Édito :
Ce n’est pas plus facile ! Est-ce pour autant plus compliqué ?
La communication moderne répond à des codes utilisés par les dirigeants et répétés à souhait, par les deuxième et troisième rangs hiérarchiques inférieurs.
Il y a encore quelques années, tout manager qui avait un peu d’ambition, tout cadre à plus ou moins fort potentiel, tout dirigeant d’entreprise qui se respectaient ne savaient pas parler de stratégie d’entreprise sans utiliser le dogme des mots qui se terminent en « té » : compétitivité, productivité, flexibilité.
Ce triptyque infernal fut la cause de bien des destructions d’emplois et de réorganisations parfois mortifères, y compris dans notre entreprise.
Aujourd’hui, la Covid étant passée par là, les codes ont changé et sans doute que les priorités sont aussi différentes. Enfin rassurez-vous le monde d’avant est toujours bel et bien présent.
Désormais, les éléments de langage à la mode, ceux utilisés par tout manager qui se respecte se résument en deux mots et nous les entendons très très souvent : c’est compliqué !
Assurer notre approvisionnement en matières premières : c’est compliqué ! Recruter en règle générale et encore plus en maintenance : c’est compliqué ! Faire fonctionner de façon optimale le haut-fourneau : c’est compliqué ! Réaliser de bons ratios techniques en Centrifugation : c’est compliqué ! Une petite dernière pour la route, maintenir une présence la nuit au service médical : c’est compliqué.
Alors intéressons-nous à ce qui se cache derrière ce fameux «c’est compliqué» !
Dans la communication moderne, le plus important, c’est d’entendre ce qui n’est pas dit ! Pour le Petit Larousse « c’est compliqué » définit quelque chose qui est difficile à démêler ou à comprendre.
Notre «c’est compliqué» permet donc de mettre une certaine distance et de sous-entendre que nous aurions sans doute du mal à comprendre !
Cela permet également de « mettre sous le tapis » un certain nombre d’éléments importants et de dissimuler, osons le terme, nos insuffisances.
Alors est-ce vraiment plus compliqué aujourd’hui, qu’hier ?
Objectivement non ! En règle générale, sur le papier, en théorie, avec les moyens modernes, les progrès techniques et scientifiques cela devrait être plus simple !
Dans notre entreprise avec les périodes de « disette » tout devient compliqué en matières : de recrutements, d’usure des installations, de changement de génération qui appréhende différemment les choses, contrairement aux anciens pour lesquels tout était beaucoup plus simple. Dans ce contexte, pas forcément encourageant, de nombreux défis devront être relevés, notamment celui de la décarbonation.
Certains d’entre eux seront complexes, demanderont beaucoup de travail, d’investissement, d’inventivité, de rigueur, en partant du principe que l’échec n’est pas une option envisageable.
La CGT est persuadée et pleine de confiance à l’endroit des équipes actuelles qui, comme leurs aînés, disposent d’un vrai potentiel. Toutefois, afin d’être à la hauteur des défis de demain, chacun d’entre nous, quels que soient son niveau hiérarchique, ses responsabilités devra sortir de sa zone de confort afin de rendre l’avenir de notre entreprise plus pas facile, dès lors, tout sera moins compliqué !
Organisation du Service Médical et protocole de prise en charge des blessés …
À l’occasion du point « santé – sécurité », notre Médecin du Travail est venue présenter la « nouvelle » organisation du Service Médical.
Bienvenue à la nouvelle secrétaire médicale !
La principale modification dans l’organisation de l’infirmerie est l’arrivée d’une secrétaire médicale qui soulagera les infirmiers de la plupart des tâches administratives ainsi que des prises de rendez-vous en journée.
La CGT qui avait fait cette proposition lors du dernier point santé-sécurité se félicite de ce recrutement qui permettra aux infirmiers d’être déchargés de beaucoup de tâches administratives et d’être repositionnés sur leur cœur de métier.
Ce recrutement devrait mathématiquement nous permettre d’assurer l’ouverture du service 24h/24 la semaine. En effet, cette organisation devrait permettre à l’infirmier de journée de glisser en poste pour les remplacements ou les prises de congés.
Bientôt deux numéros pour l’infirmerie !
Toujours dans le cadre de la nouvelle organisation de l’infirmerie, deux numéros permettront de joindre l’infirmerie sans doute à partir du mois de janvier.
Un numéro sera consacré aux urgences et entraînera une réponse automatique. Un autre numéro sera consacré aux appels non-urgents comme la prise de rendez-vous.
Un abonnement « Doctolib » est également en cours de finalisation toujours pour faciliter la prise de rendez-vous.
Protocole d’organisation de la prise en charge des blessés.
Les élus CGT étaient intervenus à plusieurs reprises sur des situations inacceptables concernant la prise en charge des blessés et notamment sur l’évacuation vers des soins externes ou encore les retours à domicile.
Une recherche de partenariat avec une compagnie de taxi est en cours et dans l’attente se sont les cadres qui devront se charger de ces évacuations et si nécessaire, le cadre de permanence pour le week-end.
Enfin, la CGT est intervenue concernant le rôle des SST qui ne doivent en rien se substituer au travail des infirmiers, ni minorer le nombre de passages à l’infirmerie, n’en déplaise au docteur Menzaghi qui a probablement loupé sa vocation de médecin urgentiste ! En attendant, ce dernier continue d’exceller dans la dissimulation des accidents du travail.
Les faits marquants du mois d’octobre :
Métal – énergie :
21 000 tonnes de fonte liquide ont été produites au trou de coulée du HF3 complétées par 3 200 tonnes avec le Four Thor.
Aucune remontée de liquide aux tuyères n’est à déplorer en octobre, point positif par rapport aux mois précédents.
Cependant, le percement d’une boîte fermée et une montée en température au gueulard ont entrainé l’arrêt du haut fourneau.
Les difficultés d’approvisionnement en matières premières ont entrainé une grande fluctuation des matières enfournées ce qui n’est pas sans conséquences sur le fonctionnement de l’installation.
Ligne 6 mètres :
La cadence s’établit à 69 % pour le mois d’octobre. Le mix produit très varié pour rattraper le retard n’aide pas à monter en cadence.
Des pannes aux ébarbages, mais aussi à la coulée ainsi que le manque de métal liquide expliquent près de la moitié de la perte de cadence.
Afin d’éviter de rencontrer les mêmes déboires dans le futur, des formations sont en cours pour gagner en polyvalence.
Une réfection de la toiture est cours afin d’éviter les fuites d’eau au niveau du zingage.
Le taux de bocages reste très élevé près de 15 % pour des objectifs à 9 %.
Ligne 7 mètres :
La cadence s’établit à 89 % pour 26 postes de production réalisés. Le taux de pannes reste élevé et les changements de programme entre 7 et 8 mètres ont également entrainé des conséquences sur la cadence. Le taux de rebut est conforme au budget.
Ligne 8 mètres :
La cadence s’établit à 80 % pour 14 postes de production. Le taux de rebut du mois d’octobre est supérieur au budget.
Résultats économiques :
Ces informations pouvant être utilisées par nos concurrents, elles ne sont disponibles uniquement sur la version papier.
Suivi du plan d’économie d’énergie.
À la demande des élus CGT, un point spécifique sur le suivi du plan d’économie d’énergie sera fait lors de chaque C.S.E.
Durant cette première présentation, un focus a été réalisé sur le secteur Métal-Énergie et plus particulièrement sur notre réduction de consommation de gaz naturel.
12 actions étudiées !
12 actions ont été présentées et bénéficient d’un tableau de bord avec un suivi mensuel des gains. Les gains sont suivis doublement en euros mais aussi en quantité d’énergie utilisée.
Action n°1 : Arrêt des brûleurs de la flasque du mélangeur 5.
Action n°2 : Arrêt des brûleurs des fours CEM durant le week-end.
Action n°3 : Définition des paramètres process et de conduite de démarrage du second Dingler.
Action n°4 : Diminution de la température du vent du haut fourneau.
Action n°5 : Passage de 2 à 3 Cowpers.
Action n°6 : Arrêter les brûleurs qui sèchent les ferrailles.
Action n°7 : Optimisation de la consommation de gaz de haut-fourneau par rapport à la consommation de gaz naturel.
Action n°8 : Suppression des opérations de préchauffage systématique d’une poche de secours.
Action n°9 à 11 : Arrêt des équipements hors des périodes de production.
Action n°12 : Dopage du gaz de HF en hydrogène.
Des gains substantiels en perspective :
L’ensemble de ces actions permettra de réduire notre consommation de gaz naturel et in fine d’alléger la facture de gaz pour Saint Gobain PAM Canalisation. Il est vrai que sur le site de Pont à Mousson, il est sans doute plus simple qu’ailleurs de réduire la consommation de gaz naturel vu que nous disposons en grande quantité d’une énergie de substitution : le gaz de haut fourneau.
Quelques exemples valent parfois plus qu’un grand discours. L’arrêt des brûleurs de la flasque du Mélangeur 5 devrait permettre d’économiser 5 040 MWh/an soit 1,3 millions d’euros d’économie sur la base du prix du gaz au budget 2023.
L’optimisation de la consommation de gaz de haut fourneau pour le fonctionnement du four 6 mètre a permis d’économiser 1 365 MWh en octobre soit la jolie somme de 56 000 €.
Le bon sens a fini par l’emporter !
Si la réalisation d’économies tant en consommation qu’en facture est une bonne chose, la CGT avait tout de même mis en garde la direction sur le fait qu’il ne fallait pas prendre de risque avec les installations. En d’autres termes, il fallait bien mesurer le « bénéfice / risque » sur chaque opération.
Ainsi, la CGT avait argumenté longuement en CSE et en dehors, sur les risques que faisait courir l’arrêt des brûleurs des fours CEM. Pour la CGT, l’arrêt de la chauffe ne nous faisait gagner quasiment rien en consommation et en facture, mais nous faisait courir un vrai risque sur le réfractaire des Fours CEM.
Dans un premier temps suspendu par la direction, cette action a été purement et simplement supprimée car il est vrai que les 472 MWh/an de gain représentant 19 000 € sur la base des prix du mois d’octobre ne pèsent pas grand-chose face au coût de réfection.
Le mois prochain, la direction présentera le suivi du plan d’économies d’électricité qui sera un véritable enjeu tant l’approvisionnement en électricité risque d’être difficile au début d’année 2023.







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