« On n’est jamais mieux battu que par soi-même » !
Ce célèbre proverbe Shadock, illustre parfaitement le positionnement de l’intersyndicale CFDT – CFE CGC – CFTC au travers d’un article paru il y a quelques jours dans les colonnes de l’Est Républicain !

Comment ne pas relayer la « colère froide » totalement justifiée des salariés, spécialement des 150 potentiellement mis « hors-jeu », d’un trait de plume, par l’intersyndicale, notamment du côté des Hauts Fourneaux ! Nous y reviendrons plus tard.
Pas un mot sur l’affaire Electrosteel :
Que ce soit dans leur tract ou dans la presse, l’intersyndicale CFDT – CFE CGC – CFTC ne dit mot sur Electrosteel et le subventionnement de son installation par le gouvernement via France Relance.
Pas un mot sur les méthodes commerciales de notre concurrent indien qui bafoue allègrement les règles européennes pour lesquelles il a d’ailleurs été condamné à plusieurs reprises. Cette entreprise aux méthodes de voyou ne respecte rien.
Pas un mot sur la réciprocité, qui reste un enjeu majeur dans ce dossier, lorsque l’on sait que le marché européen est totalement ouvert et qu’aucun acteur européen ne peut vendre un tuyau en Inde.
Non, l’Intersyndicale préfère taper à bras raccourcis sur Saint-Gobain PAM Canalisation, quasiment responsable à ses yeux de l’installation d’Electrosteel.
Bien sûr, l’entreprise n’est pas exempte de tout reproche, d’ailleurs, la CGT n’hésite pas à en faire. Mais de là à jeter le bébé avec l’eau du bain, il y a un pas que la CGT ne franchit pas !
Déclarer que le Groupe Saint Gobain n’investit pas à PAM comme le porte-parole de l’intersyndicale le prétend est un mensonge !
Ces dernières années, environ 140 millions d’investissements qui ont été réalisés.
Dire que 60 % des raccords sont fabriqués en Chine, alors que l’intersyndicale n’a pas dit un mot sur la fermeture du V Process, c’est de la malhonnêteté intellectuelle !
Clairement, l’intersyndicale tire une balle dans le dos à notre entreprise et marque un joli but contre son camp.
Comme le disait Audiard : « il y en a qui osent tout, c’est à cela qu’on les reconnaît ».
Y a-t-il de la place pour un nouvel acteur ?
C’est sans doute par là qu’il fallait commencer !
Aujourd’hui, le marché européen de la canalisation en fonte est saturé. Un rapport de la Commission Européenne étayé par des chiffres d’Eurostat considère que les capacités de production des acteurs européens représentent environ 800 000 tonnes et qu’elles sont utilisées environ à 55 %.
Ajouter 80 000 tonnes supplémentaires ne fera que tirer les prix vers le bas, asphyxiant peu à peu les acteurs européens.
Dans ces conditions, il suffira à Electrosteel d’inonder le marché avec des produits low-costs fabriqués en Inde et d’attendre tranquillement que le fruit soit mûr.
Electrosteel ne fabrique pas les mêmes produits que PAM.
C’est l’argument du gouvernement et de ceux qui ne connaissent pas le dossier. Pourtant, un petit tour rapide sur le net permet de se procurer le catalogue des deux entreprises.


Et là Ô miracle, ce sont exactement les mêmes produits. Certes, PAM Lock devient Electro Lock, PAM Pur, Electro Pur.
Et puis il y a le petit bonbon, le pain d’épice de la Saint Nicolas : Electrosteel utilise un revêtement extérieur fibreux totalement novateur !
Horreur, malheur, l’entreprise Saint-Gobain PAM, dépassée de toute part, se serait fait doubler dans l’innovation !
Eh bien non ! Pas de scoop, il s’agit en réalité du revêtement ZMU, inventé par Saint Gobain PAM dans les années 60 et actuellement produit en Allemagne et à Toul.
Cyril Hahang, actuel directeur d’Electrosteel Europe devait déjà en vendre lorsqu’il officiait pour Saint Gobain PAM au Moyen Orient à la fin des années 90.
Quel moyen de fusion demain ?
C’est une question qui revient régulièrement, environ tous les dix ans lorsque les Hauts Fourneaux arrivent en fin de vie et que la question de la réfection complète se pose.
Le HF3 sera en fin de vie en 2027 et il conviendra de répondre à l’équation suivante : comment produire le métal le moins cher possible, en quantité suffisante et dans les conditions environnementales les plus satisfaisantes, en intégrant l’objectif zéro émission de CO2.
Pour la CGT, il est indispensable de produire de la fonte de première fusion afin d’être en capacité de réaliser les mêmes productions qu’aujourd’hui.
À ce stade, plusieurs options sont étudiées par la direction et à terme, un arbitrage qui tiendra compte de l’ensemble des éléments, notamment de l’impact social sera arrêté.
Rappelons que le four de fusion à arc défendu par l’intersyndicale ne permet pas de produire de la première fusion, et que ce type d’installation est très gourmande en consommation électrique. Lorsque l’on voit la flambée du coût de l’électricité, cette installation pourrait poser de vrais problèmes de coût métal.
Sur le plan environnemental, pour réaliser le même tonnage qu’aujourd’hui, il faudrait se faire livrer 14 000 camions de ferraille par an avec un impact carbone non négligeable.
La CGT s’oriente plutôt, une fois l’impact social clairement établi, vers un convertisseur à hydrogène (verte de préférence), permettant 0 émission de carbone et une fonte de première fusion.
SAM pour PAM : il ne manquait plus que cela !
SAM pour PAM c’est le projet de l’intersyndicale. SAM pour Société à Mission, rien à voir avec SAM celui qui ne boit pas. Parfois, ça va mieux en le disant !
L’intersyndicale veut donc que Saint-Gobain PAM Canalisation devienne la 244ème société à mission, rejoignant avec panache « le slip français » ou encore Citéo impliqué dernièrement dans le scandale financier des Pandora Papers.
Les sociétés à mission ont été créées avec la Loi Pacte. Pour simplifier, cette loi offre aux entreprises la possibilité d’une gouvernance partagée et d’inscrire aussi dans leurs statuts des objectifs sociaux et environnementaux.
Certes, c’est une démarche vertueuse, mais rappelons que dans la société actuelle, même si la CGT ne partage pas totalement cette vision, la vocation d’une entreprise est de produire, vendre et gagner de l’argent.
Aujourd’hui, Saint Gobain PAM Canalisation a déjà bien du mal à produire et vendre. Quant à gagner de l’argent, depuis quelques années, c’est le Groupe Saint Gobain qui fait « des chèques » chaque année pour éponger les pertes.
Ce n’est sans doute pas par hasard qu’aucune entreprise d’industrie lourde n’a opté pour ce mode de gouvernance.
Une belle entreprise comme la nôtre mérite mieux que les élucubrations de certains.
C’est peut-être dommage pour le sémillant et frétillant porte-parole de l’intersyndicale, Didier Rivelois qui aspire peut-être au poste suprême, mais qui voudrait de lui comme PDG ! Alors de grâce Didier, laissez le théâtre subventionné aux artistes !
Arrêtez de miner le moral des troupes !
À une autre époque, la 5ème colonne était une unité infiltrée ayant pour mission entre autres de miner le moral des troupes.
Dans son tract et son article, l’intersyndicale nous tire une balle dans le dos ! Pourquoi enfoncer Saint-Gobain PAM Canalisation, déjà confronté à de nombreuses difficultés ? À qui profite ce genre de comportement ? Pas aux salariés de Saint-Gobain PAM ni aux 6 000 emplois qui dépendent de cette activité.
Messieurs de l’Intersyndicale, si vous souhaitez changer d’entreprise, pas besoin de « couler » la nôtre, vous pouvez toujours gratter à la porte d’Electrosteel, ils vous recruteront sûrement pour les services rendus !








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