Partenariat ? Joint-Venture avec un acteur exotique ? Cession ?
On ne sait pas où on va !

Un CCE extraordinaire a eu lieu le 12 février 2019 à Saint-Gobain Pam, l’ordre du jour de cette réunion concernait deux sujets : la réorganisation de Saint-Gobain Pam et un point d’étape sur le projet d’avenir.
Sur la réorganisation en cours de finalisation, nous avons déjà tout dit, il n’y pas donc pas grand-chose à ajouter. Sur le second point concernant le suivi du projet d’avenir, globalement nous sommes dans les objectifs visés même si les résultats ne se mesurent pas encore « en espèces sonnantes et trébuchantes ».
Sujet beaucoup plus préoccupant pour la CGT, la direction a informé les membres du CCE de l’intention du groupe Saint-Gobain d’accélérer les choses afin que la canalisation recherche d’autres partenaires. Somme toute, une cession de l’activité canalisation pourrait intervenir plus rapidement qu’initialement prévu.
Pour l’instant, rien n’est clairement défini mais l’opération semble lancée, du moins en termes de communication. La Cgt a clairement exprimé sa position sur cette stratégie qui suscite de réelles inquiétudes pour l’avenir de l’entreprise et de ses salariés. La Cgt vous tiendra les salariés régulièrement informés de l’évolution de ce dossier et mettra tout en œuvre pour défendre notre entreprise et ses emplois.
Du Groupe Saint Gobain à SG PAM des réorganisations en cascade …

Après l’annonce concernant la nouvelle organisation mise en œuvre par Saint-Gobain et la volonté du groupe d’accélérer sa démarche de cession d’actifs, qui devrait porter au moins sur 3 milliards d’euros de chiffre d’affaires avant fin 2019, le groupe, dans le cadre de cette démarche, examine actuellement un certain nombre de projets.
L’activité Canalisation et Saint-Gobain PAM sont apparemment au cœur de cette réflexion.
La recherche et la promotion d’une rentabilité toujours plus exacerbée et une communication financière ciselée, orchestrée par des spécialistes du domaine et diffusée pour rassurer les actionnaires infidèles ou volatiles ne semblent pas encore avoir porté leurs fruits.
Par ailleurs, la politique du groupe le conduit à se séparer d’activités encore rentables mais jugées insuffisamment profitables par les financiers et également à accroitre les acquisitions bien perçues, comme par exemple le groupe suisse SIKA, qui au-delà des annonces positives, n’est pas forcément une grande réussite et n’a pas vraiment impulsé un nouveau souffle à Saint Gobain.
Soucieux de sa stabilité au sein de l’exécutif du groupe, Pierre-André de Chalendar, qui n’est pas satisfait du cours de bourse, situation le fragilisant de facto en sa qualité de PDG, poursuit sa démarche offensive, notamment en renforçant sa communication financière sur mesure, focalisée sur l’accélération de certaines cessions, tout en pariant que les mots choisis et les nouvelles annonces pourront enfin déclencher l’effet escompté sur le cours de l’action.
Au-delà de la communication pourquoi pas attractive, sur le fond, nous ne pouvons que nous élever contre ce phénomène court-termiste de cessions précipitées qui pourrait éventuellement concerner Saint-Gobain PAM et s’avérer à terme mortifère pour notre entreprise.
Pour la CGT, les risques sont massifs : bradage de l’entreprise à un acteur asiatique sans scrupules, exclusivement intéressé par nos volumes et notre marque, risque d’être cédé « à la découpe » et démantelé au plus offrant uniquement par avidité financière.
La stratégie globale du groupe et sa communication financière interroge fortement la CGT !

Comment ne pas rappeler que nous sommes dans le cadre d’un projet qui demande beaucoup d’efforts et d’énergie aux équipes et qui pouvait nous laisser présager encore deux années pour réussir avec Saint-Gobain notre partenaire historique.
Nous risquons maintenant de nous retrouver sacrifiés dans un projet de cession subi, ou de « mariage forcé » avec on ne sait quel fumeux acteur peu scrupuleux, ou quel financier avide et sans limites simplement afin de de rassurer les marchés.
Cette perspective malheureuse sème le doute, l’inquiétude, le désarroi au sein des équipes qui pensaient voir poindre pourtant une légère embellie après les efforts consentis.
La CGT de son côté n’est pas opposée un partenariat mais à certaines conditions …
D’ailleurs, celui-ci existe déjà avec Saint Gobain. Saint Gobain PAM, a su démontrer en retour, au cours des cinquante dernières années, ses capacités, notamment industrielles et financières.
Certes, actuellement Saint Gobain PAM traverse une période plus compliquée que les mesures retenues dans le cadre du projet d’avenir devraient cependant corriger.

Notre entreprise dispose encore de perspectives, de marchés, de compétences, de Femmes et d’Hommes capables de relever les défis, il serait scandaleux que Saint Gobain abandonne notre société au milieu du gué !
Comment ne pas rappeler le partenariat historique entre Saint Gobain et la société Pont-à-Mousson SA qui a permis à Saint-Gobain, exsangue après une tentative d’OPA, de fusionner et de donner naissance en 1970 au groupe mondial que nous connaissons aujourd’hui grâce à la volonté et à l’apport du capital Pont-à-Mousson SA.
Dans l’hypothèse d’une trahison du groupe et d’un éventuel partenariat extérieur, la CGT exigera que le partenaire retenu s’inscrive dans un projet industriel et financier permettant de déployer les investissements et les orientations stratégiques de l’entreprise. En outre, notre société devra conserver un pouvoir décisionnel vital pour la cohésion et la pérennité de SG PAM et de l’activité.
D’ores et déjà, la CGT tient à informer la direction qu’elle mettra tout en en œuvre, qu’elle utilisera tous moyens légaux, notamment la notion de « faits préoccupants » permettant l’usage du droit d’alerte en y ajoutant y compris les plus radicaux, pour combattre tout projet qu’elle considérera comme hasardeux ou mortifère pour notre entreprise. La CGT ne laissera pas sans réagir brader les emplois ni l’avenir des salariés et de l’entreprise.
Pour la CGT, dans ce dossier, l’intérêt de Saint-Gobain PAM et de ses salariés doit prévaloir afin de poursuivre une collaboration fructueuse avec le groupe et surtout d’éviter que notre activité encore porteuse de réelles perspectives industrielles ne soit bradée pour cause de vision à court-terme qui s’avérera sans doute totalement inopérante pour le groupe.







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