Édito …
Un rappel cruel de la dangerosité de nos métiers.
Mardi 17 février, lors d’une opération de prise d’échantillon, une explosion s’est produite à la Distribution Métal au niveau des Fours CEM.
Cette explosion de métal liquide a blessé assez gravement notre collège intérimaire qui réalisait la prise d’échantillon. La victime a subi des brûlures aux 2ème et 3ème degrés.
Nos premiers mots iront à l’endroit de la malheureuse victime, la CGT lui adresse tout ses vœux de prompt rétablissement, des vœux auxquels nous associons l’ensemble de notre communauté de travail.
Ensuite, nous tenons à saluer l’équipe des Fours CEM, qui malgré le choc a été exemplaire dans la prise en charge de la victime.
Une prise en charge également saluée par les secours, étant donné qu’elle aidera probablement la blessure à mieux se soigner.
Compte tenu de la gravité de l’accident, la CGT a demandé la tenue d’une réunion extraordinaire de la CSSCT Métal-énergie. A l’issue de ses travaux, la CSSCT a décidé de diligenter une enquête.
Cette enquête devra établir précisément les circonstances de l’accident et préconisera également un plan d’actions afin que les conditions de survenue d’un tel accident ne se reproduisent plus.
Il est utile de rappeler que notre collègue portait l’ensemble des équipements de protection individuelle requis dans la fiche de sécurité au poste de travail et qu’il était reconnu par tous, comme exemplaire en matière de respect des consignes de sécurité.
Toujours au mois de février, plusieurs accidents, certes moins graves, mais qui auraient pu entrainer de dommages corporels significatifs ont eu lieu en Centrif.
Ces accidents sont des rappels cruels de la dangerosité de nos métiers qui nécessitent une vigilance individuelle et collective de chaque instant, des formations poussées, des process respectés, des installations et des outils conformes aux prescriptions.
Nous devons aussi être encore plus efficaces dans notre démarche de prévention des risques, mettre à jour et adapter si nécessaire nos procédures, réinterroger nos process et remplacer ce qui est dangereux par ce qui l’est moins.
Soyons donc prudents et vigilants pour nous et nos collègues.
Postes supplémentaires :
Des postes supplémentaires complets (coulée, ébarbage, revêtements, maintenance, qualité, distribution métal) seront organisés au cours de ces prochaines semaines.
Ligne 8 mètres : le samedi 21 mars. Pour rappel : les heures supplémentaires réalisées ouvrent droit à une majoration de 25 % de chaque heure supplémentaire ainsi que le paiement d’une prime de poste supplémentaire de 50 €.
Lignes 7 & 8 mètres : le lundi 06 avril (férié). Pour rappel : le travail d’un jour férié ouvre droit au paiement d’une indemnité et d’une majoration férié (100 % chacune). En cas de pose de CP le 06 avril, un salarié (des secteurs concernés) percevra une indemnité férié de 100 %.
5×8 Machine FEIN :
La Direction souhaite organiser la production des secteurs FEIN 8 M et HMC MDN/GDN en 5×8 pour 12 semaines (3 mois) à partir du 23 mars.
15 salariés seraient concernés, sur la base du volontariat.
Une réunion de négociation se déroulera le 05 mars sur le sujet.
Faits marquants et résultats économiques :
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La question du mois :
Quelles perspectives d’activité en 2026 ?
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Décryptage :
La gestion de l’eau et de l’assainissement :
une politique publique qui a des conséquences sur notre activité !
Les 15 et 22 mars prochains se dérouleront les élections municipales et la désignation des représentants dans les intercommunalités.
Ces élections auront des conséquences sur notre activité car la compétence « eau et assainissement » est dévolue aux communes et de plus en plus aux communautés de communes.
Les différents modes de gestion :
La commune, ou le regroupement de commune, est toujours l’autorité publique organisatrice. Ce sont eux qui décident du mode de gestion de ce service public.
Les collectivités ont le choix entre deux modes de gestion :
- La gestion directe (régie municipale).
- La gestion déléguée à une entreprise (délégation de service public) établie sur la base d’un appel d’offres ouvert à la compétition.
Les deux services publics peuvent être gérés par un même mode de gestion ou par deux différents.
Quel que soit le type d’organisation retenu, la collectivité locale reste l’autorité organisatrice qui contrôle celui qui exécute et elle conserve la propriété des infrastructures.
L’eau paie l’eau !
C’est le principe directeur qui régie les ressources du budget de l’eau des différentes collectivités organisatrices.
C’est d’ailleurs l’assemblée délibérative locale (Conseil Municipal ou intercommunalité) qui fixe le prix du Service de l’eau.
En moyenne en France, en 2025 le prix de l’eau était de 2,32 € /m3, celui de l’assainissement de 2,37 € / m3.
Le principe « l’eau paie » permet d’être sûr que les ressources du service des eaux soit dépensées pour l’eau. En revanche, il y a une limite : si nous avons besoin de ressources supplémentaires, pour changer les canalisations par exemple, il n’y a pas d’autres moyens que d’augmenter le prix de l’eau.
L’état du réseau français :
En France, 50 % du réseau d’eau ont été posés après 1970. 27 % du réseau ont été posés entre 1971 et 1980.
26 % du réseau ont été posés entre 1946 et 1965.
La valeur patrimoniale du réseau représente 135 milliards d’euros.
En terme de qualité de l’eau distribuée 98,5 % des analyses microbiologiques sont conformes et 98,7 % des analyses physico-chimiques.
Les matériaux qui constituent le réseau français :
Le réseau français est constitué à 88 % de tuyaux en fonte et PVC.
Le réseau se décompose de la manière suivante :
- 17 % (147 800 km) en fonte grise.
- 24 % (205 900 km) en fonte ductile.
- 31 % (275 000 km) en vieux PVC.
- 16 % (141 800 km) en PVC récent.
- 4 % (35 400 km) en amiante-ciment.
- 3 % (25 900 km) en acier.
- 5 % (43 100 km) en divers matériaux.
Dans le « match » PVC / Fonte, c’est pour le moment le PVC qui domine avec 46 % du réseau contre 41 % pour la fonte.
Quels résultats de la politique de l’eau :
Nous l’avons vu au-dessus, il y a 36 000 politiques de l’eau dans notre pays, autant que de communes. En réalité, il y en a un peu moins 14 000 autorités organisatrices et autant de politiques différentes.
Le résultat est pour le moins contrasté avec un taux de fuite de 19 %, ce qui représente 960 millions de m³ d’eau prélevés qui n’arrivent pas au robinet.
Cette eau n’est pas perdu pour tout le monde, puisque c’est le consommateur qui paie car les charges de service sont calculées sur les m³ d’eau prélevés.
SG PAM peut-elle tirer son épingle du jeux ?
Tout d’abord, lorsque l’on voit le taux de renouvellement du réseau d’eau potable, il faudra 144 ans, au rythme actuel, pour remplacer l’intégralité du réseau français.
Ensuite, avec un renouvellement 5 610 km en 2025 pour l’ensemble des matériaux, la part de la fonte explique finalement les difficultés actuelles pour les centrifugations en Petits et Moyens Diamètres.
Nous avons sans doute des démarches spécifiques à réaliser en matière de prescription afin d’imposer la fonte comme matériau de référence.
Nous devons également être plus offensifs sur le risque sanitaire lié au PVC avec les PIFAS. Des actions ont été engagées, mais nous pouvons probablement monter de plusieurs crans. Voilà un challenge sympathique pour notre service communication.
Certains spécialistes estiment qu’à horizon 2050, le prix de l’eau devrait augmenter de 0,50 à 1 € / m³ afin de financer le renouvellement du réseau. Pour certaines collectivités, spécialement celles qui ont un rendement fortement dégradé, ce prix risque d’exploser !
Tout cela représente une somme de 5 milliards d’euros dont il nous faudra capter une bonne partie.
La CGT pour sa part, estime que nous sommes arrivés au bout d’un système en matière de gestion de l’eau et d’assainissement. Il est sans doute temps de changer la gouvernance pour passer à un grand service public national de l’eau du type EDF, avec un prix unique de l’eau de l’ensemble du pays permettant les solidarités nécessaires entre ruraux et urbains. Payer le juste prix et réduire au maximum le taux de fuites seraient à la fois bon pour le porte monnaie des consommateurs, mais aussi pour la préservation de la ressource en eau.






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