Le 0,3 % d’augmentation générale a créé un peu d’émoi dans le Landerneau et a suscité de vives réactions de la part des salariés.
« Foutage de gu… », une « misère », « autant rien donner ». Ces verbatims restent politiquement corrects. D’autres expressions, plus imagées, plus fleuries ont également été prononcées, mais la bienséance nous contraint de ne pas les rapporter.
Etant donné les résultats de la société, et les efforts consentis par les salariés, quel que soit leurs fonctions, la majeure partie d’entre eux s’attendait à autre
chose, à mieux, à un pourcentage un peu plus proche du niveau de l’inflation.
Cette N.A.O. va laisser, à coup sûr, des traces et marquera sans doute une forme de rupture entre la Direction Générale, la D.R.H. et l’ensemble des salariés.
Rappelons que 0,3 % au 1er mars représente 0,25 % sur une année pleine soit la plus faible augmentation générale depuis 1975, excepté peut être l’année 2015, avec la fameuse augmentation forfaitaire à 100 €.
Quant au 0,2 % d’augmentations individuelles il ne laissera finalement que peu de latitudes aux managers une fois décomptées les augmentations « automatiques » liées aux accords.
De plus, ces augmentations ne concerneront pas l’ensemble des salariés non-cadres.
Reste une augmentation significative de la Prime de Vacances de 70 € (soit le
double de la moyenne des augmentations habituellement constatées) qui portera ladite prime à 1 500 €.
L’ajustement des salaires de base au niveau du salaire pour les salariés qui ont un salaire de base inférieur permettra de corriger, dès la mise en place de l’accord rémunération certaines situations inéquitables.
Réjouissons nous pour nos collègues concernés, bien que de nombreux «anciens» n’ont pas pu bénéficier de telles mesures par le passé.
Pour la CGT, la séquence N.A.O. est close, elle n’augure rien de bon pour le climat social.
D’autres négociations vont bientôt s’ouvrir sur la prévoyance, sur l’intéressement. Par ailleurs, des discussions vont probablement s’engager sur un éventuel programme d’économies afin de financer nos investissements, spécialement le projet Orion.
D’ores et déjà, la CGT n’acceptera aucun recul sur notre socle social tout récemment redéfini et en appellera, si nécessaire, à l’intervention des salariés.







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