Les élus CGT interviennent régulièrement concernant le niveau des effectifs afin de savoir où nous en sommes concernant les démarches de recrutement.
A l’occasion de ces échanges, le service R.H. évoque régulièrement et depuis de nombreuses années des difficultés concernant les recrutements en maintenance.
Ces difficultés sont avérées, spécialement sur un marché de l’emploi en maintenance particulièrement saturé ainsi que la proximité du Luxembourg et de ses salaires sans commune mesure avec les nôtres.
Tout cela est vrai ! Cependant, lorsque l’on regarde nos offres d’emploi interne, les profils souhaités, les missions confiées et la classification des emplois, nous comprenons un peu mieux les difficultés de recrutement à l’Usine de PAM.
Il semblerait que dans notre établissement, nous soyons « à la recherche du mouton à 5 pattes, que nous souhaitons payer au prix d’un agnelet » !
L’exemple de l’offre d’emploi de mécanicien pour trois établissements illustre parfaitement la situation. à PAM, on veut un bac pro maintenance pour démarrer B4, alors qu’à la Fonderie, avec un CAP/BEP vous êtes C5. à l’usine de Foug, avec un bac pro, vous êtes C5.
En regardant attentivement l’ensemble des offres d’emplois, on se rend compte que ces décalages apparaissent sur l’ensemble des postes de maintenance.
Pire encore à PAM, même si vous avez de l’expérience dans un autre établissement, vous démarrez au seuil d’accueil !
La CGT a dû intervenir sur plusieurs situations individuelles en maintenance pour faire cesser des situations anormales !
Souvenez-vous, au moment de la cotation des emplois, la D.R.H. jurait la main sur le cœur que la nouvelle cotation permettrait un harmonisation entre les établissements. Pour le coup, c’est raté !
Quand c’est flou, c’est qu’il y a un loup !
La grand mère de Martine Aubry avait raison ! Si on peut comprendre qu’il y ait un seuil d’accueil pour un mécanicien sortant de l’école et n’ayant aucune expérience professionnelle (à condition qu’il soit borné dans le temps), ce n’est pas entendable pour un mécanicien ou un électromécanicien confirmé venant d’un autre établissement de SG PAM.
De plus, il y a besoin d’harmoniser les pratiques entre les différents établissements, faute de quoi, il s’installera une forme de dumping insupportable et surtout incompréhensible pour les salariés.
La CGT comprend donc mieux d’où proviennent une bonne partie de nos difficultés de recrutement en maintenance : on n’attire pas les mouches avec du vinaigre !
Il est temps que la D.R.H. harmonise les pratiques au niveau du recrutement, spécialement sur le niveau des postes, faute de quoi, les entreprises extérieures n’ont pas fini de prospérer sur le site de Pont à Mousson !







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