La commande BITA sera décalée d’au moins 6 mois entraînant l’arrêt d’un poste de GDN dès le 07 octobre !

Le mois dernier nous vous annoncions des problèmes liés à la commande BITA.

Malheureusement ceux-ci se confirment, entraînant le retrait de BITA de notre carnet de commandes et l’annonce de son décalage d’au moins 6 mois.

Un malheur n’arrivant jamais seul, d’autres commandes, certes plus modestes, au niveau européen sont décalées au début d’année, faute de crédits suffisants.
La commande nouvelle de 1 500 tonnes pour la Croatie ne permettant pas de compenser les décalages.

Il s’agit donc d’une mauvaise nouvelle pour notre établissement qui va devoir réduire la voilure très rapidement en supprimant une équipe GDN dès le 07 octobre.

Si les conséquences sont pour le moment indolores pour le personnel CDI, il n’en va pas de même pour nos collègues intérimaires des GDN dont la majeure partie des contrats va être arrêtés.

Signe que l’activité n’est pas au « beau fixe », 15 jours de fermeture complète de l’Usine sont prévus semaine 52 et 01. Cet arrêt concernera l’ensemble des secteurs de l’Usine, y compris les Hauts Fourneaux.
La Fonderie sera également à l’arrêt durant cette période.

Comment se présente la reprise de janvier ?

La reprise de janvier, pour le moment, ne se présente pas sous les meilleurs auspices puisque si son état technique le permet et moyennant une réfection partielle, le redémarrage de janvier est prévu sur le HF2, ce qui est le signe d’une allure réduite, sans doute jusqu’aux congés 2025.

Tout ceci méritera tout de même d’être confirmé dans les mois à venir.

Concernant les GDN, notre carnet validé représente un peu plus de 13 500 tonnes d’ici la fin de l’année.

Les prévisions pour l’année 2025, hors BITA, représente un peu plus de 48 000 tonnes. Reste à voir ce qui entrera réellement en carnet et à quel moment BITA fera son retour !

Côté 6 mètres, l’activité reste stable pour le moment. Cependant, il nous faudra être très prudent en 2025.
En effet, sur le marché français, qui reste notre marché de référence, le transfert de la compétence eau et assainissement aux intercommunalités risque de décaler un certain nombre de projets et la demande pourrait par conséquent fortement ralentir.

Il faudra donc piloter le navire finement du côté de la logistique et surveiller les stocks comme « le lait sur le feu » afin d’éviter les « écueils » que nous avons connu par le passé.

Ces données étant sensibles et pouvant être utilisées par nos concurrents, elles ne sont disponibles uniquement sur la version papier distribuée aux portes de l’établissement.

Des faits ont eu lieux dans le vestiaire centrif et dernièrement, il semblerait que se soit le vestiaire HFX qui soit la « proie » des vandales, la porte ayant été dégradée à trois reprises et plusieurs salariés s’étant fait voler des affaires.

Cette situation est plus que regrettable et pourrait être sévèrement réprimée dans le cadre du volet disciplinaire si d’aventure, le ou les auteurs, venaient à être démasqués.

Au-delà du coût de la réfection des portes qui pourrait paraître anecdotique mais qui pourrait être mis ailleurs, ces différents évènements ne donnent pas forcément une bonne image des salariés de l’Usine de PAM et particulièrement des ouvriers qui fréquentent lesdits vestiaires.

Pour mémoire, le HF2 a été arrêté le 21 juillet dernier avec une descente de charge. Cette dernière s’est bien déroulée pour atteindre un niveau inférieur aux tuyères. Les équipes ont découvert la présence de garnis au niveau des étalages, mais en quantité très limitée.

Depuis, plusieurs actions sont en cours dont la première est l’expertise du creuset. Cette dernière est essentielle puisqu’elle déterminera les travaux à engager : une réfection partielle ou une réfection totale, leurs coûts : 1,5 ou 7 millions d’euros, et la date de disponibilité de l’installation : fin décembre 2024 ou congés 2025.

Deux phases vont être réalisées, des carottages ainsi que l’instrumentalisation du creuset afin de déterminer les zones à risque.

Si tout se passe comme prévu et que le creuset est en bon état, nous devrions lancer rapidement une réfection partielle, afin de disposer de l’installation au plus vite.
Réponse fin octobre.

Le bilan social permet est l’occasion d’analyser les principales données sociales de l’Usine de Pont à Mousson. Sa mise en perspective sur plusieurs années permet de dégager des tendances.

Côté effectif, l’effectif total au 31 décembre a augmenté de trois salariés entre 2022 et 2023. Si l’on regarde par catégories socioprofessionnelles, l’effectif Cadres est identique, celui des ETAM progresse de 11 salariés et celui des Ouvriers diminue de 8 salariés.

En parallèle, le nombre moyen d’intérimaires est passé de 145 à 93.
Le montant versé aux entreprises temporaires est passé de 7,215 millions d’euros à 5,428 millions d’euros.

Du côté de la pyramide des âges, 33 % de l’effectif a 49 ans et plus, 34 %% de l’effectif a entre 31 et 48 ans. L’effectif se rajeunit petit à petit.
Du point de vue de l’ancienneté, 30 % de l’effectif à entre 5 et 9 ans d’ancienneté et entre 15 et 24 ans. 19 % de l’effectif a une ancienneté de plus de 25 ans.

Côté rémunérations, l’analyse est difficile spécialement dans la catégorie EDTAM dont des regroupements ont été effectués et brouillent quelque peu les conclusions que nous pourrions en tirer.
Côté Cadres, le salaire moyen sur 13 mois a baissé de 2,64 % tant que celui de la catégorie Ouvriers a progressé de 2,11 %.

Intéressons nous également aux 10 plus grosses rémunérations.

Il ne faut pas chercher du côté des ratios techniques ou des performances industrielles. 2023 ne fut pas une année « faste » dans ce domaine.

Il ne faut pas chercher non plus du côté de l’activité, 132 000 tonnes de tuyaux réalisées en 2023 est le niveau le plus bas des 10 dernières années excepté 2020 avec la crise COVID.

Non, nous ne voyons pas ce qui justifie un tel pourcentage d’augmentation !

Une partie de l’explication réside sans dans le mercato. Les nouveaux arrivants ayant sans doute une rémunération nettement plus importante que les sortants.
Ceci étant, chacun conviendra que ça fait cher !

A la CGT, nous avons un pensée émue à l’endroit de Camille Cavallier, l’une des figures historiques tutélaires de notre entreprise qui disait :

« la valeur de commandement d’un collaborateur est fonction du temps qui peut s’écouler sans inconvénient entre un effort exceptionnel de sa part et la rémunération de cet effort. Un ouvrier qui fait un tour de force doit recevoir immédiatement une prime. S’il s’agit d’un contremaître, on peut attendre la fin du mois pour lui donner une gratification. Pour un ingénieur ordinaire, on peut attendre la fin de l’année. Quand on a affaire à un monsieur, qui a une âme de chef, il n’y a pas de limite, et son désintéressement le sert mieux que n’importe quoi ».

D’ailleurs, il ajoutais :

« j’ai toujours remarqué qu’un compte moral créditeur rapporte beaucoup plus à son titulaire d’un compte financier ».

Voici deux jolies citations à méditer pour notre « Top 10 ».
Probablement que Camille Cavallier ne reconnaîtrait plus son entreprise, ni ses mécanismes de valorisation des efforts.

Compte tenu de ces différents éléments, les élus CGT ont voté contre ce bilan social estimant qu’il aurait possible de faire mieux en matière d’emplois et d’être plus juste en matière de rémunération.

Cette application permettra aux salariés qui le souhaitent de pouvoir commander leur billetterie directement via leur smartphone. Il sera bien évidemment possible de commander sa billetterie directement à la permanence du C.S.E. comme actuellement.

En utilisant l’application, les salariés pourront bénéficier d’une de billetterie beaucoup plus étoffée avec de nombreux billets que nous n’offrons pas aujourd’hui.

Chaque salarié bénéficiera d’un identifiant et d’un code secret personnalisé afin d’effectuer ses achats en toute sécurité. Pour éviter les dérives, les achats de billets subventionnés seront limités à la composition familiale et à un seul achat par semaine par type de produit via l’application.

L’application devrait être fonctionnelle avant le 1er janvier 2025.

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