Face à une inflation galopante atteignant des niveaux rarement connus au cours de ces dernières années, la CGT a sollicité par courrier la Direction des Ressources Humaines de Saint Gobain PAM-Canalisation afin que des mesures soient prises pour garantir le pouvoir d’achat des salariés. À l’issue d’une réunion des Délégués Syndicaux Centraux, la Direction Générale a formulé un certain nombre de propositions.

Attribution d’une Prime de Partage de la Valeur :

Par décision unilatérale, la Direction Générale décide d’attribuer une Prime de Partage de la Valeur. Cette prime sera versée sur la paie d’octobre selon les conditions suivantes :

  • Une prime de 800 € pour les salariés dont la rémunération brute est inférieure à deux fois le SMIC mensuel brut (3 357,90 €).
  • Une prime de 600 € pour les salariés dont la rémunération brute est comprise entre deux et trois fois le SMIC (entre 3 357,91 € et 5 036,95 €).
  • Pas de prime pour les salariés dont la rémunération dépasse trois fois le SMIC.

À noter que la Prime de Partage de la Valeur a été instituée par la Loi du 16 août 2022, elle peut être attribuée aux salariés soit par voie d’accord ou par décision unilatérale de l’employeur.
La loi prévoit une exonération totale des cotisations sociales et d’impôt jusqu’à 3 000 € de prime si les salariés qui en bénéficient ont une rémunération brute inférieure à trois fois le SMIC et même jusqu’à 6 000 € si un accord d’intéressement est signé dans l’entreprise.

Pour la CGT, une prime à hauteur de 1 000 € aurait été un peu plus en phase avec les aspirations des salariés et surtout aurait permis de réellement compenser la perte de pouvoir d’achat avérée des salariés.

Pour la CGT, cette prime restera ce qu’elle est : « une bouffée d’oxygène ponctuelle » pour des salariés souvent « pris à la gorge » par l’augmentation des prix des produits de première nécessité, de l’électricité, du gaz, du carburant, des loyer etc…, mais elle ne règlera pas le problème de fond. Seule une réelle augmentation des salaires permettrait aux salariés de faire face chaque mois à une inflation durable.

Vivre dignement de son travail, participer au financement solidaire de la Sécurité Sociale au travers des cotisations sociales restent des revendications qui figurent au cœur des préoccupations de la CGT.

Revalorisation des Heures Supplémentaires :

La CGT qui avait obtenu l’attribution du prime de 50 € pour chaque poste supplémentaire effectué et revendiquait l’augmentation de cette prime afin qu’elle soit portée à 80 € ainsi que l’ouverture d’une négociation dans le but de pérenniser ce dispositif dans le temps.

La Direction des Ressources Humaines s’est dite favorable à l’ouverture d’une négociation pour pérenniser le dispositif tout en revalorisant le montant de la prime en question.

Valorisation du Travail de Nuit :

Différentes études le prouvent, le travail de nuit fait perdre en moyenne 7 ans d’espérance de vie par rapport au travail non-posté. De plus, le travail de nuit génère une usure prématurée de l’organisme qui n’est absolument pas prise en considération par rapport aux autres cycles.

La CGT a revendiqué, lorsque cela était possible la suppression du travail de nuit.

Aujourd’hui, les heures de nuit sont revalorisées uniquement de 11 %, ce qui n’est pas assez. De plus, depuis que les paniers de nuit ont été transformés en indemnités de repas, le travail de nuit a encore été dévalorisé.

La CGT a revendiqué une revalorisation substantielle de la majoration afin que les contraintes liées au travail de nuit soient indemnisées à leur juste valeur.

La direction des Ressources Humaines a indiqué qu’elle était favorable à l’ouverture d’une négociation afin de revaloriser notablement l’indemnisation du travail de nuit.

Salaire d’accueil et valorisation des compétences :

Face aux difficultés de recrutement, notamment en maintenance et afin d’attirer de nouveaux talents, les R.H. de site ont tendance, à juste titre, à rehausser les salaires d’accueil.

Quelques exemples récents nous démontrent que les derniers techniciens embauchés bénéficient en moyenne d’une rémunération mensuelle de 2400 euros. Ce montant de rémunération est légitime, en tenant bien évidement compte du contexte du marché de l’emploi et des compétences demandées aux salariés recrutés. Néanmoins, à compétences égales, voire supérieures, certains salariés CDI de notre entreprise sont fortement décalés financièrement par rapport aux salaires proposés aux nouveaux embauchés.

Le syndicat CGT a donc demandé qu’une négociation spécifique soit engagée afin de conclure un accord d’entreprise qui permettrait de définir clairement les niveaux de rémunération des nouveaux embauchés et de valoriser financièrement les compétences acquises dans l’entreprise, grâce à un dispositif de rattrapage progressif des écarts et des décalages constatés. Pour la CGT, ces différences restent significatives et créent un clivage qui pèse sur le climat social, rend l’intégration plus difficile et occasionne des départs subis et de réelles pertes de compétences.

La direction a déclaré qu’elle n’était pas forcément favorable à l’ouverture d’une négociation sur le sujet. Cependant, celle-ci a indiqué qu’elle était d’accord pour mettre rapidement en place un système de rattrapage qui devrait déboucher sur une revalorisation des rémunérations d’un certain nombre de salariés, notamment dans les métiers le plus en tension dans le cadre d’augmentations individuelles.

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