L’édito …
Faut-il jeter le bébé avec l’eau du bain ?

Les relations sociales à l’Usine de Pont à Mousson ne sont pas toujours un « long fleuve tranquille ».
Parfois, elles peuvent être tendues, spécialement lorsque nous sommes confrontés à des situations inacceptables, souvent répétées ou encore lorsqu’un dispositif est détourné à des fins toutes autres.
Le pire sans doute, pour un représentant du personnel étant d’avoir l’impression d’être pris pour un idiot pour rester poli !
Il est sans doute utile de souligner, que les récidives de certaines situations et de certains comportements persistants, sont préjudiciables pour l’ensemble de notre communauté de travail, spécialement pour celles et ceux qui se situent en bas de l’échelle.
Dans chaque chose, il faut de la mesure, même s’il nous arrive d’en manquer !
Lorsque nous sommes dans cette situation, en dépit de multiples interventions de nos élus, réalisées dans le cadre d’un dialogue social «normal», cela devient insupportable pour tout le monde et il peut nous arriver d’utiliser un mode d’action moins conventionnel pour faire cesser une situation.
Certaines actions syndicales peuvent paraître désuètes, décalées, inappropriées, démesurées, voir scandaleuses.
Les appréciations des uns et des autres peuvent être variables, tout dépend souvent de quel côté on se place !
Côté CGT, notre rôle qui consiste à défendre les intérêts économiques, moraux et matériels des salariés, de les informer, de leur donner les clés pour comprendre et pour être des acteurs et des décideurs éclairés.
Notre rôle consiste aussi de défendre les « faibles contre les forts ».
Les élus CGT agissent ponctuellement, dans le cadre de leurs fonctions syndicales pour faire cesser immédiatement des situations injustes, immorales, décalées, voire illégales.
La CGT à son niveau, en fonction de ses moyens, veille à défendre la communauté de travail dans une société inéquitable où souvent il est beaucoup plus facile d’être fort avec les faibles et faible avec les forts, où on normalise l’anormal, où l’injustice sociale est omniprésente.
La CGT, s’efforce par son engagement, par ses prises de positions, par ses publications et ses actions, à rétablir certains équilibres.
Pour la CGT, il faut toujours défendre les faibles contre les puissants. Le rôle d’un homme bienveillant est de combattre les injustices. Et, plus ce combat est difficile, plus nous devons le mener.
Les difficultés, les désaccords, les tensions, les critiques verbales ou écrites ont toujours existé et existeront certainement toujours. Faut-il s’en désespérer ?
Non et d’une certaine façon, il vaut mieux s’en réjouir.
C’est souvent les critiques, les difficultés qui nous permettent d’avancer, parfois dans la douleur !
Cet état de fait démontrent, notre capacité à agir, qui renforcent notre pertinence, et parfois, permet d’ajuster nos actions, de corriger, de pondérer, d’amender nos décisions, tout en nous posant sans cesse la question du sens de notre travail et de sa finalité ou de nos actions, chacun dans son domaine de compétences.
La tolérance atteindra un tel niveau que les personnes intelligentes seront interdites de toutes réflexions pour ne pas offenser les imbéciles
Fédor Dostoïevski
Blancs emboîtements : toujours pas d’explication !
Depuis un certain nombres de mois, un nouveau défaut le « blanc emboîtement » est apparu sans que nous ayons à ce jour, trouver une solution pour le faire disparaitre.
De nombreuses vérifications et tests ont été réalisés : traitement magnésium, température fonte, basket, noir, produit anti piqûre, inoculant. Rien n’y fait, le défaut revient en permanence !
Une nouvelle stratégie va être mise en place avec le renfort du Technocentre. Des prélèvements d’emboîtements vont être réalisés sur des tuyaux sains et d’autres avec défauts.
Ces emboîtements seront analysés. Analyses chimiques, micro et macro structurales afin de comprendre d’où viennent ces défauts.
L’une des causes possible pourrait être une vitesse de refroidissement trop importante, mais cela reste à vérifier.
La remise en fonction du Four à canal pourrait éventuellement être une solution, mais cela nécessiterait des investissements importants.
Affaire à suivre de près !
Avec quel moyen de fusion allons nous redémarrer en janvier ?

Redémarrage sur HF2 ou sur le HF3, la question n’est toujours pas tranchée à ce jour. Regardons de plus près les hypothèses qui s’offrent à nous !
Nous avions déjà évoqué le sujet le mois dernier, deux scénarios tiennent la corde pour le redémarrage après l’arrêt des semaines 52 et 01.
- Scénario 1 : démarrage HF2
La visite du HF2 a été réalisée semaine 40. Il semblerait que le réfractaire et les tuyères soient en bon état. Reste à définir l’état du creuset après les carottages qui vont être réalisés ainsi que son instrumentalisation.
- Scénario 2 : démarrage du HF3
Il s’agit d’adapter la marche du HF3 à faible allure (inf à 44 000 Nm3/h) en adaptant des inserts sur les tuyères. Des tests devraient être réalisés durant le mois de novembre pour valider la faisabilité.
Les deux scénarios vont être menés en parallèle et la décision sera prise début décembre.
Pour la CGT, toutes les options doivent être étudiées et le rapport bénéfices / risques doit être réalisé avec sérieux avant d’arrêter la décision.
Faits marquants et résultats économiques :
Les éléments contenus dans cette rubrique sont des informations sensibles pouvant être utilisées par nos concurrents. Elles ne sont disponibles uniquement sur la version papier distribuée aux portes de l’établissement.
La question du mois :
Où en est-on sur le front des entrées en commandes ?

Hormis les négociations en cours sur le temps de travail, la rémunération, les congés et la mobilité, la question de l’activité et plus particulièrement des entrées en commandes occupe le top 5 des discussions à la machine à café et plus largement des préoccupations des salariés.
Les documents présentés en C.S.E. abordent uniquement les commandes pour les Grands Diamètres.
A fin septembre, 21 600 tonnes sont « officiellement » enregistrées pour une mise en production comprise entre octobre 2024 et septembre 2025.
Cependant, il faut être extrêmement prudent puisque près de 10 000 tonnes concernent les lots 3 et 4 de la commande BITA avec une mise en production prévisionnelle en avril mai 2025.
C’est bien d’avoir de l’ambition, mais lorsqu’il s’agit du carnet de commandes, le mieux c’est d’être prudent !
En effet, concernant BITA, rien n’est clair ! Que se soit son financement ou la date de mise en production. Le moins que l’on puisse dire c’est que cela est flou.
Et comme le disait la grand mère de Martine Aubry : « quand c’est flou, c’est qu’il y a un loup » !
BITA représentant près de la moitié des entrées en commandes validées, nous ne pourrons pas être complètement rassurés que lorsque nous aurons reçu des assurances plus solides.
Concernant les prévisions de commandes, le total des commandes en gestation représentent près de 40 000 tonnes avec des mises en production s’étalant sur l’ensemble de l’année 2025.
Reste à voir lesquelles se concrétiseront réellement !
Concernant les petits diamètres, en d’autres termes la production directement stockée, aucune information particulière ne nous a été apportée.
Si l’on tient compte du contexte général, la CGT se veut plus que prudente sur le volet activité.
En effet, les décisions gouvernementales récentes instaurent un certain nombre de zones d’ombre qui ne sont pas propices pour notre activité.
Le transfert de la compétence eau et assainissement des communes vers les intercommunalités au 1er janvier 2026 semble remis en cause.
Ces incertitudes, couplées au renouvellement des conseils municipaux en 2026, ne vont pas inciter les collectivités à investir dans le renouvellement des réseaux.
En parallèle, les mesures d’austérité contenues dans le Projet de Loi de Finance 2025 vont également toucher les budgets nous concernant, y compris sur les investissements environnementaux.
La baisse de près d’un milliard d’euros des budgets de l’aide au développement auront probablement un impact sur notre activité.
Le contexte est donc tendu, ce qui nécessitera de la prudence de la part de nos équipes commerciales et un pilotage fin de nos stocks et des mises en production de la part de la logistique.
Changements en perspective dans le vestiaire Centrif
Les élus CGT sont intervenus à plusieurs reprises concernant la vétusté du vestiaire centrifugation et pour demander que des travaux soient engagés rapidement.
Les choses semblent avancer dans le bon sens puisqu’un demande d’investissement comprise entre 300 et 400 000 € est en cours de validation.
Un certain nombre de travaux sont envisagés : réfection complète du sol avec l’application d’une résine, remplacement des carrelages et des peintures murales ainsi que des dalles au plafond. Remplacement de l’ensemble des douches en douches individuelles (21 douches) avec possibilité de régler la température de l’eau ainsi que le remplacement des évacuations et de la chape de l’ensemble des douches.
Deux toilettes individuels vont être créés. Les armoires (550) vont être remplacées.
Les travaux risquent de se dérouler en plusieurs phases jusqu’aux congés 2025.
Pour la CGT, il faut rester prudent et attendre que la demande d’investissement soit officiellement validée.
Ceci étant, les travaux sont particulièrement attendus par les salariés car ces installations sont d’un autre temps, souvent considérées comme un manque de respect pour les salariés et ne donnent vraiment pas une belle image de notre établissement !
Dates à retenir
- Intervention d’étudiants kinésithérapeutes le 12 novembre :
Thématique : « Rythme et bien être au travail, comment améliorer sa qualité de vie en travail posté »
Ateliers de 45 mn de 8h à 18h
Secteurs ciblés : coulée / ébarbage 6 mètres + secteur HFX.
- Séances d’ostéopathie tous les jeudis du mois de novembre :
Des séances de 30 mn seront programmées tous les jeudis du mois de novembre au service médical.
Une inscription préalable par QR Code sera nécessaire.
Une communication spécifique devrait voir le jour très rapidement.
Les séances sont gratuites.
- Repas de Saint éloi le 27 novembre
La participation au repas se fait sur réservation, il est gratuit pour les salariés SG PAM et les intérimaires avec possibilité de plateaux repas pour les salariés qui ne mangent pas à la cantine.







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