Édito

L’urgence du retour à la Paix par une solution négociée en Ukraine !

Une fois n’est pas coutume, l’édito traitera d’un sujet extérieur à Saint Gobain PAM Canalisation, le conflit armé en Ukraine.

La CGT rappelle que c’est le président russe Vladimir Poutine qui a pris la lourde responsabilité d’ordonner le bombardement de dizaines de sites militaires à travers toute l’Ukraine et aux troupes de l’armée de terre russe de franchir la frontière en plusieurs points du territoire ukrainien.

Ces bombardements supposément ciblés ont déjà touché des quartiers d’habitation et ont causé des pertes civiles. La vie de millions d’Ukrainiens est bouleversée.

Cette décision peut provoquer un embrasement dramatique de la région et conduit déjà les populations civiles de plusieurs grandes villes, en particulier de Kiev, à fuir vers l’ouest, abandonnant en catastrophe leurs logements.

La CGT alerte sur les risques de généralisation du conflit et appelle l’ensemble des dirigeants des parties concernées à ne jouer en aucun cas la carte de l’escalade. Les armes doivent se taire immédiatement et laisser la place à une solution diplomatique plaçant au cœur l’aspiration des populations à vivre libres et en paix !

La CGT condamne, comme elle l’a toujours fait, les menées impérialistes des grandes puissances, l’irresponsabilité des dirigeants qui font le choix des armes plutôt que du dialogue, les cadres d’alliance militaire dont l’OTAN qui représentent une menace permanente pour la paix.

A l’instar de nombreuses voix en France et dans le monde, la CGT exhorte tous les responsables politiques à arrêter de suivre la logique militaire et à faire prévaloir l’aspiration des peuples à la paix.

Face à une guerre qui une fois encore se traduira par des morts, des destructions et des reculs sociaux, la CGT est aux côtes des travailleuses et travailleurs d’Ukraine, de leurs organisations syndicales.

Elle est aussi aux côtés des travailleuses, travailleurs et des organisations syndicales, des pays qui seront rapidement impactés par cette guerre, notamment ceux de Russie et des pays limitrophes de l’Ukraine.

Tous les peuples sans exception – qui sont confrontés à une crise globale (climatique, sanitaire, sociale…) frappant d’abord les plus pauvres, les plus fragiles – n’ont rien à gagner à une nouvelle guerre !

Les priorités pour les peuples et l’avenir de l’humanité se nomment : paix, préservation de l’environnement, justice sociale, réalisation des droits humains, désarmement !

Le budget Usine 2022 …

À l’occasion de ce C.S.E., la direction a présenté les grandes lignes du budget 2022 pour l’Usine de Pont à Mousson.

Activité :

270 000 tonnes sont à produire au trou de coulée du haut fourneau pour atteindre les objectifs du budget soit 12 % de plus par rapport à la RF3 du budget 2021.

En ce qui concerne les Centrifugations, le budget 2022 prévoit plus de 210 000 tonnes mises sur parc soit 18 % de plus que la RF3.

Les livraisons de Métal à la Fonderie devraient augmenter de 7,1 % avec un objectif à 63 000 tonnes.

Productivité :

La DG a fixé un objectif ambitieux à l’Usine de PAM avec une amélioration 3,6 % des résultats  par rapport à la RF 3 de 2021.

Les conditions pour y parvenir, nous les connaissons, maîtrise du process, transmission des savoirs et des savoir-faire et bien évidemment des investissements dans l’outil de production. Les embauches, en d’autres termes, l’investissement dans le capital humain de l’entreprise, sera aussi l’une des clés de la réussite en 2022.

Les achats :

Le budget prévoit une augmentation de ce poste de 6,8 % par rapport à la RF 3. Objectivement, c’est sans doute la plus grosse incertitude de ce budget compte tenu du contexte international.

Les investissements :

Le budget investissement 2022 avoisine 22 millions d’euros dont 11 millions en productivité.

Parmi les principaux projets, nous retrouvons : le four Thor (6 millions d’€), la tronçonneuse CG (1,5 million), préparation de surface à la 6 m (1,4 million), la mécanisation de la HMC (900 000 €), différentes réfections sur le HF et mélangeur (2,5 millions), 5 millions dans divers projets en maintenance, 585 000 € dans la digitalisation, 530 000 € de matériel, 228 000 € en EHS.

Pour la CGT, ce budget est ambitieux et le chemin pour y parvenir reste tortueux. Le niveau d’investissement dans notre établissement est conséquent et c’est une bonne nouvelle.

Les faits marquants !

Métal-Énergie :

21 666 tonnes dont 3 089 tonnes de gueusets ont été produites au trou de coulée du HF3. Le mois de janvier a été très marqué par des remontées de liquide aux tuyères.

Un plan d’action spécifique continue à être déployé afin de limiter l’entrer des fines dans le Haut Fourneau.

La distribution métal a fonctionné à trois fours, les travaux sur le Four Thor se poursuivent.

Ligne 6 mètres :

La cadence en Petits Diamètres s’établit à 75 % suite à différents incidents techniques : pannes sur le ramassage et l’enfournement, des incidents sur le haut fourneau et un fort absentéisme lié au Covid. Le taux de bocage est de 10 %.

La cadence en Moyens Diamètres s’établit à 75,1 % pour un taux de bocage de 12,6 %.

Concernant le chantier TEP, le manque de tuyaux et les pertes de vitesse sont les principales causes de la baisse du taux de rendement synthétique de ce secteur.

Au Vernis se sont les arrêts de process qui expliquent un TRS bien en deçà des attentes.

Grands Diamètres :

Sur la Ligne 7 mètres la cadence s’établit à 86 % pour un taux de rebut de 11,8 % (près du double de l’alloué budgétaire).

Sur la Ligne 8 mètres la cadence s’établit à 95 % pour un taux de bocage de 8,1 %. Ces deux lignes ont été marquées par un fort absentéisme lié au COVID.

Résultats économiques :

Ces informations pouvant être utilisées par nos concurrents, elles ne sont disponibles uniquement sur la version papier.

Focus sur les travaux du HF3 …

Une réfection partielle du HF 3 est prévue aux congés 2022 avec comme objectif de prolonger la durée d’exploitation du haut fourneau jusqu’en 2027.

Cette prolongation permettra d’affiner les études afin de choisir le nouveau moyen de fusion de demain.

Depuis quelques années, nous constatons la création de garni important au niveau des étalages.

Une réfection seule ne permettra pas de résoudre le problème et de retrouver une marche stabilisée.

En plus de la réfection, le plan d’actions suivant va être mis en place afin de maîtriser les paramètres :

  • Limiter l’entrée de fines des matières enfournées (pellets, coke, fines de coke, castine) avec l’élimination des fines de pellets humides, l’utilisation de pellets à forte teneur en Oxyde de Calcium et une révision de la gestion des fines lors des opérations de nettoyage.
  • Améliorer le chargement du Haut Fourneau avec un contrôle de la répartition des matières sur la cloche, la mise en place d’une rotation alternée sur la trémie tournante, la révision complète du gueulard.
  • Améliorer le refroidissement extérieur en sectorisant le refroidissement sur la circonférence du HF.
  • Une réfection de l’intérieur du Haut Fourneau.

Pour la CGT, il est indispensable de maitriser le haut fourneau si nous voulons atteindre les objectifs du budget. C’est aussi un élément indispensable si nous voulons maîtriser le coût métal et in fine, l’ensemble de nos coûts de production.

Le plan présenté en C.S.E et résumé succinctement dans cet article, semble être de nature à répondre aux enjeux. Il s’appuie sur le retour d’expérience de notre marche avec les pellets.

Quel moyen de fusion demain ?

À la demande de la CGT, un point spécifique sur les moyens de fusion existant a été mis à l’ordre du jour du C.S.E.

Il est vrai que le sujet est particulièrement sensible, anxiogène et qu’un certain nombre de contrevérités sont élevées au rang de vérités universelles y compris dans la presse locale, désinformée par un porte-parole prétendu expert en la matière.

La CGT fera paraitre prochainement une publication plus complète sur les différentes options qui s’offrent à nous en matière de moyens de fusion.

Quelques mots tout de même pour rappeler les enjeux.

Le premier et c’est essentiel, le choix du moyen de fusion conditionnera la pérennité de notre entreprise. Pour la CGT, il est clair qu’une erreur dans le choix du moyen de fusion pourrait s’avérer mortifère.

Le second enjeu est la qualité du métal. En effet à Pont à Mousson, nous produisons une fonte spécifique, répondant à des critères particuliers.

Nos spécificités font qu’un moyen de deuxième fusion ne sera pas adapté pour PAM, tout comme une production 100 % ferrailles.

Voilà qui clos assez brutalement un débat.

Le passage en 2ème fusion (four électrique) à PAM aurait pour conséquence une très forte dégradation des cadences et de la qualité de nos produits.

Une fois ce constat effectué, il reste à regarder également comment décarboner le plus possible notre production.

Il est vrai que le coût carbone, comme le coût des énergies sera l’un des enjeux pour l’avenir du site de PAM et plus largement de Saint Gobain PAM Canalisation.

Concernant les moyens de fusion, en fonction de la quantité que nous voulons produire plusieurs options s’offrent à nous :

  • Garder le haut fourneau et substituer l’injection de charbon par du gaz de haut fourneau, de biomasse ou d’hydrogène.
  • Substituer le haut fourneau par un DRI (convertisseur de réduction direct) à hydrogène ou gaz naturel, le tout couplé à un four électrique à arc.
  • Un four électrique à arc en se fournissant à l’extérieur pour nos matières premières.

Voilà les hypothèses les plus réalistes concernant les moyens de fusion de demain.

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