L’édito …
Tout est une histoire de frais fixes !
Nous avions eu l’occasion, lors d’une précédente publication, de dire tout le « bien » que l’on pensait des cabinets conseils.
Au cours du dernier C.S.E., la direction est revenue sur l’intervention du cabinet Alix Partners dans notre établissement.
Pas de suspens inutile, nous n’avons pas réussi à savoir combien l’étude avait coûté à l’entreprise : secret des affaires !
Alors qu’apprend-on avec ce qui nous a été présenté ?
Que « notre secteur d’activité est de plus en plus concurrentiel, une évolution des volumes en forte baisse depuis 2015 (environ 50 %) avec des effectifs et une structure qui se sont ajustés à un rythme moindre (environ 20 %) ».
Non ! Sans blague ! On n’avait pas remarqué !
La suite est prévisible, comme d’habitude, les prix de revient de l’Usine de Pont à Mousson sont en décalage avec les sites de Foug et de Santander.
Conclusion attendue bien évident, vous êtes trop gros, vous êtes trop chers !

Il est vrai que lorsque l’on regarde les quelques exemples fournis par le contrôle de gestion, cela peut donner des sueurs froides !
Sur le diamètre 150 par exemple, l’Usine de PAM serait 30 % plus chère que Santander.
Par rapport à l’Usine de Foug, l’écart va du simple au double !
Sur le diamètre 200, un peu plus de 30 % avec Santander et sur le DN 400 l’écart avoisine les 40 % !
Lorsque l’on pousse l’analyse, on se rend compte que l’écart provient essentiellement des coûts fixes de l’Usine de PAM !
Sur le DN 150 les coûts fixes de Santander représentent 11,5 % du prix de revient, à Foug, 20 % et à PAM 41 %.
Sur le DN 200, Santander 11 % de coûts fixes, PAM 38,5 %. Le DN 400, Santander 10 %, à PAM 35 %.
Alors, qu’y a-t-il dans les coûts fixes de l’Usine de PAM ?
C’est la question que nous nous posons et à laquelle la direction va devoir apporter une réponse.
Quelle est la part des services supports (Siège et Technocentre) qui est portée par l’Usine de PAM ?
Accessoirement, nos services supports ne sont-ils pas quelque peu sur-dimentionnés ?
Comment sont refacturés les secteurs partagés avec d’autres établissements (E.H.S., magasin, etc …) ?
Comment sont refacturés à la Fonderie les frais supplémentaires liés à l’élaboration de la fonte 500/7 ?
Sans doute est-il indispensable de partir du même constat, ou du moins d’un constat partagé afin de mesurer réellement les choses et de savoir de quoi on parle avant de vouloir encore une fois « dégraisser le Mammouth » et prendre des mesures difficilement réversibles.
Peut-on faire mieux et moins cher à l’Usine de PAM ? Sans doute, tout le monde y travaille tous les jours.
Si le constat d’Alix Partners est le bon, le marché est dur pour tout le monde. Cependant, la CGT estime que ce n’est pas uniquement à la seule Usine de Pont à Mousson de porter les efforts de l’ensemble de la société.
La citation du mois :
» L’apprentissage est la seule chose que l’esprit n’épuise jamais, ne craint jamais, ne regrette jamais «
Léonard de Vinci
Signé Furax !
Comme disait Coluche : soit feignant, tu vivras longtemps !
Un grand moment de solitude, voilà ce qu’ont vécu les représentants du personnel ainsi que le Médecin du Travail lors de la présentation de notre brave allopathe à l’occasion du point santé sécurité du C.S.E.
Enfin présentation, c’est un bien grand mot, tellement le document présenté était vide, inconsistant, à des années lumières de ce que l’on est en droit d’attendre d’un médecin du travail.
Très clairement, sur un chantier, un intérimaire qui vient d’arriver et qui fournirait un tel travail, serait reconduit gentiment à la porte et invité à ne pas se représenter le lendemain.
Malgré sa grande bienveillance, la CGT a exprimé une forme de mécontentement, rappelant ses obligations au Médecin et lui indiquant que lui, comme d’autres n’avaient pas de temps à perdre et que s’il n’était pas prêt, il fallait le dire et décaler le point.
Là, notre brave docteur a buggué comme disent les plus jeunes de nos collègues, aphone, bredouillant on ne sait trop quoi avec la conviction d’un cheval qu’on emmène à l’abattoir, pris du syndrome du hibou : la tête enfoncée dans les épaules et les yeux grands ouverts, tel un lapin dans les phares !

Dans une précédente publication, nous avions conseillé au disciple d’Hippocrate de prendre du guronsan ou du Red Bull, mais en réalité, le mal est plus profond, il faudrait avoir une vision pour le service médical, connaître son rôle, ses prérogatives et d’abord et avant tout, se mettre au travail !
Non Docteur, un Médecin du Travail n’est pas quelqu’un qui est payé plusieurs milliers d’euros par mois pour bailler aux corneilles et refiler du boulot aux autres !
Dans sa grande mansuétude et sentant le Médecin du Travail en très grande difficulté, le directeur a mis fin au supplice en proposant de décaler le point lors d’un prochain C.S.E.
Au moment de conclure, la CGT ne peut que conseiller à notre Médecin de s’y mettre sérieusement, de bûcher, de cravacher, d’y mettre de l’huile de coude, vous n’aurez pas toujours des interlocuteurs aussi compréhensifs autour de la table et accessoirement, vous êtes payé pour !
Faits marquants et résultats économique :
Ces informations étant sensibles et pouvant être utilisées par nos concurrents, elles ne sont disponibles uniquement sur la version papier distribuée aux portes de l’établissement.
La question du mois :
Quels sont les principaux objectifs du budget 2025 de l’Usine de PAM ?
Exceptionnellement, la question du mois ne sera disponible uniquement sur la version papier distribuée aux portes de l’établissement car elle contient des données pouvant être utilisées par nos concurrents.
Signé Furax (encore) …
Le fabuleux destin de Frédéric F : Quand le responsable des bouts chauds devient Médecin régulateur du SAMU !
Dans la vie, certains brillent par leurs fulgurances, leur intelligence, leur capacité à comprendre et à s’adapter.
D’autres, moins flamboyants démontrent un peu plus chaque jour leur niveau d’incompétence. Certains semblent atteints par le principe de Peter et les plus malchanceux se voient infliger une double peine avec l’effet Dunning-Kruger.
C’est malheureusement le cas de Frédéric F, responsable des « bouts chauds » en Centrifugation.
Ce week-end, durant sa permanence, il s’est assis allègrement sur la procédure de prise en charge des blessés et/ou malades en faisant méthodiquement tout ce qu’il ne faut pas faire dans une telle situation.
Comme écrivait Albert Camus : « la bêtise insiste toujours » !
Revenons rapidement sur les faits. Un samedi, alors que l’infirmerie était fermée, un salarié est pris d’un saignement nasal qu’il n’arrive pas à faire cesser lui-même.
Le chef de poste applique la procédure dans cette situation : appeler le poste de garde.
Là premier couac, au-lieu d’appeler le SAMU (c’est la procédure), les gardes appellent le cadre de permanence Frédéric F.
Ce dernier, au lieu de s’informer sur la procédure en sollicitant les gardes (on ne peut pas tout connaître) et de leur demander de l’appliquer comme il se doit, notre brave et téméraire Frédéric, sans doute ragaillardi par le prix reçu lors des vœux de notre Directeur Général, décide de ne pas se préoccuper de la procédure et d’improviser. Deuxième couac !
Ainsi, après une prise d’informations rapide, sans avoir vu le salarié concerné et surtout, sans compétence particulière dans le domaine médical (dans les autres domaines c’est compliqué aussi d’ailleurs), Frédéric le preux , tel un médecin régulateur du SAMU, décide que le saignement n’est pas assez important pour appeler les secours et demande au chef de poste de faire un « bon de sortie » et à un collègue d’emmener (avec son véhicule personnel) le salarié souffrant aux urgences de Pont à Mousson.
Pour la petite histoire, le salarié désigné n’était même pas SST, mais cela reste anecdotique !
Que se serait-il passé si le salarié avait eu un accident de la circulation à l’aller ou au retour ?
Que se serait-il passé si la victime avait eu un malaise durant son transfert ?
Personne n’est en capacité de répondre, mais chacun peut se faire sa petite idée sur la question.
Lorsque l’on sait que Frédéric F a été par le passé, responsable E.H.S. de notre établissement, cela nous laisse dubitatifs, interrogatifs, songeurs. Mais assurément, le mal est profond !
La CGT, avec une certaine pointe d’humour (il vaut mieux le prendre comme cela) rappelle à Frédéric F que le prix qu’il a reçu le 08 janvier n’était ni le bocage d’or, ni un diplôme de médecine alternative. Frédéric le preux devrait méditer sur cette citation de Claude Chabrol : « la bêtise est infiniment plus fascinante que l’intelligence, infiniment plus profonde. Il est vrai que l’intelligence a des limites et que la bêtise n’en a pas » !







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