Edito
Vous n’avez pas honte de vous ?
Une fois n’est pas coutume, l’édito du mois actuel sera « un coup de gueule », un « mini carton rouge » adressé sans restriction à ceux qui ont organisé la Fête du Travail du 06 juin prochain.
La Fête du Travail, ce n’est pas rien à Saint Gobain PAM. C’est un moment particulier qui vient marquer 40 ans de travail et pour la plupart des salariés, 40 ans d’ancienneté dans notre entreprise.
La Fête du Travail symbolise ni plus ni moins qu’une vie de travail et d’efforts, souvent dans des conditions difficiles avec des bons et ses mauvais moments.
La Fête du travail c’est aussi une tradition, au début de la cérémonie, le « Grand Chef » de Saint Gobain PAM fait son entrée accompagné du Préfet et du PDG de Saint Gobain, en général au son de la « Marche Lorraine ». A l’issue de la remise des médailles, un bon repas est servi aux convives et à leurs invités (oui les médaillés pouvaient inviter un collègue). Le repas étant aussi arrosé de bons vins, pas toujours servis avec modération, comme François Rabelais le préconisait.
Après le repas, les compagnes étaient invitées à rejoindre les médaillés pour la sortie organisée, tantôt au zoo d’Amnéville, dans un château ou le choix se portait vers d’autres sites touristiques de proximité.
Une fois la visite terminée, tout ce beau monde retournait à la salle des fêtes pour un repas animé par un groupe musical.
Seulement voilà, la perte de savoir-faire ne touche malheureusement pas que le personnel de production.
En effet, a priori, pour l’édition 2023 de la Fête du Travail, c’est un peu comme au Casino : « rien ne va plus ! » D’abord, la cérémonie est organisée en plein milieu du voyage des 40 ans offert aux salariés par les C.S.E., de fait les salariés participant audit voyage ne pourront pas être présents.
Ensuite, et c’est le plus grave, la sortie de cette année consistera à une visite de l’Usine de PAM ou de la Fonderie ! De qui se moque-t-on franchement ?
Il semblerait que le petit groupe d’organisateurs, pour qui, à coup sûr, une visite d’usine s’apparenterait à un remake de Koh Lanta ou de « rendez-vous en terre inconnue », ait remporté la queue du Mickey, « le concours Lépine de la connerie » en quelque sorte !
Ou plus inquiétant encore, peut-être se sont-ils dits simplement : « que cette visite était bien bonne pour les petites gens concernés ». Il est vrai qu’une fois que l’on a offert une tablette de chocolat pour les 150 ans de l’entreprise, on peut presque tout se permettre.
Cependant, une cérémonie telle que la Fête du Travail qui représente la reconnaissance d’une vie de labeur et d’engagement vaut mieux que cette forme de manque de respect, de mépris provocateur, de bêtise crasse, d’affront !
La palme revenant sans conteste au type tout en haut de la pyramide qui a validé un truc pareil en pensant que ça allait passer crème !
À trois semaines de l’évènement, il est urgent de faire un brainstorming, de renverser la table et de proposer une sortie digne de ce nom, un peu plus en phase avec ce que symbolise cette cérémonie.
À toutes fins utiles, la visite de Saint François à Pont à Mousson ou de la Résidence Ambroise Croizat de Blénod ne sont pas des options envisageables !
Perspectives d’activité à la rentrée …
Le ralentissement actuel à la 6 mètres qui va se poursuivre jusqu’aux congés interpelle à juste titre les salariés.
Effectivement, s’agit-il d’un phénomène conjoncturel comme l’indique la direction, ou le « mal » est-il plus profond et donc plus durable ?
Le ralentissement actuel est mis en œuvre pour limiter le niveau des stocks en petits et moyens diamètres qui est déjà conséquent. C’est une mesure prudente pour éviter les « surstocks » et les « surcoûts » liés à la reprise des tuyaux lorsqu’ils sont restés trop longtemps sur le parc.
Outre le fait que ce ralentissement va entraîner une baisse drastique du nombre d’intérimaires dans notre établissement, un « gel » des embauches CDI, un poste à la 6 mètres et deux postes aux Grands Diamètres, n’est pas un format permettant d’atteindre les objectifs en matière de performances économiques.
L’équilibre économique de l’Usine de PAM se situe aux alentours de 300 000 tonnes au trou de coulée, une production à 2 postes à la 6 mètres et à minima à un poste aux Grands Diamètres, l’idéal étant deux postes.
À ce titre, la CGT a demandé à la direction qu’elle détaille et explicite les conséquences de la marche à un poste 6 mètres sur le prix de revient et le coût métal.
On entend beaucoup de choses concernant les raisons de cette baisse d’activité.
Certains prétendent que nous aurions perdu des parts de marché face au plastique, bien moins cher. D’autres expliquent que certaines commandes sont acquises, mais la production n’est pas lancée afin d’attendre les éventuelles mesures commerciales et ne pas ajuster le prix en cours de production. La vérité se situe certainement entre les deux.
La CGT pour sa part, avait alerté dès la fin de l’année dernière concernant une probable baisse d’activité sur le marché français compte tenu des faibles moyens des collectivités et de l’explosion des coûts de l’énergie.
Lorsque l’on est contraint de fermer la piscine parce que l’on n’arrive pas à payer la facture de chauffage, il est fort peu probable qu’on ne se lance dans le renouvellement du réseau d’eau !
Alors quelle activité au second semestre ? Il y aurait trois scénarios envisagés :
L’un avec une activité identique (1 poste 6 m, 2 GDN), un scénario plus optimiste (2 postes 6 m, 2 GDN) et un scénario noir (1 poste 6 m, 1 GDN).
Il est sans doute un peu tôt pour mesurer exactement quelle sera l’activité en septembre, nous y verrons plus clair au C.S.E de juin et sans doute à celui de juillet.
Faits marquants du mois d’avril et prix de revient :
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Au royaume des aveugles, les borgnes sont rois !
À l’occasion du point santé sécurité de l’Usine de Pont à Mousson nous avons eu le plaisir de retrouver le « pays d’Amélie Poulain » avec son usine où tout va bien !
En matière d’accidents du travail, si l’on compare le premier trimestre 2022 et 2023, nous constatons 8 accidents supplémentaires mais des taux de fréquences à 0.
Ce « petit miracle » est obtenu grâce aux « saintes écritures », une bible en quelque sorte : le guide des lésions Saint Gobain.
En effet, un accident passé par les « fourches caudines » du guide des lésions se transforme quasi à chaque fois en évènement qui n’entraîne pas de TF1 ou TF2 mais du TF3.
D’ailleurs, nous sommes à peu près sûr qu’en utilisant intelligemment le guide en question, nous pouvons avoir un accident mortel et ne pas déclencher un TF1 ou un TF2.
Alors certes, grâce à guide, tout le monde compte ou triche de la même manière dans le Groupe, mais concrètement sur le terrain, pour les salariés concernés, est-ce que la situation s’améliore ?
Nous avons bien compris que l’amélioration de la situation des salariés n’était pas l’objet du guide des lésions, mais c’est la question qui nous intéresse.
Pour la CGT, une attention particulière doit être portée aux intérimaires, notamment lors de l’accueil sur les postes de travail mais aussi au cours des changements de postes, y compris avec les salariés CDI. Par ailleurs, les situations à risque et les marches dégradées doivent être mieux appréhendées et faire l’objet de communications spécifiques.
L’hygiène industrielle doit aussi être intégrer en adoptant une démarche novatrice sur les agents chimiques dangereux ou les cancérogènes mutagènes et repro-toxiques pour lesquels rien, ou pas grand-chose n’a été fait.
L’ergonomie des postes de travail doit faire l’objet d’actions concrètes pour bon nombre de postes opérationnels. À cet effet, la CGT a demandé qu’un alternant avec un profil d’ergonome soit recruté afin d’avancer plus vite sur ces questions.
En bref :
C’est qui qu’est pas venu ?
Samedi 13 mai se déroulait les « PAM day Alternant » à la salle des fêtes de Saint Gobain PAM. Quèsaquo « PAM day alternant » nous direz-vous ? Pour faire simple un forum des métiers dans le but de recruter des alternants.
Cette initiative regroupe le staff RH de Saint Gobain PAM, d’autres salariés, des écoles pour présenter aux étudiants les différents métiers de notre belle entreprise.
Cette année nous aurions dû accueillir une « hôte de marque », Madame Carole Grandjean, ni plus ni moins que la Ministre déléguée de l’enseignement et de la formation professionnelle.
La Garde Républicaine n’étant pas disponible pour accueillir comme il se devait la Ministre, la CGT avait décidé de se dévouer avec des dispositifs sonores portatifs (casseroles, sifflets, cor de chasse etc …).
Cette délicate attention n’a pas été du goût de la Ministre, accessoirement fossoyeuse de l’enseignement professionnel, qui a annulé sa venue la veille, en fin d’après-midi officiellement pour ne pas perturber l’évènement.
Dommage pour les militants CGT qui avaient révisé leurs classiques et s’étaient entrainés à faire de la musique avec des casseroles, ce qui objectivement, n’est pas une chose aisée.
Mais effectivement, c’est mieux ainsi, du moins tant que la réforme des retraites n’est pas abrogée, les membres du gouvernement ne sont pas les bienvenus à l’Usine de Pont à Mousson.







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