L’aide au développement est devenue l’un des nouveaux terrains de chasse des élus du Rassemblement National. Certains dénoncent un gouffre financier.

Parmi ceux qui hurlent avec les loups, le nouveau député Rassemblement National de la 6ème circonscription de Meurthe & Moselle, élu en juillet 2024, notre député (même pour ceux qui n’ont pas voté pour lui).

Alors, supprimer l’aide au développement serait une bien mauvaise nouvelle pour notre entreprise et aurait pour conséquence de nous interdire l’accès à l’ensemble des marchés africains par exemple ou à l’ensemble des marchés dont les pays ne peuvent se payer directement nos tuyaux, nos raccords ou nos plaques d’égout.

Voilà comment au nom de l’idéologie, on tire une balle dans le pied à une entreprise, à ses sous-traitants et surtout aux salariés.
Si c’est comme cela que le RN prétend défendre les ouvriers et spécialement ceux de la 6ème circonscription, le mieux serait encore de ne rien faire !

Rappelons tout de même que l’aide au développement, le gouffre financier dénoncé par « notre député » représentait un budget total de 15,1 milliards en 2022 soit 3,3 % des dépenses de l’état.

L’argument utilisé par « notre député » pour supprimer l’aide au développement, est qu’un français sur deux renoncent à des soins.

Au-delà du fait que ce ne sont pas les mêmes budgets (le budget de l’état et celui de la Sécurité Sociale ce n’est pas la même chose), l’argument est fallacieux, surtout si on appliquait la proposition « phare » du RN : baisser les cotisations sociales de 10 % pour financer des augmentations de salaires de 10 %. Cette mesure n’aurait pour seul conséquence que de baisser les recettes de la Sécurité Sociale et donc de rendre encore plus difficile l’accès aux soins.

Après la lecture de cet édito, certains vont reprocher à la CGT de faire de la politique.

A ces derniers, nous rappellerons que la CGT est indépendante mais pas neutre et que les décisions politiques ont souvent des conséquences concrètes pour les citoyens, pour les salariés.
Notre rôle, à la CGT, est donc d’alerter, de dénoncer les mauvais coups, quelle que soit leur provenance.
Il y a quelques années, des politiques de tous bords membres de « l’union sacrée voulaient nous brader à Electrosteel ! Eux aussi aussi ont bénéficié de ce type d’article, il n’aurait pu en être autrement!

Notre seul boussole est celle qui fixe le cap de la défense des salariés !

« L’hypocrisie est l’hommage que la vérité paie à l’erreur »

George Bernard Shaw

Au du C.S.E., les élus CGT sont intervenus concernant le niveau des effectifs CDI/CDD, qui a atteint ce mois-ci un niveau particulièrement bas (593).

Le mois d’avril se solde encore une fois par une perte de 6 emplois CDI par rapport au mois de mars.

Le taux d’intérim représente 22 % des effectifs non-cadres.

Cette situation est d’abord préjudiciable pour les intérimaires qui subissent cette précarité. De plus, elle fait également porter un risque sur l’entreprise concernant le savoir et le savoir-faire qui sont détenus de plus en plus par des salariés précaires, susceptibles de partir du jour au lendemain.

Le niveau de commandes actuel nous contraint à ralentir la marche des GDN à un poste à partir de la mi-juin.
En fonction de la signature de nouvelles commandes, il est possible que les 2 postes au GDN soient prolongés de quelques semaines.

De plus, les quelques postes la semaine 31 sont annulés.

Le niveau des stocks reste important, particulièrement sur les tuyaux de 6 mètres.
Cette situation n’est pas sans poser de problèmes de stockage et de reprise, compte tenu de la saturation du parc. La saturation du parc à parfois des conséquences sur les secteurs de fabrication.

Il est à noter que 3 600 tonnes sont stockées en dehors de l’Usine de PAM.

Les faits marquants et les résultats économiques contiennent des informations sensibles pouvant être utilisées par nos concurrents, elles ne sont disponibles uniquement sur la version papier distribuée aux portes de l’établissement.

Avec 29 500 tonnes de tuyaux sur le Parc, le niveau de nos stocks est particulièrement élevé.
Par rapport aux années précédentes, notre stock est supérieur de 1 500 tonnes au stock de mai 2023 et supérieur de 9 000 tonnes comparativement à mai 2024.

Une situation contrastée en fonction des gammes de produits :

Côté GDN, les stocks sont d’un niveau correct et il correspondent à des commandes déjà validées.

Côté PDN/MDN, le niveau des stocks est assez élevé. Cette situation s’explique par plusieurs phénomènes.
Tout d’abord, la gamme « Alpinal » est faite intégralement à PAM et nous avons constaté un décalage dans le démarrage de la saison.
A aujourd’hui, nous avons expédié 1 600 tonnes et nous en avons environ 3 800 tonnes enregistrées en carnet. Pour mémoire, nous avons vendu 7 000 tonnes de ce type de produit en 2024 et près de 10 000 tonnes en 2022.

Concernant les autres gammes de produits en petits diamètres, il y a également un décalage qui s’explique par des problèmes de financement de certains de nos clients ayant atteint leur limite de crédits.

Cette situation avait été anticipée d’après la Direction de la logistique qui avait tiré les enseignements de nos mésaventures passées.
Ainsi, la marche des installations en PDN est réduite de 5 % par rapport aux prévisions et celle des MDN est réduite de 30 % par rapport aux prévisions.

Quelles sont les prévisions pour les mois à venir ?

Sur les petits diamètres, la tendance actuelle devrait se poursuivre sur les prochains mois.
Concernant les moyens diamètres, l’activité devrait être en légère hausse avec quelques commandes européennes représentant près de 4 000 tonnes.
La marche en moyen devrait être d’1,5 poste/jour à partir de la reprise des CP jusqu’au mois de décembre.

Sur les Grands Diamètres, près de 21 000 tonnes sont déjà enregistrées en carnet et 65 000 tonnes sont en prévision du mois de juin 2025 à mai 2026.

Si les prévisions de commandes se confirment, les GDN devraient fonctionner à 2 postes à partir de mi-septembre jusqu’au mois d’avril 2026.
D’ailleurs nos installations devraient être saturées à partir du mois de février 2026.

Bien évidemment, tout cela doit se confirmer avec la signature effective des commandes et surtout le déblocage des financements.
La CGT salue l’effort de pédagogie de la part de la Direction de la logistique, qui nous a permis de mieux comprendre la situation actuelle.

Le point positif est que l’activité semble être au rendez-vous du moins aux Grands Diamètres. Concernant les Petits Diamètres, la situation est plus contrastée.

Tout d’abord, le contexte est plus morose du fait des annonces gouvernementales sur les finances des collectivités locales.

Ensuite, l’approche des élections municipales en mars prochain, va ralentir le marché, comme c’est le cas tous les 6 ans à la même période.

Un petit peu en avance sur celui du foot-ball, la première phase du « mercato » à l’Usine de Pont à Mousson a été annoncée lors du dernier C.S.E.
Un départ, une arrivée et deux changements de fonction. On regarde tout cela dans le détail.

Prix Saint émilion 2022 décerné par la CGT au manager qui s’améliore avec le temps, après un passage par le Luxembourg, Xavier Minot est de retour à l’Usine de PAM. Il occupera un poste qu’il connaît bien : responsable de la Maintenance Métal-énergie.

Game over ! Une litanie de mauvaises performances aura finalement coûtée sa place à Frédéric Fusibet qui désormais occupera de nouvelles fonctions à la « Tour du bonheur » dans le domaine de la qualité, cela ne s’invente pas !
Que se soit en management, en performances industrielles, en relations sociales ou dans la prise en charge des blessés, difficile de trouver un domaine où le passage de Frédéric Fusibet à la 6 mètres a été marquant ! Si sans doute le taux de bocage !
Souhaitons-lui tout de même une pleine réussite dans ses nouvelles fonctions !

Spécialiste des Grands Diamètres où il a gravi un à un les échelons, Jérôme Gerber va devenir le nouveau responsable de la 6 mètres.
La Centrifugation n’a plus vraiment de secret pour lui, même si une machine de laveau ce n’est pas la même chose que la machine 7 ou 8.
Reste à réussir à manager la 6 mètres, secteur un peu particulier où l’on a qu’une demie chance de faire une bonne impression.
Il faudra également réussir à juguler le taux de bocages, qui reste un véritable enjeu dans ce secteur.

Actuellement responsable de la maintenance HFX, Julien Prelot devient responsable des GDN.
Difficile parfois pour les managers avec un profil de maintenance de réussir en production. L’exemple de Frédéric Fusibet illustre ce constat.
Souhaitons-lui plus de réussite dans un secteur à enjeux et où les erreurs sont souvent lourdes de conséquence.

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