous permettre de gagner deux places pour le « Nancy Open Air ».

En effet, deux jours après sa parution, ceux qui disposent d’une adresse mail Saint Gobain apprenaient que l’intelligence articielle s’était trompée dans les mots croisés et qu’au passage, personne n’avait vérifié la grille. Bien sûr, en pièce jointe, nous recevions la bonne grille.

Tant pis pour le personnel ouvrier, dont 90 % ne disposent pas d’adresse mail et ne pourront donc pas particper au jeu puisque personne n’a cru bon leur distribuer la bonne grille en version papier.

Finalement, c’est Pierre Desproges qui avait raison lorsqu’il disait : « aujourd’hui nous n’avons plus de grands hommes, mais des petits qui grenouillent et sautillent de droite à gauche avec une sérénité dans l’incompétence qui force le respect ».

A la demande des élus CGT, le Médecin du Travail est revenu lors du C.S.E. pour présenter l’organisation du Service Médical.

Que retenir de l’intervention du Médecin du Travail qui a duré près 1h30 ? Tout dépend de quel côté on se place.
La CGT, pour sa part souhaite retenir deux points positifs.

Au-delà de ces deux éléments, la CGT reste pour le moins dubitative face aux moyens alloués pour atteindre les objectifs visés.
De plus, quelques confusions et l’absence d’échelle de temps n’aident pas à être rassuré sur l’amélioration des conditions de travail des salariés du service médical.

Nous verrons dans les semaines à venir si l’organisation présentée « tient la route » et si elle permet au service médical de « rendre le service attendu ».

Le projet d’externalisation partielle du poste de garde principal avait été présenté au CSE du mois d’avril. Les élus CGT avaient quitté la séance, dénonçant la suppression de nombreux postes de reclassement et avaient demandé à la direction d’amender son projet.

Une nouvelle version du projet a été présentée prévoyant l’externalisation des nuits/week-ends/jours fériés au poste de garde principal et la réinternalisation matin/après-midi du poste de garde cokerie.
Aujourd’hui, 13 postes sont ouverts au poste de garde, avec le nouveau projet, il y aura 10 postes. Ce nouvelle version entraînera la suppression de 3 postes contre 7 dans la version précédente.
De plus, les gardes du poste cokerie seront en plage fixe (toujours du matin ou toujours d’après-midi) afin de pouvoir accueillir des salariés ayant des restrictions liées aux équipes alternantes.
Sur le plan économique, d’après les calculs de la direction qui restent encore à affiner, l’externalisation partielle permettrait d’économiser 170 000 €, soit moins que le montant des trois postes supprimés.

Les faits marquants et les résultats économiques étant des données sensibles pouvant être utilisées par nos concurrents, ces rubriques ne sont disponibles uniquement sur la version papier, distribuée aux portes de l’établissement.

Nous pouvons nous satisfaire de l’entré en carnet du lot n°3 de l’affaire BITA en Ouganda, qui représente 5 300 tonnes à produire à partir du mois de septembre.

Outre le lot n°3 de BITA, l’activité des GDN sera tirée par des commandes européennes (Italie, Roumanie, Portugal, Espagne, Slovaquie …), Toutes ces commandes enregistrées en carnet représente un peu plus de 25 000 tonnes.

Autre point intéressant, nous avons environ 60 000 tonnes de prévision d’entrées en commandes, avec des estimations différentes, selon les affaires s’étalant entre octobre 2024 et décembre 2025.

Certes, il faut être prudent, surtout que nous avons déjà connu des déconvenues par le passé, mais les différents éléments présentés laissent entrevoir des perspectives intéressantes et une activité au GDN plus durable.

Du côté de la 6 mètres, le plan eau ne porte pas ses fruits en France et le transfert de la compétence eau des communes vers les intercommunalités en 2026, n’aide pas à porter le marché français.

Cependant, il y a de l’activité grâce aux marchés européens pour la 6 mètres jusqu’à la fin de l’année. De plus, la direction a confirmé qu’en cas de baisse d’activité dans les gammes 6 mètres, un délestage des autres sites vers PAM pourrait être envisagé, surtout si les ratios techniques continuent d’être aussi bien orientés que ceux de ces deux derniers mois.

La reprise après les congés payés se fera sur la même allure qu’actuellement. En fonction des signatures des contrats, il est possible qu’il y ait un petit ralentissement en GDN au mois de novembre.

Voici la liste des congés pour évènements particuliers qui s’applique actuellement :

7 jours : Décès d’un enfant âgé de moins de 25 ans ou décès d’un enfant lui-même parent quel que soit son âge ou décès d’une personne de moins de 25 ans à la charge effective et permanente du salarié.

5 jours : Mariage du salarié ou conclusion d’un pacte civil de solidarité par le salarié ; décès du conjoint, du partenaire lié par un pacte civil de solidarité ou du concubin en cas d’enfant à charge ; décès d’un enfant âgé de 25 ans et plus sans enfant lui-même.

3 jours : Naissance ou adoption d’un enfant ; décès du conjoint, du partenaire lié par un pacte civil de solidarité ou du concubin ; décès du père, de la mère, du beau-père, de la belle-mère, d’un frère ou d’une sœur.

2 jours : Mariage d’un enfant du salarié ; annonce de la survenue d’un handicap, d’une pathologie chronique nécessitant un apprentissage thérapeutique ou d’un cancer chez un enfant ; décès du conjoint d’un enfant.

1 jour : Mariage d’un frère, sœur, beau-frère ou belle-sœur, décès d’un grand-parent du salarié ou du conjoint, ou concubin ou du partenaire lié par un PACS ; décès d’un petit-enfant né viable ; décès d’un beau-frère ou belle-sœur ; déménagement du salarié de la résidence principale.

Petit rappel pour nos plus jeunes lecteurs, la « Fête du Travail », dans notre entreprise, est une cérémonie organisée chaque année par la Direction pour marquer 40 années de travail. C’est une tradition, qui était déjà organisée à l’époque de Camille Cavallier.

Eh bien cette année, comme en 1915, 1916, 1917, 1918, 1940, 1941, 1942, 1943, 1944, 2020, 2021, la Direction Générale n’organisera pas la cérémonie de la Fête du Travail.

La version officielle de cette annulation est qu’il n’y aurait pas assez de médaillés pour organiser cette cérémonie. La vraie raison est sans doute que la suppression de la « Fête du Travail », fait partie du plan de la réduction des coûts 2024 et en réalité, des économies de bouts de chandelles.

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