D’ici la fin de la semaine, la plupart des salariés bénéficieront d’un conquis majeur du mouvement ouvrier : les congés payés.

Comment ne pas rappeler que les 15 premiers jours de congés payés ont été obtenus en 1936 et contrairement à une croyance populaire, cette mesure ne faisait pas partie du programme du Front Populaire, ils ont été obtenus par la lutte des travailleurs.

Il faut attendre 1956 pour que la troisième semaine de congés payés obtenue à la Régie Renault soit étendue à l’ensemble du pays.
C’est en 1968 (avant les grève de mai 68), que la 4ème semaine de congés payés est votée à l’unanimité le 02 mai.

C’est une ordonnance de Pierre Mauroy du 16 janvier 1982 qui instaure la 5ème semaine de congés payés.

Ces congés seront donc les bienvenus pour se reposer, recharger les batteries après une fin de première mi-temps particulièrement pénible.

En effet, fin juin et début juillet, les fortes chaleurs nous ont fait souffrir. Nous avons même mesuré un pic à 61° entre la machine 3 et 4 de la 6 mètres le 02 juillet.

Si la « note interne » sur la chaleur a été globalement bien appliquée, elle démontre tout de même ses limites et une nouvelle étape doit être franchie probablement au travers d’un accord d’établissement.

Une fois les températures quelque peu redescendues, se sont les annonces du Premier Ministre et la suppression de deux jours fériés (et tout le reste) qui sont venues entamer le moral des troupes.

Le coup de grâce a indubitablement été l’annonce du contenu du Pacte Social par la D.R.H de SG PAM Canalisation.

D’ici là, chacun va pouvoir profiter de ses congés payés, du temps conquis sur le travail, pour se reposer, profiter de sa famille, de ses amis et éventuellement partir quelques jours en vacances, quand les moyens le permettent afin de revenir en forme, prêts pour redémarrer les installations, mais aussi pour se mobiliser dans la lutte afin de préserver intact notre socle social.

« Tout le succès d’une opération réside dans sa préparation. »

Sun Tzu

Ces informations sont particulièrement sensibles et pourraient utilisées par nos concurrents. Elles ne sont disponibles uniquement sur la version papier, distribuée aux portes de l’établissement.

Avec près de 44 000 tonnes à produire d’ici le mois de juillet 2026, le carnet de commandes en GDN est particulièrement fourni, et c’est une bonne nouvelle.

Bien sûr, il y a la commande Stamett dont nous vous avons parlé le mois dernier, mais nous pouvons noter l’attribution du 3ème lot de la commande BITA en Angola (6 500 tonnes), une commande pour la République Démocratique du Congo – Rwanguba 2 (4 500 tonnes), ainsi quelques petites nouvelles commandes européennes pour la Roumanie, la République Tchèque ou encore la Belgique.

Notons également quelques commandes françaises à Nice, qui habituellement dans la zone de chalandise de notre concurrent Electrosteel ainsi qu’une affaire SCAM Sainte Marthe.

Ce niveau de commandes nous permettra de redémarrer rapidement à 2 GDN après les congés et probablement jusqu’à la fin de l’année 2025.

Notons également près de 50 000 tonnes supplémentaires en cours de négociation.

Le mois dernier, la Direction avait informé les membres du C.S.E. de son projet d’organisation du Parc-Expéditions.

Rappelons que ce projet consiste à supprimer 3 postes sur le Parc-Expéditions :

  • Le coordinateur parc.
  • Le 3ème chef d’équipe.
  • L’agent administratif expéditions et gestion des stocks.

Rappelons également que nous avons appris qu’il y avait « un projet dans le projet » avec une réorganisation de la C1 qui ne nous est pas présentée aujourd’hui.

Les réponses aux questions de la CGT :

Quelques mots tout de même sur les réponses qui ont été apportées aux questions de la CGT posées lors du C.S.E. d’information.

On est très loin du travail réel et de son contenu !

Revenons donc aux différentes questions de la CGT :

Le nombre de camions chargés :
Cet indicateur permet d’avoir une idée sur l’activité réelle. Puisqu’une bonne partie de l’activité des expéditions consiste à charger des camions.
Lorsque l’on compare l’établissement de Foug et de PAM sur le chargement des camions, on se rend compte qu’à PAM on charge 51 % de camions de plus qu’à Foug.

Le nombre de tuyaux expédiés :
Cet indicateur est intéressant puisqu’il permet de prendre en compte certaines spécificités.
Le résultat de prime abord, pourrait être défavorable à l’Usine de PAM, puisqu’il est expédié 62 % de tuyaux de moins à PAM qu’à Foug.
Pour autant, il faut tenir compte des produits que l’on fabrique et que l’on expédie.

A Foug, les produits expédiés sont des diamètres 60 à 200, alors qu’à PAM, on expédie du DN 150 à 2000.

Quelques exemples permettent de mieux comprendre les enjeux.

  • Un camion de DN 60 contient 576 tuyaux.
  • Un camion de DN 150 contient 180 tuyaux.
  • Un camion de DN 300 contient 72 tuyaux.
  • Un camion de DN 700 contient 18 tuyaux.
  • Un camion de DN 1000 contient 8 tuyaux.
  • Un camion de DN 1200 contient 2 tuyaux
  • A partir du DN 1400, on ne transporter qu’un tuyau par camion.

A tout cela on doit ajouter l’activité de téléscopage ainsi que le chargement des trains, activités qui représentent un certain volume.

Une fois ces éléments « sur la table », on constate que le temps moyen de chargement d’un camion à Foug est 25 à 30 mn, alors qu’à PAM, il est de 15 à 20 mn pour les DN 150 à 300, 15 à 25 mn pour les DN 350 à 1100 et 10 mn à partir du DN 1200.

A l’éclairage des précisions demandées, le projet se justifie beaucoup moins et les écarts entre les tonnes et les Hommes s’expliquent !

Les membres du C.S.E se sont prononcés de la manière suivante :

Laisser un commentaire

Trending

En savoir plus sur CGT - Usine de Pont à Mousson

Abonnez-vous pour poursuivre la lecture et avoir accès à l’ensemble des archives.

Poursuivre la lecture

En savoir plus sur CGT - Usine de Pont à Mousson

Abonnez-vous pour poursuivre la lecture et avoir accès à l’ensemble des archives.

Poursuivre la lecture