Edito

Pour un grand Service Public National de l’eau !

Les questions environnementales font partie des préoccupations principales de nos concitoyens et la question de la sécurisation de la ressource en eau, l’adduction d’eau est l’une des principales sources d’inquiétudes des décideurs publics.

L’année dernière, dans la 6ème puissance économique mondiale, près du centaine de communes (sur 36 000) se sont trouvées totalement sans eau, obligées d’être ravitaillées par des camions citernes. Toujours en 2022, on estime à 1 500 le nombre de communes qui ont connu des privations d’eau, soit par absence de ressource, soit à cause de fuite etc …

Cela doit nous interrogé sur la manière dont est gérée l’eau dans notre pays. La compétence « eau » est attribuée aux communes qui soit la gère directement : c’est ce que l’on appelle une régie, soit délègue sa compétence soit à un syndicat de gestion, soit à une entreprise privée (ex : Véolia, la Saur), c’est ce que l’on appelle une Délégation de Service Public (DSP).
Un autre grand principe en France est que « l’eau paie l’eau ».
Cela veut dire que les collectivités ne peuvent pas ponctionner sur le budget de l’eau pour alimenter un autre budget, mais aussi que l’on ne peut pas alimenter le budget de l’eau par un autre biais que par le prix du m3 d’eau vendu.

Cette situation explique les difficultés d’investissement dans un réseau vieillissant, pour faire simple, personne ne veut augmenter le prix de l’eau pour financer les travaux. Et le prix de l’eau, parlons-en, il est différent d’une commune à l’autre et répond à aucune logique.

Pour la CGT, l’eau est une ressource essentielle qui doit être protégée et gérer nationalement. Oui, l’eau doit entrer dans le cadre d’un grand service public national, sur le modèle d’EDF ou de GDF.
Chaque citoyen devrait avoir accès à l’eau quel que soit son lieu d’habitation et quel que soit le lieu de production d’eau potable. De plus, chaque citoyen devrait payer le m3 d’eau au même prix partout sur le territoire.

Cette gestion publique permettrait d’assurer l’accès à l’eau pour tous, des politiques d’investissements massives pour réduire les taux de fuite, mais surtout, elle permettrait de mettre l’intérêt général au cœur de la prise de décision.

Une gestion par un grand service public national de l’eau ouvrirait pour notre entreprise de véritables perspectives d’activité pour plusieurs décennies.

Scandale sanitaire aux USA …

Un article de Médiapart du 25 juin dernier relate une enquête concernant une pollution de l’eau potable de Merrimack dans le New Hampshire aux états-Unis dont une usine du Groupe Saint Gobain serait à l’origine.

D’après le journal d’Edwy Plenel, des tests ont été réalisés par les autorités en mars 2016 démontrent la présence de PFOA dans les eaux souterraines de la ville.
La PFOA ou acide perfluorooctanoïque est une substance chimique composée de fluor et de carbone est ultra toxique et était utilisée pendant longtemps par les industriels pour rendre imperméables les produits du quotidien.

Bien évidemment, le Groupe Saint Gobain dément l’utilisation de ce produit, malgré beaucoup d’éléments qui démontrent le contraire.

Toujours selon Médiapart, il semblerait que Saint Gobain ait acheté des centaines si ce n’est des milliers de livres de PFOA et aurait dissimulé l’ampleur de ses achats.
Il semblerait même que depuis les années 2000 le Groupe Saint Gobain savait que les PFOA qu’il utilisait se dispersait dans l’air au travers des cheminées de son usine de Merrimack.
L’accusation des avocats des plaignants sont particulièrement lourdes, le groupe aurait sciemment exposé les habitants de ce secteur à plus de dix fois le seuil de PFOA recommandé par l’Agence américaine de protection de l’environnement.

Bien sûr le groupe prétend avoir toujours travaillé en transparence avec les agences de régulation.

Ce scandale qui ressemble à celui de DuPont qui était fournisseur de Saint Gobain d’ailleurs, fait quand même un peu tâche dans la « Green Stratégie » du Groupe.

Toujours d’après Médiapart et les autorités du New Hampshire, seulement 76 des 658 systèmes de filtration fournis par Saint Gobain sont effectifs.
En attendant, livre l’entreprise des millions de litres d’eau en bidons de 22 litres aux habitants de Merrimack.

1 500 plaignants dans une action de groupe, des millions de dollars potentiels d’indemnisation des victimes, malgré d’excellents résultats financiers, l’entreprise s’est déclarée partiellement en faillite aux Etats-Unis.

C’est souvent comme cela avec les Grands Groupes, ils n’assument pas leur responsabilité !

Faits marquants et résultats économiques :

Ces informations pouvant être utilisées par nos concurrents, elles ne sont disponibles uniquement sur la version papier.

Un C.S.E. en bonne santé !

En bref …

Activité Partielle et Rémunération : comment ça marche ?

La Loi prévoit une indemnisation à hauteur de 60 % du salaire brut pour l’ensemble des heures chômées, ce qui représente environ 72 % du salaire net.
La Direction des Ressources Humaines a décidé de « faire un geste » en portant l’indemnisation à 80 % du salaire net.

Il n’y aura pas de maintien des éléments qui sont considérés comme des remboursements de frais : indemnité de repas et de transport.

Il n’y aura pas d’impact sur les éléments à caractère annuel : Prime de vacances, Prime annuelle et spéciale annuelle ainsi que la 13ème mensualité.

Les droits d’acquisition des Congés Payés sont maintenus.

En cas d’arrêt maladie durant la période d’activité partielle, l’indemnisation est calculée à hauteur de la rémunération perçue dans le cadre de l’activité partielle (hors longue maladie et prévoyance).

Sur ce point la CGT n’a pas la même interprétation des textes que la D.R.H., notamment du fait que notre convention collective prévoit le maintien du net en cas de maladie moins le montant de la CSG et de la CRDS.

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