Edito …
2025 : bonne année ou pas pour l’Usine ?
Il est vrai que tout passe tellement vite et que l’on enchaîne parfois une année sur l’autre sans forcément faire le bilan.
Alors avant de nous projeter sur 2026, regardons un peu les résultats 2025 dans les principaux domaines.
En matière d’activité, l’année 2025 s’est terminée avec la production de 130 000 tonnes de tuyaux, soit 10 % de moins qu’en 2014. Il s’agit peu ou prou du même niveau de production que l’année de la Covid 19. Les produits 6 mètres ont connu une baisse vertigineuse de près de 20 %, alors que les GDN a progressé de 3 %.
Du point de vue de l’activité, 2025 n’aura pas été une grande année.
Du côté des effectifs, nous avons débuté l’année avec un effectif moyen de 602 CDI/CDD pour finir l’année à 592.
Le nombre d’intérimaires a fluctué au cours de l’année pour un effectif moyen de 116 contrats, soit un taux d’intérim de 20 %.
C’est trop, beaucoup trop et l’activité aux GDN ne justifie pas un tel pourcentage. 2025 n’aura donc pas été une grande année en matière d’effectifs et/ou d’embauches.
En matière de productivité, nous finissons 2025 quasiment aux objectifs du budget (- 0,9%), résultat tout à fait honorable, si l’on tient compte des difficultés rencontrées en début d’année. Le taux important de rebuts de la 6 mètres a finalement réussi à être endigué, ce qui a mécaniquement amélioré nos résultats.
2025 aura donc été plutôt une bonne année du côté productivité.
Sur le plan des achats, l’année 2025 se termine avec un boni de 4,6 % par rapport aux prévisions budgétaires. Ces bons résultats s’expliquent par des prix, notamment ceux des énergies plutôt bien orientés, ce qui n’est pas forcément une bonne nouvelle en matière d’activité industrielle européenne. En outre, les matières premières sont restées à un prix bas tout au long de l’année.
2025 aura donc été une très bonne année en matière d’achats.
2025 restera également une grande année en matière de mobilisation sociale et de solidarité.
En effet, les salariés de l’Usine de PAM se sont mobilisés de manière exemplaire pour lutter contre le Pacte Social défendu par la Direction Générale.
Cette mobilisation d’une ampleur exceptionnelle sur ces 20 à 30 dernières années aura permis de préserver l’essentiel pour les actifs et de limiter la casse pour les retraités avec le plus faible viager.
Place à 2026 maintenant !
Postes supplémentaires aux GDN :
Machine 8 : samedis 07 février et 21 mars.
Machine 7 : samedi 21 févier
Les postes supplémentaires sont effectués du matin et concernent la coulée, l’ébarbage, les revêtements, la maintenance, la qualité.
Petits rappels concernant les heures supplémentaires :
Le Code du Travail autorise un contingent de 220 heures supplémentaires (obligatoires) par an.
L’accord Temps de Travail prévoit un délai de prévenance de 7 jours.
Lorsque l’employeur ne dépasse pas son contingent annuel, le C.S.E. est simplement informé (on ne lui demande pas son avis), au-delà du contingent, le C.S.E. est consulté. Les heures supplémentaires sont majorées de 25 % et un poste supplémentaire ouvre droit au versement d’une prime de 50 € bruts.
Bilan du mois et résultats économiques :
Les informations contenues dans cette article étant sensibles et pouvant être utilisées par nos concurrents, elles ne sont disponibles uniquement sur la version papier distribuée aux portes de l’établissement.
La question du mois :
Quelles sont les grandes lignes du budget 2026 ?
Cet article contient des éléments stratégiques, il est disponible uniquement sur la version papier diffusée aux portes de l’établissement.
Signé Furax !
Bienvenue en absurdie !
Médecin du Travail :
« Quand Bourriquet se fracture le crâne sur la prise en charge des blessés » !

Un ancien directeur de l’Usine de PAM répétait souvent que « l’âne corse ne cogne jamais la tête deux fois au même endroit » !
Eh bien le moins que l’on puisse dire, c’est que notre disciple d’Esculape n’est pas corse, et qu’à force de se cogner la tête contre le mur, il va finir par se fracturer le crâne !
En effet, l’allopathe mussipontain fait acte de présence tous les trois mois en C.S.E. à l’occasion du point santé/sécurité.
Et tous les trois mois, depuis une bonne année, les élus CGT lui donnent un exemple de prise en charge ratée de blessés ou de malades.
D’ailleurs, il s’agit toujours d’à peu près la même histoire, qui concerne à chaque fois des salariés différents : soit le blessé est obligé de revenir à pieds de l’hôpital de PAM ou par ses propres moyens d’un hôpital nancéien.
Soit le blessé est emmené à l’hôpital ou chez un spécialiste par un collègue ou nouveauté du mois de décembre, il y va par ses propres moyens !
Nous devons en être à la dixième version du protocole de prise en charge des blessés et cela ne fonctionne toujours pas !
Le Responsable du Service Médical applique à la lettre un célèbre proverbe Shadok : « plus ça rate, plus il y a de chances que ça marche » !
Les salariés de l’Usine de Pont à Mousson sont en droit d’attendre beaucoup mieux de quelqu’un qui dispose d’un bac +12 et qui émarge à un salaire plus que conséquent.
En d’autres termes, on en veut pour notre argent !
Une chose est sûre, s’il s’agissait d’un intérimaire ou d’un ouvrier qui faisait continuellement les mêmes erreurs, on lui aurait montré où était la porte depuis bien longtemps !
On peut rater une procédure une fois mais pas dix, on peut rater une procédure deux fois mais pas dix, pour paraphraser Jeff Tuche !
Alors docteur, trouvez une solution, il faut que la procédure fonctionne !
Initialement, nous souhaitions laisser méditer le docteur sur cette citation de Tom Hanks dans Forrest Gump : « n’est stupide que la stupidité », mais comme c’est le début de l’année et que nous avons décidé d’être sympathiques, nous l’invitons à méditer sur ce proverbe arabe : « celui qui veut faire quelque chose, trouve un moyen, celui qui ne veut rien faire, trouve une excuse ».
Fais comme je dis, mais pas comme je fais !
Nouvelle marque :
« Quand le DirCom nous réinterprète je rêvais d’un autre monde » !

A l’occasion du dernier C.S.E., le DirCom est descendu personnellement dans l’arène afin de présenter la nouvelle marque ou le nouveau logo, on n’a pas bien compris !
D’ailleurs, a certains moments de sa présentation, on avait un peu l’impression d’être dans « 1984 », célèbre roman de Georges Orwell.
Une « novlangue » est en train de se mettre en place, sous prétexte de dépoussiérer, les usines pour qu’elles deviennent des sites, comme si c’était honteux d’avoir des usines ! Petit rappel utile, sans usine, il n’y aurait rien à vendre et donc pas de marque !
Continuons dans la novlangue, il paraîtrait que le Technocentre, que certains facétieux désignaient comme « la Tour du Bonheur », risque de s’appeler le Campus. Quant aux salariés, cela fait bien longtemps qu’ils sont appelés collaborateurs.
A l’occasion du lancement de la nouvelle marque des drapeaux sont accrochés un peu partout sur les candélabres côté Pont à Mousson et en direction de Maidières.
On se croirait presqu’en URSS, à l’exception notable que les drapeaux rouges sont devenus bleus-marine.
Le siège va subir un ravalement, customisé aux couleurs de la nouvelle marque, c’est sans doute la meilleure idée de l’ensemble du concept, il en avait besoin.
Afin que le changement de marque ne reste pas un truc abstrait qui vient d’en haut, chaque salarié a reçu son kit « nouvelle marque » avec un certain nombre d’objets publicitaires.
Tee-shirt made in Bangladesh, tour de coup, stylo et boîte à goûter made in china et un joli cahier blanc (qui ne va pas le rester longtemps en production) sur lequel il est écrit « because water is precious », parce que l’eau est précieuse pour les réfractaires à la langue de Shakespeare.
L’ensemble tenant dans un joli sac publicitaire blanc made in China, avec le nouveau logo.
Que dire ! Pour une entreprise qui défend la réciprocité, le « produire français », si nos clients réalisaient la même démarche que la nôtre pour le lancement de notre nouvelle marque, nous ne produirions plus rien à partir de nos sites français ou européens !
Alors : faites comme je dis, mais pas comme je fais en quelque sorte ! Il s’agit assurément d’une faute de goût ou d’une nouvelle erreur de communication.
Le jour de la distribution du bon sens et du bon goût, notre DirCom devait être probablement en voyage !
Vite lu / vite su …
Vêtements de travail :
Bientôt des nouveaux bleus !

Un fin d’année une consultation interne a eu lieu afin de recueillir différents avis concernant les vêtements de travail ignifugés et standards.
Cette consultation a permis de faire évoluer le cahier des charges concernant nos attendus a sujet des « bleus ».
Ainsi, ont été intégrés :
- Le risque électrique et ATEX.
- Le renforcement de la protection contre les projections de fonte.
- Le retour aux tailles simples (telles qu’on peut les retrouver dans le magasins).
- La modification de la coupe et des coloris.
Au cours du premier semestre 2026, la consultation sera lancée afin de choisir le prestataire. Le changement de bleus aura probablement lieu d’ici la fin de l’année.
Casques :
Le retour du « casques métallo » !

Bonne nouvelle, le casque de type « Schuberth Bop », que l’on appelle également le casque métallo sera de nouveau disponible au magasin à la fin du mois de mars 2026.
Ce type de casque sera pour le moment « réservé » aux CDI, sa validé est de 10 ans et il est un peu plus léger que le casque de type « playmobil » qui est mis à disposition aujourd’hui.
GNR PAM et Blénod :
Le débit de la pompe va être contrôlé !

A partir du mois de février, un système de clés individuelles va être mis en place afin de garantir un suivi de la consommation de GNR des deux sites.
Chaque cariste de PAM, Blénod et entreprises extérieures se verra attribuer une clé individuelle et nominative pour accéder aux pompes de GNR du Magasin, de l’Ensilage et devant les bureaux RH. Il est plus que conseillé que le badge nominatif soit utilisé uniquement par son titulaire et surtout d’éviter tout prêt ou partage de clé.
Persiflage …
Après le « U » de amblance, voici le camion éléctrique !

Ce début d’année correspond au lancement de la « nouvelle » marque par le service « Com ».
Nouveau logo, nouveaux catalogues, nouvelles présentations, nouveaux panneaux aux entrées des usines devenues des sites, nouvelles bâches sur les camions et a priori nouvelle orthographe aussi !
Il est vrai que si Jacques Capelovici, alias Maître Capello, Bernard Pivot ou encore Prosper Mérimée quant à lui auteur de la célèbre dictée avaient vu passer le camion, ces derniers auraient sans doute été pris de spasmes ou auraient tressailli en s’attardant sur l’orthographe du mot électrique.
En effet, n’en déplaise à notre Directeur de la Communication, les dictionnaires sont formels : il n’y a pas d’accent aigu sur le 2ème «e» de électrique !
Vulgairement parlant, il vrai que « ça l’a fout mal », un camion qui se balade un peu partout pour lancer la nouvelle marque avec un mot mal orthographié !
Que vous voulez-vous, dans le monde d’aujourd’hui, c’est sans doute l’intelligence artificielle qui s’est trompée comme dans les mots croisés de « Nous sommes PAM » !
Ceci étant, c’est quand même malheureux que parmi la trentaine de communicants ayant participé à la création de la nouvelle marque et des différents supports que personne n’ait rien remarqué, excepté si le second accent est présent pour accentuer la puissance du mot électrique !
C’est peut-être le secret d’une communication qui fait mouche, qui électrise !
Cela dit, l’erreur est humaine et si tel est le cas, on en sera pour une nouvelle bâche, voire plusieurs, dont le montant viendra s’ajouter aux plus de 300 000 € (d’après les indiscrétions qui circulent ) de coût lié à ce changement de marque. Encore un bocage, comme nous pourrions le dire dans un atelier de production.
Un peu comme dans « rien à déclarer », dont les cinéphiles avertis auront reconnu la référence dans le titre, le camion à l’orthographe approximative, s’est fait arrêter puis a été corrigé à la douane CGT !
Raymond Queneau écrivait que l’orthographe « est plus qu’une mauvaise habitude, c’est une vanité ». Au moins, notre Directeur de la Com n’a pas cette faiblesse !







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