Le projet DIP CO2 a désormais un nom, le projet Orion. Rappelons très simplement que ce projet consiste à substituer nos Hauts-Fourneaux par un Four électrique à Arc.

Cet investissement est aussi essentiel en matière environnementale étant donné qu’ il devrait nous permettre de réduire de 80 % nos émissions de CO2.

Ce projet dont le budget qui reste encore à affiner avoisine les 130 millions d’euros.

Ce projet s’inscrit également dans la stratégie de décarbonation du gouvernement, notre site de production ayant été ciblé comme l’un des 50 plus gros émetteurs de CO2 de notre pays.

Dans le cadre de ce projet, une demande de subvention importante (environ 50 millions d’euros) a été faite au niveau du gouvernement il y a quelques mois.

Depuis, rien ! Aucune réponse ! Certes, la censure du gouvernement Barnier, et les quelques mois que nous avons vécus sans budget expliquent peut être ce retard, mais maintenant, l’état doit répondre !

Il est vrai que lorsque l’on « brasse » des milliards à Bercy (Ministère de l’économie et des Finances), les 50 millions pour Saint Gobain PAM Canalisation peuvent paraître comme une variable d’ajustement.
Cependant, ces 50 millions sont essentiels pour enclencher concrètement le projet Orion.

Plus l’état attend, plus le projet sera décalé. Plus on attend, plus on se rapproche de la date fatidique du 1er janvier 2030 avec la fin des quotas de CO2 «gratuits».

Sans vouloir imaginer le scénario du pire, rappelons que si nous devions payer la fameuse taxe carbone à 100 € / tonne, le surcoût pour l’Usine de PAM pourrait osciller entre 30 et 50 millions d’euros en fonction du tonnage produit. Autant dire quasiment insoutenable dans notre contexte de marché.

L’état doit donc assumer ses responsabilités, prendre sa part du « fardeau » et approuver la subvention afin de permettre de donner toutes ses chances au projet Orion.

Il s’agit désormais pour l’état d’accorder les paroles et les actes !

Le niveau de stock à 27 000 tonnes est plutôt élevé pour un mois de février. C’est 3 000 tonnes de plus qu’en février 2023 et 12 000 tonnes de plus qu’en février 2024.

Dans ce contexte, le niveau de stocks de tuyaux 6 mètres est particulièrement élevé : 10 400 tonnes en DN 150-300 et 10 400 tonnes en DN 300 – 600.

Ces niveaux de stocks sont comparables voire même plus importants que ce que l’on peut connaître avant les congés.

Cette situation explique donc le ralentissement de la Ligne 6 mètres pour éviter les mésaventures que nous avons pues connaître par le passé qui il est vrai avaient entraîné le recours à de l’activité partielle.

Aucune production de tuyaux est prévu lors des jours fériés des mois d’avril et mai.

Pont du 02 mai :
Ligne 6 mètres – poste A (PDN).
Parc.

Pont du 09 mai :
Ligne 7 mètres
Parc.

Pont du 30 mai :
Ligne 6 mètres – poste B (MDN).
Parc.

Ces informations étant sensibles et pouvant être utilisées par nos concurrents, elles ne sont disponibles uniquement sur la version papier distribuée aux portes de l’établissement.

Un point sur l’état d’avancement du projet DIP CO2, devenu Orion entre temps, à l’occasion du dernier C.S.E.

Le projet commence à prendre forme avec une équipe spécifiquement dédiée. A ce jour, l’équipe est composée de 22 membres dont 15 à plein temps. Celle-ci atteindra 28 personnes d’ici peu.

Cette équipe est regroupée sur un plateau unique au Technocentre pour le moment, puis intégrera la base vie au moment du chantier.

Cette équipe a commencé à affiner le planning qui connaîtra probablement quelques aléas. Voici les grandes étapes retenues à ce jour :

2025 : Finalisation des études, chiffrages et dépôt de la DAC (demande d’investissement) à la Compagnie de Saint Gobain et mise à disposition du terrain.
2026 : Génie civil, terrassement, fondations, charpentes et bâtiments.
2027 : Installation des équipements.
2028 : Tests, essais à froid, essais à chaud avec la disponibilité de la haute tension en juin 2028.

La mise en service pourrait donc se faire en septembre 2028 avec une période de fonctionnement en parallèle avec nos Hauts-Fourneaux actuels dont la date officielle d’arrêt n’est pas encore fixée.

Dans l’organisation retenue, un chef de projet « social / RH » sera également dédié. Il est vrai qu’entre l’organisation des formations, l’organisation des équipes sur le nouvel outil et la gestion de la transition entre Hauts-Fourneaux et EAF, le travail va être dense !

L’un des autres enjeux de ce projet est de trouver une recette permettant d’obtenir une chimie de la fonte acceptable pour nos installations.
Divers essais ont déjà été réalisés et vont se poursuivre pour définir les seuils de tolérance pour nos différentes gammes de produits et nos différents diamètres.

Qualité des ferrailles, affinage de la recette et stratégie de chargement sont des enjeux essentiels à travailler pour limiter le coût métal en minimisant les corrections.

Voilà où nous en sommes de notre projet Orion. Reste encore à valider le montant définitif de l’investissement, d’obtenir les différentes autorisations et subventions ainsi que l’autorisation d’investissement de la Compagnie de Saint Gobain afin qu’Orion devienne une réalité.

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