Édito :
Le bon sens, c’est de tout arrêter les 07 et 08 mars !
L’exercice était facile et pas très risqué ! Effectivement, mardi dernier, le président de la République a enfilé sa blouse blanche et est allé célébrer la France qui se lève tôt au marché de Rungis.
L’exercice est connu, ce n’est ni le premier ni le dernier à utiliser ce subterfuge. Ce n’est que de la «comm», en plein mouvement social, notre président est sorti de son silence pour parler du bon sens.
L’argument éculé ne convaincra personne.
Une majorité de Français refuse de « travailler un peu plus » comme il le dit. Ici, à PAM, nous savons bien que ce n’est pas par paresse. « Un peu plus », c’est juste trop !
« Un peu plus » de 5×8, de 4×8 ou de 3×8, c’est trop !
« Un peu plus » de nuits, c’est trop !
« Un peu plus » de gestes ou de postures pénibles, c’est trop !
Fournir des efforts, toujours plus d’efforts, souvent avec moins de moyens, c’est bien le quotidien de milliers de travailleurs et ce n’est pas différent à dans nos établissements.
La réforme des retraites canalise les colères accumulées.
L’opinion publique ne s’y trompe pas. Les salariés ont bien conscience que la formule « travailler plus » profite d’abord et surtout aux plus riches, à ceux que nous désignons, à la CGT, comme les détenteurs du capital.
Les salariés entendent les propositions alternatives pour financer le système de retraite et ont bien compris qu’il y avait d’autres solutions que de travailler deux ans de plus.
Le bon sens serait d’écouter le Monde du Travail.
Parler de leurs conditions de travail, des moyens dont disposent les salariés pour bien effectuer leur travail, de leurs rémunérations.
Ce sont bien les salariés qui créent la richesse.
S’il faut le prouver, les salariés, unis en sont capables : Pas de travail, pas de production, pas de profs, pas de cours, pas d’administration, pas de services, pas de caissières, pas de ventes, pas de routiers, pas de livraisons, pas de cheminots, pas de trains, pas d’infirmières, pas de soins et pas d’ouvriers dans nos usines, pas de tuyaux, pas de raccords, pas de voirie, pas de robinetterie.
C’est ce que la CGT vous propose dans le cadre d’une large intersyndicale : mettre le pays à l’arrêt, mettre la Meurthe et Moselle à l’arrêt les 07 et 08 mars prochains pour vraiment se faire entendre et que la seule décision de bon sens soit adoptée : le retrait de la réforme !
Point Santé / Sécurité :
Le traditionnel « point santé / sécurité » s’est déroulé lors du dernier C.S.E., ce qui fut l’occasion de faire le bilan de l’année 2022 et d’entrevoir quelques perspectives pour 2023.
Le suivi des taux de fréquence :
Le TF2 de notre établissement s’établit à 3,97 en 2022 pour un objectif de 7,5.
Sur 12 mois glissants, le TF2 du personnel SG PAM est de 4,17 alors qu’il est de 8,36 pour les intérimaires. Cela démontre que nous avons encore de gros efforts à réaliser en matière d’accueil et de formation. Cependant, cet indicateur est à relativiser puisque 99 % des intérimaires sont des ouvriers et donc plus susceptibles de se blesser que sur d’autres postes moins exposés.
Le TF2 de la Centrif est de 8,2 ; celui de la maintenance 6,4 ; les autres secteurs sont à 0.
Merci le référentiel Saint Gobain qui permet certaines largesses avec les statistiques.
Alors certes oui, le référentiel permet une comparaison à l’intérieur de Saint Gobain, mais ne correspond pas à grand-chose en matière de statistiques ni même de tendre à une quelconque progression !
C’est un thermomètre qui minore la température, 26 accidents de plus qu’en 2021 et nous arrivons à un taux de fréquence moins important.
À priori, depuis 2022, nous maitrisons vraiment le référentiel Saint Gobain puisque nous constatons une explosion des accidents non liés au travail.
Notre taux de fréquence réel se situe autour de 19 pour une moyenne de 16 dans la Métallurgie.
Déploiement d’une campagne de prévention santé du Groupe Saint Gobain :
Dans le but de contribuer au bien-être physique et émotionnel des salariés, le groupe Saint Gobain va déployer au cours de l’année 2023 une campagne de prévention santé.
- Ce programme sera séquencé au cours de l’année :
- De janvier à Mars : les troubles musculosquelettiques (TMS).
- D’avril à juin : les risques psychosociaux (RPS).
- De septembre à Octobre : les cancers.
La CGT a demandé qu’à la place de l’opération de communication du groupe, animée par des intervenants du GAN, un véritable travail de fond soit mené.
Ainsi, la CGT a demandé des études ergonomiques sur les postes opérationnels. La CGT a également proposé de s’appuyer sur l’expertise du Service Médical afin d’animer des formations sur la nutrition ou encore le sommeil avec notamment une remise en place de la micro sieste.
Plan d’action bocage 6 mètres :
Le responsable de la coulée 6 mètres est venu présenter un nouveau plan d’actions dans le but de faire baisser durablement le taux de bocages de la Ligne 6 mètres.
Un constat pas très flatteur :
Les résultats en matière de bocages sont assez catastrophiques et plus particulièrement en Moyens Diamètres où, au mois de janvier, quasiment un tuyau sur cinq était rebut !
Bien évidemment, les résultats fluctuent et il est constaté des rafales de bocages à plusieurs reprises et pas que sur les gammes sensibles.
Comment s’en sortir :
Une boucle de réaction est en train d’être structurée afin de faire un point régulier sur la question des bocages. Des check-lists et des routines ont également été mises en place afin de fiabiliser le process.
Bref rien de nouveau sous le soleil, rien n’a été inventé.
Pour la CGT, la question centrale est de savoir à quel moment nous avons « perdu le fil » ? En effet, échanger entre les équipes, faire des réunions « qualité » ou encore ne pas mettre n’importe quels paramètres sur la machine, c’est un peu la base de notre métier.
Bien sûr, il y a de nouvelles gammes à apprivoiser, mais depuis le temps que l’usine de Brebach est arrêtée, nous devrions vraiment être à un autre niveau.
Face à ce constat pas très flatteur, nous pouvons nous rendre compte que la spécialisation à vraiment fait du mal en matière de savoir-faire. Rigueur et professionnalisme sont sans doute les clés pour se sortir de cette mauvaise passe !
La fin des N.A.O. :
Après trois réunions de négociations, la Direction et les Organisations Syndicales représentatives n’ont pas trouvé d’accord concernant les augmentations de salaire. Voici la Décision Unilatérale de l’Employeur (DUE) qui s’appliquera :
Augmentation générale :
– 3,5 % au 1er janvier 2023.
– 1,6 % au 1er juillet 2023.
Prime de vacances :
1 400 € au 1er juin pour le personnel non-cadre.
Augmentation individuelle non cadre :
Une enveloppe de 0,3 % d’augmentation individuelle sera appliquée au 1er septembre 2023.
Participation mutuelle :
à partir du 1er janvier 2023, la participation employeur à la mutuelle passera de 60 à 65 %.
Dates de paie :
Dans le cadre du changement de logiciel de paie, le Groupe a décidé d’harmoniser et d’avancer les dates de valeur sur les comptes bancaires.
Le planning de versement pour 2023 :
Mois Date de valeur
Janvier 26/01/2023
Février 24/02/2023
Mars 24/03/2023
Avril 26/04/2023
Mai 26/05/2023
Juin 26/06/2023
Juillet 26/07/2023
Août 27/08/2023
Septembre 26/09/2023
Octobre 26/10/2023
Novembre 24/11/2023
Décembre 22/12/2023
En bref :
Une déclaration :
Lors du dernier C.S.E., le syndicat Force Ouvrière a fait une déclaration concernant des contrevérités qui auraient été véhiculées, plus exactement colportées à l’endroit de ses représentants. Parmi les allégations en question figure celle consistant à dire et à redire que les délégués FO « sont racistes ».
FO a clairement désigné la CFTC comme étant l’organisation qui colportait ces calomnies, ces vilenies pas très chrétiennes du reste.
La CGT ne peut qu’exprimer sa solidarité avec les délégués mis en cause par des accusations fallacieuses. Les délégués CGT ont bénéficié également il y a peu de temps, de leurs lots de fausses accusations, pas forcément proférées par la CFTC de PAM. Parfois les outrageurs sont outragés !
Malheureusement, le constat est toujours le même, Beaumarchais avait raison lorsqu’il disait « calomniez, calomniez, il en restera toujours quelque chose ».
Ces manières de faire sont aux antipodes des valeurs et des méthodes du syndicalisme promu par la CGT.
À quelques mois des élections professionnelles l’ambiance se tend et nous pouvons parier, sans grand risque, que les mensonges, les calomnies, la médiocrité, parfois l’infamie vont monter crescendo. spectacle pathétique et bien triste image pour les équipes !
La CGT, pour sa part, défendra son bilan, ses propositions et continuera à promouvoir ce qu’elle considère comme essentiel : l’intérêt des salariés.







Laisser un commentaire