Édito :
Vivre dignement de son travail !

Depuis le début 2022, le pouvoir d’achat est en tête des préoccupations des français, toutes les études d’opinion le soulignent.
De préoccupation, le pouvoir d’achat est devenu un véritable « casse-tête » pour beaucoup d’entre nous !
En effet, avec une inflation galopante qui représentait 6,1 % en août, 5,6 % en septembre, le pouvoir d’achat des salariés, des retraités et le pouvoir de survie de ceux qui bénéficient des minima sociaux est réduit à peau de chagrin.
Derrière les 5,6 % d’inflation du mois de septembre se cache une autre réalité, celle du quotidien : 17,9 % d’augmentation sur les produits énergétiques, + 9,9 % sur l’alimentation et+ 20 % sur le gasoil
Sur un an, le fioul domestique a augmenté de 70 %, le gaz de 30 %, le bois de 25 % et l’électricité de 10 %.
Bien sûr, le SMIC a été réévalué mais pas du même montant que celui de l’inflation. Et pour ceux qui ne sont pas SMIC, ils voient leur salaire lentement mais surement rattrapé par le salaire minimum.
Les salariés de Saint Gobain PAM Canalisation n’échappent pas à la règle et ce n’est pas les 2,8 % d’augmentation générale obtenus en 2022 qui permettront de faire face à ce choc d’inflation.
Par le passé, notre entreprise avait la réputation d’avoir de bons salaires, ce n’est plus le cas aujourd’hui et cela explique en partie nos difficultés de recrutement.
Notre grille de salaire est fortement décalée, pour un ouvrier, il faut être coefficient 215 – P3B pour avoir un salaire de base supérieur au SMIC. Un ouvrier nouvellement embauché démarre coefficient 170 – P1B avec un salaire de base de 1 465 € brut, quant aux intérimaires, la plupart d’entre eux démarrent au coefficient 155 – O3B à 1 377 € bruts.
Les primes de rendement ou d’ancienneté, les majorations de nuit et d’autres éléments variables permettent à nos salaires de dépasser le SMIC.
La CGT revendique le droit de vivre dignement de son salaire et cela passe par l’augmentation des rémunérations, une échelle mobile des salaires permettant d’appliquer les augmentations du SMIC dans les grilles de salaire conventionnel et d’entreprise et l’indexation automatique des salaires sur l’inflation.
À Saint Gobain PAM Canalisation, la CGT revendique une augmentation générale de 5 % en rattrapage de l’année 2022, l’ouverture de la grille des salaires, de l’ouvrier au cadre, avec un salaire de base d’entrée égal au SMIC.
Être reconnu dans sa dignité de travailleur, c’est avoir un salaire qui permette à minima de faire face au quotidien, ce n’est plus le cas aujourd’hui ! C’est pourquoi la CGT appelle à la mobilisation Jeudi 27 octobre pour vivre dignement de notre travail.
Plan de recrutement RH
Le Service R.H. a participé à plusieurs forums de l’emploi afin d’attirer de nouveaux talents vers notre établissement.
En parallèle, les liens se sont renforcés avec la Mission Locale pour l’emploi afin d’attirer les plus jeunes demandeurs d’emploi, une visite avec présentation de nos métiers a été organisée dernièrement.
Pour le mois de septembre, 150 CV ont été reçus dont 23 dans le cadre du dispositif de cooptation. Sur les 150 CV, 80 ont débouché vers des entretiens téléphoniques ayant entraîné 30 entretiens physiques.
21 embauches ont été validées, 13 en septembre dont 4 intérimaires, 8 en octobre dont 4 intérimaires.

Saint Gobain PAM Canalisation développe également un plan de communication avec une campagne d’affichage « PAM recrute » et des spots radio sur NRJ. Une campagne est également en cours sur les réseaux sociaux.
Saint Gobain PAM Canalisation a participé à des évènements tels que le Marathon de Metz ou Octobre Rose à Blénod et à Pont à Mousson dans le but de développer le fameux « PAM recrute » !
La CGT reste dubitative par rapport à la transformation de salariés le week-end en « enseignes publicitaires pour PAM ».
Même si la faim justifie souvent les moyens, lorsqu’il s’agit de notre participation à des opérations caritatives comme « Octobre Rose », n’oublions pas le message initial portée par l’évènement. Il est dommage que le volet prévention ait été totalement oublié.
Les faits marquants de septembre …
Métal – énergie :
16 000 tonnes de fonte liquide dont 1 300 tonnes de gueusets ont été produites avec le HF3. 1 500 à partir du Four Thor.
Malgré un incident sur le Haut-Fourneau et une explosion au niveau des clapets, nous n’avons pas eu de remonter de liquide aux tuyères.
Cependant, le mois de septembre a encore été marqué par des difficultés d’approvisionnement en pellets avec 191 wagons réceptionnés pour 779 programmés.
Ligne 6 mètres :
Seulement 16 postes de production ont été réalisés au mois de septembre. Les pertes de rendement de la coulée représentent environ 30 %.
10 % pour des pannes, 8 % à cause de la saturation des ébarbages et le reste en lien avec un mix produits représentant 24 gammes différents pour rattraper le retard.
Sur ce dernier point, la CGT estime qu’avec le renforcement des équipes, nous pourrions dédier une machine au rattrapage du retard avec des gammes spécifiques.
Il semblerait que le plan d’actions déployé par le chef de service de la 6 mètres porte ses fruits en matière de qualité.
Des investissements sont prévus pour la mise en place de la translation électrique sur la Machine 5.
La cellule process va être renforcée avec l’embauche d’un alternant et un travail particulier sur la partie zingage.
Ligne 7 mètres :
28 postes ont été réalisés à la 7 mètres avec une cadence de 75 % et un bocage de 5,1 % pour un alloué de 5,7 %.
Ligne 8 mètres :
4 postes ont été réalisés en septembre avec une cadence de 81 % pour un taux de bocage de 6,1 %, quasiment au budget.
Résultats économiques :
Ces informations pouvant être utilisées par nos concurrents, elles ne sont disponibles uniquement sur la version papier.
Point sur les entrées en commande …

Le carnet de commandes actuel permet d’envisager une activité au niveau actuel jusqu’au mois de mars.
En effet, de belles affaires sont en cours de production, notamment :
En France : 6 500 tonnes pour l’affaire AVA 35.
En Europe : 3 100 tonnes pour l’affaire DUNA en Hongrie, 2 500 tonnes pour l’affaire SHUMEN en Bulgarie, 1 500 tonnes pour l’affaire DENYS en Belgique 1 000 tonnes pour l’affaire HTI Collins en Allemagne, 1 000 tonnes pour l’affaire Davies Limited en Irlande.
Au Grand Export : 3 300 tonnes pour l’affaire RWANGUBA au Congo, 600 tonnes pour l’affaire Nouv’Eau au Maroc.
Au total, les affaires en cours représentent 21 650 tonnes.
Les prévisions à court terme prévoient l’entrée en commandes d’ici quelques semaines de 61 200 tonnes.
À plus long terme, la direction a bon espoir de voir entrer encore 44 000 tonnes.
Le plan réduction d’énergie …
La direction a présenté aux membres du C.S.E. son plan d’actions de réduction des coûts de l’énergie. Ce dernier s’inscrit dans les directives du gouvernement visant à une réduction de 5 % de la consommation.
La CGT a mis en garde à plusieurs reprises la direction contre toute mesure qui dégraderait les conditions de travail des salariés ou nos process de production. La CGT a d’ailleurs fait des propositions, notamment en ce qui concerne le passage en led de l’éclairage, l’installation de panneaux solaire, la récupération du gaz de Haut-Fourneau ainsi que de la chaleur issue de nos process de production.

État des lieux de nos consommations :
À la fin du mois de juin 2022, nous avions acheté 75 000 MWh de gaz naturel représentant 6 516 000 Nm3.
Côté gaz de Haut-Fourneau, nous en générons 141 000 MWh et en réutilisons 103 000 en interne, ce qui représente une perte de 27 % qui pourrait être réutilisée.
Cependant, l’utilisation du gaz de Haut-Fourneau comporte quelques contraintes. Son pouvoir calorifique est inférieur de 10 % à celui du gaz naturel, c’est un gaz corrosif qui nécessite un suivi du réseau gaz tous les 5 ans et surtout sa production est très variable.
Malgré tout, la CGT a souligné que nous disposions d’une énergie gratuite et qu’il fallait l’utiliser au maximum afin de faire diminuer nos achats de gaz naturel. C’est un véritable avantage dans la période actuelle, c’est surtout un cercle vertueux permettant de recycler une ressource.
Le plan d’actions de réduction de la consommation de gaz :
Des actions sont déjà mises en œuvre telles que l’arrêt des brûleurs de la flasque, l’arrêt complet du Mélangeur 4, l’optimisation de la régulation du Four 6 m, le chauffage des locaux tertiaires sans les chaudières Wanson.
D’autres actions vont voir le jour d’ici quelques temps. Une demande d’investissement a été réalisée pour une chaudière au gaz de haut-fourneau. Des études sont en cours concernant la conversion de certains brûleurs au gaz de Haut-Fourneau, la diminution de la température des vents chaud et la réduction du temps d’inversion des Cowper.
La CGT a mis en garde la direction concernant l’arrêt des brûleurs des Fours CEM/JUNKER le week-end. Elle a rappelé que l’on prenait un risque avec le réfractaire et l’installation elle-même.
Concernant les économies d’électricité un plan Led est en cours de déploiement ainsi que la mise en place d’un compresseur à vitesse variable.
Idée lumineuse si l’on peut s’exprimer ainsi, les lumières seront éteintes lorsqu’il n’y a pas de production la nuit et le week-end.
D’autres pistes de travail sont à l’étude, notamment la récupération des calories du laitier ou l’installation de panneaux solaire dans les zones les moins poussiéreuses.
Enfin, les arguments de la CGT ont été entendus concernant la remise en état du réseau économiseur 1 permettant de récupérer la chaleur du four 6 mètres afin de chauffer les vestiaires centrif et ATO, l’atelier central et les bureaux et vestiaires de l’atelier Général.
En bref …
Le Four Thor déjà indisponible :

À peine plus d’un mois après sa mise en service, le Four Thor connaît déjà son premier incident technique. En effet, après le redémarrage du 18 octobre, le couvercle a rompu lors de la première fusion.
Évidemment, le couvercle de secours n’a toujours pas été livré ce qui a eu pour conséquence l’annulation de plusieurs postes de production.
D’ailleurs d’après les informations en notre possession, tout n’aurait pas été fait dans les règles de l’art. Suite aux incidents sur le HF3, le redémarrage du Thor aurait été hâté entraînant l’incident sur le couvercle.
Pour la CGT, dans la période compliquée que nous traversons, l’ensemble des prescriptions doivent être respectées et si aucun risque ne doit être pris pour la sécurité du personnel, il en va de même avec les installations.







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