Yasmin Mogahed

« La résilience est très différente de l’indifférence. La résilience, c’est expérimenter, ressentir, échouer, souffrir, tomber… et continuer à avancer ».

La période des Vœux est un moment traditionnel, une occasion de souhaiter le meilleur aux personnes que l’on considère, que l’on apprécie, que l’on aime. C’est aussi un moment où l’on pense aux autres avant de penser à soi.

Dans le monde dans lequel on vit, où les conflits sont présents aux quatre coins de la planète, où les intérêts individuels priment sur les intérêts collectifs, où les considérations humaines sont reléguées au second ou au troisième plan, il est sans doute osé de souhaiter un monde plus juste, plus solidaire, un monde de Paix et de bien-vivre tous ensemble.

Mais comme nous sommes à la CGT, nous allons tout de même oser !

Certes, c’est un peu utopiste, nous le reconnaissons bien volontiers, mais c’est indispensable. 56 pays dans le monde sont en situation de guerre, ce qui représente plus de 1,7 milliards d’habitants plongés dans l’horreur, l’effroi et la misère. En ce début d’année, ayons une pensée pour le peuple ukrainien qui résiste toujours à la folie de Poutine.

Exprimons également notre solidarité avec la population gazaouis et plus largement au peuple palestinien, ainsi qu’avec la population israélienne victime des actes odieux des terroristes du Hamas.

L’Organisation des Nations Unis (O.N.U.) doit jouer son rôle et imposer le retour à la Paix ! Retenons que les guerres ne servent jamais les Peuples.

Cela doit passer par une augmentation des salaires, bien sûr, mais aussi par une véritable reconnaissance des compétences et des qualifications. Reconnaissance qui ne sera pas une mince affaire avec la nouvelle convention collective.

Il s’agira également d’écouter, de prendre en compte l’avis de ceux qui savent faire fonctionner les installations, nos machines ou organiser les chantiers. Ceux dont le seul intérêt est de «faire tourner la boutique»

Oui maîtriser : nos process, nos installations, notre carnet de commandes, nos prix de revient, la transmission de nos savoir-faire, nos investissements. Difficile de tout maîtriser lorsque certaines décisions sont prises par d’autres, ailleurs, bien loin de Pont à Mousson, priorisant des intérêts financiers court-termistes qui ne sont pas forcément les plus judicieux pour notre société.

Choisir vers quel chemin s’orienter pour assurer la décarbonation de nos productions.
Sur le projet global qui concerne tous les établissements, la CGT souhaite que tous les paramètres soient bien pris en compte et que les conditions financières ne soient pas le seul critère de choix.

Gardons en mémoire que les mauvais choix, nous finissons toujours par les payer «cash».

Ceux qui comptaient sur la grille des minimas hiérarchiques pour redonner de l’attractivité à nos métiers en sont pour leurs frais ! L’année 2024 devra donc être celle de la reconnaissance salariale, celle de la révision de certains cycles de travail, celle de la progression de l’amélioration des conditions de travail, de l’ergonomie des postes et celle d’une véritable évolution de la prévention primaire et de l’hygiène industrielle.

2024, sera une année remplie de nombreux défis pour notre entreprise, défis qui ne seront pas tous faciles à relever.

Bonne et heureuse année 2024 !

Depuis le 1er janvier, nous avons bien changé de Convention Collective et nous sommes tous, de gré ou de force, entrés dans le nouveau monde.

Cette date symbolique marque la liquidation des statuts professionnels dans notre entreprise.

Finis les Ouvriers, terminés les Employés, Dessinateurs, Techniciens et Agents de Maîtrise. Désormais, nous sommes cadres ou non-cadres.

Terminées les évolutions de carrière, où nous pouvions commencer P1 dans l’entreprise et finir TA.
Le « TA », Technicien d’Atelier était souvent considéré comme le « Bâton de Maréchal » d’une carrière d’ouvrier. Ce coefficient représentait un peu l’aristocratie du monde ouvrier, eh bien c’est fini maintenant.

Que dire des Employés, Dessinateurs, Techniciens et Agents de Maîtrise, qui occupaient une place particulière et respectée dans notre entreprise ?
Les voilà « déclassés », « relégués », « renvoyés » assez brutalement avec les Ouvriers, chez les « non-cadres ».

Non-cadres, quel vilain mot ! Les « têtes d’œuf » qui ont rédigé cette convention auraient pu, à minima, trouver un terme qui ne qualifie pas négativement plus de 3/4 des salariés de l’entreprise. Désormais, puisque l’indice dépendra de l’emploi occupé, la différenciation entre les salariés se fera uniquement sur la rémunération.

Pour la CGT, seule organisation syndicale représentative dans la Métallurgie à ne pas avoir signé cette nouvelle convention collective, le travail ne se résume pas qu’au salaire, fort heureusement d’ailleurs.

Certes, le salaire est important, essentiel même pour vivre.
Mais le travail c’est tout d’abord l’appartenance à un collectif humain. à la CGT, nous l’appelons : notre communauté de travail. Le travail participe aussi à donner une structure temporelle à la vie, il créé des contacts sociaux en dehors de la famille ou des amis. Le travail définit également une identité et une utilité sociale, notamment avec les statuts.
Alors dans ce nouveau monde sans relief, vous pourrez toujours compter sur la CGT pour défendre « bec et ongles » vos intérêts !

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